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 See the world hanging upside down. / Sieg

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FRILAGEN
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MessageSujet: See the world hanging upside down. / Sieg   Dim 4 Sep - 11:03



See the world hanging
upside down.



Toi, et ta moitié de cerveau encore disponible, avez décidé qu’une fois de plus, vous n’écouteriez absolument rien des règles du camp, et que vous iriez passer la soirée ailleurs que dans le dortoir bondé des soldats. Tu as ton nécessaire de survie avec toi, à savoir quelques bières planquées dans un sac, avec autre chose d’un peu plus fort que de la bière, et que les grands chefs n’ont toujours pas trouvée, malgré les nombreuses inspections et fouilles que le dortoir a déjà subi depuis ton arrivée ici.
Tu n’es pas un ex-pirate pour rien. Et on va dire que cette bouteille, tu l’as depuis un moment. Pas depuis que tu es arrivé au camp, mais tu as déjà eu l’occasion d’aller une ou deux fois à Haaken, et c’est là-bas que tu l’as trouvée.

Les couloirs sont déserts. Ce qui rend ta visite plus suspecte encore. Bah. Au pire tu as toute une série de prétextes qui peuvent se prêter à l’occasion quant à ta présence du côté des gradés. C’est plutôt ce que tu trimbales dans ton sac qui serait beaucoup plus bizarre et difficile à justifier si jamais tu tombais sur un gradé un peu plus regardant que celui avec qui tu comptes bien jeter un sort à ces bières.
Ce serait beaucoup plus embêtant, disons, si au détour d’un couloir, tu tombais sur un des deux grands chefs, sur Lekný, ou l’un des nombreuses autres têtes pensantes du camp. Tu ne doutes pas un seul instant que Pehr Hansson serait capable de te renvoyer à Midgard pour te regarder être décapité.
Concernant Anneli Lennart, tu es un peu plus partagé, mais tu la penses tout à fait capable de te réserver un sort que peu envieraient.
Et pour ce qui est de Lekný, c’est certain qu’elle te ferait la leçon. De là à te dénoncer, tu ne sais pas, mais tu te passeras quand même volontiers des leçons de morale. Surtout que, zut, autant que tu le saches, Lekný est quand même plus jeune que toi.
D’un an, certes, mais quand même. Tu n’es pas un ex-pirate susceptible pour rien.

Et c’est tout sourire qu’en qualité d’ex-pirate et d’actuel larbin du camp Frilägen, tu frappes à la porte de Sieg, bien décidé à le déranger. C’est ta moitié de cerveau qui a le dernier mot, de toute façon.

« Ça sert à rien de faire le mort. Je sais que t’es là. Depuis le temps qu’on se connaît, je t’entends penser depuis la cour. »

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MessageSujet: Re: See the world hanging upside down. / Sieg   Mer 7 Sep - 10:00


La paperasse aura sa peau, un jour.
Sieg avait l'impression de lire les rapports, les commandes, les arrivages. Puis d'écrire les comptes-rendus, valider les demandes, et enfin trier le tout. Il avait l'impression de ne faire que ça dernièrement. Ça faisait trois jours qu'il ne sortait que pour remplir ses obligations. Dès qu'il le pouvait, il s'enfermait dans son coin pour compléter ces foutus dossiers aussi nombreux que variés. Même plus le temps d'aller piquer des trucs en cuisine, l'horreur totale pour le vert, habitué des sucreries nocturnes. Autant dire que ces trois derniers jours, il préférait ne pas trop être emmerdé. Et comme, bien évidemment, pour changer, il s'y prenait au dernier moment, bah. Il pouvait pas trop les repousser. Enfin, plus vu qu'il l'avait déjà fait au maximum.
En ce moment, il avait à peine conscience du jour et de la nuit. Tout ce qu'il attendait, c'était de finir et donner ces dossiers à qui de droit le plus vite possible pour pouvoir dormir et faire la grasse mat' qui le motivait depuis 72 heures. Et il en voyait presque le bout. Il restait par énormément à faire, au vu de la quantité déjà terminée, entassée en piles par terre, près de son bureau. Il espérait que d'ici le petit matin, période à laquelle il était quasiment sûr d'être enfin libre de son encrier pour un petit moment, aucun mouvement d'air ne viendrait éparpiller le tout, comme ça lui était déjà arrivé plus d'une fois.

Raison pour laquelle il s'est en quelque sorte figé au bruit de coups sur la porte. Peu importe la personne se trouvant là, Sieg aurait pu jurer que si elle ouvrait la porte d'un coup, le poing partirait tout seul. Que ce soit le grand chef ou une recrue - qui n'aurait d'ailleurs rien à faire dans cette partie du château.
Pas d'intrusion forcée. Donc pas un gradé, qui serait rentré sans son consentement de toute manière. Aucun problème à ignorer l'importun, Sieg s'est donc replongé dans son dossier, pas loin du dernier. C'était sans compter l'insistance de la personne.

« Ça sert à rien de faire le mort. Je sais que t’es là. Depuis le temps qu’on se connaît, je t’entends penser depuis la cour. »

Pasi. Chez les gradés. Quoi donc? Sieg avait dû louper un épisode. Ou alors il était complètement déphasé, ce qui n'était pas impossible.
Sinon. Il s'était infiltré dans le coin pour boire un coup. Et, tout bien considéré, ça pouvait être un échappatoire pas trop mal. Donc, ouvrir la porte sans geste brusque et voir l'ancien pirate debout devant lui avec un grand sourire.

« T'as intérêt à avoir une bonne raison de venir. Ou une bonne bouteille, mais une qui m'empêchera pas de bosser demain. »

Il y avait peu de chance que ce soit le cas, mais avec Pasi, tout était possible en matière d'alcool. Sieg est retourné vers ses piles de papiers pour mettre ce qu'il pouvait d'un peu lourd dessus. Il connaissait Pasi, et il était tout à fait capable de s’asseoir juste à côté en en renversant la moitié sans même le remarquer.

« Fais comme chez toi. A part le luxe de dormir seul, ma chambre est pas franchement différente de la tienne. »



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Dernière édition par Siegfried Hussondik le Ven 7 Oct - 16:43, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: See the world hanging upside down. / Sieg   Jeu 8 Sep - 12:20




Pour ce qui est de faire comme chez toi, disons simplement que tu ne vas absolument pas te gêner, parce que de toute façon – et en extrapolant bien comme il faut – tu es chez toi, puisque ta nouvelle “maison” c’est le camp. Et que, aux dernières nouvelles, tu n’en es toujours pas sorti. De toute façon, Sieg t’a ouvert sa porte et c’est tout ce que tu demandais pour ce soir. Tu n’as tout de même pas quitté le dortoir pour rien. Tu en profites, tu as la vague impression que, bientôt, il y aura vérification que tout le monde est bien au même endroit avant d’annoncer officiellement que ceux qui veulent survivre le lendemain feraient mieux de dormir.

« Bah à part qu’elle est plus petite aussi, du coup, non, ça change pas grand’chose. »

C’est vrai que du coup, c’est beaucoup plus dur de caser une centaine de personnes dans une quinzaine de mètres carrés. Peut-être un peu plus. Tu as un peu perdu cette notion-là depuis que tu n’es plus sur un bateau. Tu t’es même habitué à la hauteur sous plafond, le point positif étant que tu te prends beaucoup moins les linteaux de porte dans la tête.
Tu vas t’installer quelque part, pas trop loin du bureau où Sieg est, en théorie, censé bosser. En théorie seulement, parce que tout le monde sait qu’en théorie, tout fonctionne, mais dans la pratique c’est une autre histoire. Tu fais même attention à ses piles de paperasse diverses. Peut-être que d’ici la fin de la soirée, tu en renverseras une parce que ton sens de l’équilibre sera vaguement biaisé. Va savoir. Il n’y a pas autant de piles, d’habitude.
Tu poses ton sac, regardes ton gradé de pote.

« Tu prépares un siège pour te monter des remparts en paperasse pareils ou t’as juste la flemme d’aller chercher des recrues pour qu’elles descendent tout aux archives pendant que tu te casses la tête sur des dossiers tous neufs ? »

Si les gradés rangeaient eux-mêmes leur paperasse aux archives, ça se saurait. Quoique. C’est peut-être le cas, si les archives sont bien organisées, mais tu n’as jamais eu l’honneur de vérifier, clampin lambda notoire que tu es. Les seules responsabilités qu’on te donne… n’existent pas encore, à part celle de rester en vie mais tu devais faire avec depuis un moment, autant dire que tu n’as pas été très dépaysé quand tu as atterri au camp.
Tu sors une des bières de ton sac et la tends à Sieg avec un vague haussement d’épaules. Tu considères encore que s’il a envie de faire sa paperasse demain, il a toujours le temps de te foutre dehors et de faire son boulot de gradé en te demandant ce que tu fous hors de ton dortoir à une heure pareille, le tout avant de te coller toutes les corvées possibles et imaginables que tu pourrais faire en trois semaines en plus de l’entraînement de base que tu subis tous les jours six fois par semaine.
A moins que ce soit sept. Tu as arrêté de compter il y a un moment déjà.

« Faudrait savoir, tu veux boire ou tu veux pouvoir bosser ? Mets-toi d’accord avec toi-même, parce que j’ai pas pris que des bières et tu sais parfaitement que je suis pas du genre à rester sur du basique très longtemps. »

Tu te prends une bière et tu l’entames tranquillement, toujours installé de ton côté.

« Et sinon, à part ta paperasse, tu racontes quoi de neuf ? »

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MessageSujet: Re: See the world hanging upside down. / Sieg   Ven 7 Oct - 16:44


Une nuit à paperasser, c'est ce que Sieg avait pensé en se levant de son repos minimum et nécessaire. C'est ce qu'il avait prévu de faire, la date butoir de son rendu de dossier étant le soir suivant, et qu'il voulait le rendre en matinée, au pire dans l'après-midi, si quelque chose n'allait pas. Il aurait alors le temps nécessaire pour arranger la chose, si c'était possible, et éviter un blâme qui viendrait assurément, promotion canapé ou pas.

Sauf que cette bonne volonté, ou presque, Pasi venait de la remettre en question en ayant juste franchi le pas de sa porte. Tu parles d'une motivation sans faille de remplir ses obligations de la part du jeune gradé. Avec un soupir résigné, Sieg a plié son dossier en cours. Il faudra qu'il le recommence le lendemain s'il ne le finit pas ce soir, et ça a l'air mal parti pour être le cas. Donc le mieux est de tout ranger tant qu'il a encore les idées plutôt claires. Et il avait intérêt à ne pas trop abuser sur la bouteille avec l'ex-pirate s'il voulait avoir le temps de tout finir avant le soir suivant. Encore une fois, c'était une bataille loin d'être gagnée. Mais comme l'idée de boire avec un camarade, et surtout celui là, avait déjà bien fait son chemin, Sieg savait que c'était plié et que son boulot ne serait pas fini ce soir. Il a donc pris la bière tendue par son pote de pirate.

« Merci. Pour le siège je pense que ça tiendrait pas longtemps ce genre de remparts, tu crois pas? Et si tu veux te porter volontaire pour les amener aux archives, fais toi plaisir. J'te ferais appeler demain pour amener tout ça en bas. »

Il savait très bien que ce n'était pas la meilleure idée, loin de là, surtout si Pasi avait prévu de vraiment sortir autre chose que des bières ce soir. Mais étant donné son grade, il pouvait tout à fait demander à ce dernier de faire cette basse besogne, pendant que lui-même serait en train de se coucher, voire même déjà en plein sommeil, qui sait. Mais il ne le ferait pas, ça il en était sûr. D'ailleurs, il ne devrait même pas accepter qu'un soldat vienne dans sa chambre, encore moins avec de l'alcool et dans le but de boire ce dernier.

« Sinon, comme truc de nouveau, je suis en train de me demander si ça ne me serait pas bénéfique de te dénoncer ce soir, juste pour récupérer ta bouteille plus forte que de la bière. Mais d'un autre côté, je me dis que si tu te fais pas prendre, tu pourras en ramener d'autres par la suite. C'est un sacré dilemme, comme tu peux le voir. T'en penses quoi toi? »

Sieg, aimer taquiner les gens? C'est peu de le dire. Il essayait juste d'éviter de taquiner ceux qui le prennent mal. Et les chefs de camps. Enfin, surtout le chef. Lui, il ne sait jamais ce qu'il pense, ce qu'il va faire, ou même s'il est sur le point de décréter la mort de quelqu'un du camp. D'ailleurs, il espérait qu'aucun gradé ne passerait sa tête par la porte ce soir, sinon c'est lui qui aurait des ennuis. Pasi aussi, mais Sieg aurait dû refuser la bière, et renvoyer le soldat au dortoir avec des corvées supplémentaires. Même s'il n'est que lieutenant, il avait bien compris que faire ami-ami entre recrue/soldat et gradé n'est pas franchement la norme.
Toujours est-il que Pasi, c'est son pote de beuverie, et même son pote tout court, gradé ou pas.



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MessageSujet: Re: See the world hanging upside down. / Sieg   Mer 12 Oct - 3:33




Tu jettes un regard carrément réprobateur à Sieg. Te dénoncer ? Il n’y pense pas, quand même ! Il ne manquerait plus que ça, tiens. Même s’il a l’air de plaisanter, tu serais capable de lui en vouloir rien que pour ça, juste pour ça. Te dénoncer revient à te payer un aller simple pour Midgard, et tu te demandes si les grands chefs ne sont pas au courant de tes petites magouilles et ferment les yeux juste pour pouvoir dire qu’ils sont en sur-effectifs et qu’ils ne peuvent plus accueillir qui que ce soit d’envoyé par la royauté.
Ça t’arrache un sourire machinal et vaguement désabusé, avant que tu ne prennes une autre gorgée de ta bière. Si Sieg veut la bouteille, ceci dit, tu peux toujours la lui donner. Ce n’est pas comme si tu n’en avais aucune autre en réserve.

« J’en pense que si tu vas leur dire, je t’offre une place au premier rang pour mon exécution. Ça te fera un souvenir, et une bonne raison de jeter un sort à la bouteille que tu vas récupérer. »

Pour faire bonne mesure, tu le gratifies d’une pichenette sur la joue. Voilà. Y a pas de raison. Maintenant il va peut-être falloir que la discussion reprenne un ton plus léger, parce que tu n’es pas venu ici pour déprimer, encore moins pour faire déprimer Sieg, et on dirait que c’est mal parti. Pas de ta faute, tu diras, tu es frileux quant aux sujets Midgard, être viré du camp, et donc la dénonciation en général de tes petites habitudes de soldat fêtard. Et ce n’est pas comme si tu étais le seul à participer à ça, d’ailleurs.
Bon, d’accord, très souvent. Et très souvent, c’est aussi soit qui commences le truc. Mais soit.

« Mais bref ! De toute façon je sais que t’iras pas voir le chef, il te fait peur. A moi aussi d’ailleurs. »

Joli retournement de situation.
C’est ce qui s’appelle changer de sujet. Ou pas. Qu’est-ce que tu vas dire, maintenant ? Tu pourrais continuer sur les stocks que tu caches avec brio depuis quelques années, mais ça revient à rester sur un fond que tu n’as pas envie de mentionner.

« Sinon, je me demandais si ce serait pas une bonne idée de me ranger un peu. Va savoir. Mais plus ça va, plus ça m’énerve d’être juste un soldat à qui on refile le sale boulot. Pas que la paperasse m’attire plus que ça, mais ça a l’air d’être déjà mieux que de partager la même chambre que tout un tas d’autres parfaits abrutis de ton espèce. »

Plaît-il. Aurais-tu laissé ta bonne humeur sur le pas de la porte ? Sieg ne doit pas avoir l’habitude de te voir aussi sérieux, mais il est vrai que la condition de soldat commence sérieusement à peser sur tes épaules, pour ne pas dire qu’elle devient insupportable. Mais tu te doutes bien, aussi, que ça prendra du temps avant que les grands chefs ne changent d’avis à ton sujet.
Et tu vois déjà certains gradés ricaner méchamment.

« Et puis l’avantage c’est que t’es beaucoup plus libre de tes mouvements ! Ce qui veut dire… »

Tu adresses un sourire à Sieg et termines ta bière.

« Que personne n’en aura rien à foutre que je vienne frapper à ta porte avec de quoi finir la soirée. »

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MessageSujet: Re: See the world hanging upside down. / Sieg   Dim 30 Oct - 17:48


Le coup de la dénonciation, c'était pas franchement l'heure de gloire de Sieg. Pourtant, il avait eu l'impression de bien laisser comprendre que c'était une simple boutade. Mais il faut croire que ça n'était pas le cas, puisque son soldat préféré n'avait pas compris le côté humoristique lourd dans sa phrase. Ou peut-être que si. Sieg n'arrivait pas trop à savoir si l'ancien pirate avait saisi ou pas. De toute manière, la réflexion sur Pehr a fait faire une grimace digne des plus grands tirages de langue au lieutenant.

Evidemment qu'il en avait peur. Mais ce n'était pas une raison pour que tout le camp le sache. Et surtout pas le principal intéressé, même s'il devait certainement s'en douter. Après tout, il n'était pas chef pour rien. Et puis, si lui n'avait pas remarqué, il était presque certain que son entourage était au courant. Après, qui exactement et jusqu'où ça le desservait, Sieg n'en avait aucune idée. Et ce n'était pas le sujet du soir de toute manière, puisque jusque là il était question de dénoncer Pasi, ce qui était bien entendu hors de question. Avec qui se bourrer la gueule presque impunément et toujours sympathiquement, s'il n'était plus là? Enfin, ce n'était pas la seule raison, bien sûr, mais une sacrément importante mine de rien. Des souvenirs de  cuites carabinées avec un ex-pirate, Sieg n'avait pas envie de ne plus en créer de nouveaux, bien au contraire. Et pour ça, il fallait bien commencer à boire. Il a donc entamé sa bière tranquillement. Avant de stopper presque net, à l'écoute de ce que venait de dire le soldat.

Pasi, se ranger un peu? Le gradé se demandait s'il n'avait pas déjà trop bu pour entendre ça. Avant de se rappeler qu'une seule bière était loin d'être suffisante pour ça. Il a donc écouté plus attentivement tout en buvant, en attendant patiemment que son pote ait fini de parler, pour tout remettre en ordre dans sa tête afin de lui donner une réponse un tant soit peu sérieuse. Même si c'est loin d'être son fort.  Donc. Pasi en a marre d'être soldat, mais n'est pas non plus attiré par la paperasse. Problème pour lui, alors.


« J'aimerais bien te dire autre chose, mais même au plus bas de la chaîne des gradés, on fait principalement de la paperasse. Et on doit quand même s'entraîner et faire acte de présence, même si c'est moins que pour les soldats. Et on se fait moins engueuler qu'eux aussi. Mais quand on se fait engueuler, mieux vaut se faire petit après et pas refaire de connerie, sinon tu t'en reprends encore plus derrière. Donc, le grade c'est pas non plus une promenade de santé. L'avantage certain, c'est que, sauf exception incroyable, les corvées t'en entendras presque pas parler. Ou en tout cas, ce sera pas l'épluchage de patates ou le nettoyage des chiottes. »

C'est vrai que, depuis qu'il était lieutenant, les corvées de Sieg se résumaient à faire l'assistant des sergents instructeurs quelques fois par semaine, le plus souvent l'après-midi. Le matin était censé être utilisé pour faire la paperasse au jour le jour, pour Sieg c'était plutôt la grasse matinée. Mais laver les crasses des autres, c'était bel et bien terminé.


« L'autre avantage, c'est la chambre. T'y fais ce que tu veux, t'es tout seul, t'as moins à craindre qu'on vienne t'y voler des trucs. Et surtout, t'es moins fouillé, et quand tu l'es c'est vachement moins strict. Et puis, il me semble que celle juste à côté de la mienne est libre, imagine les soirées qu'on passerait si t'étais dans celle là. »

Et rien qu'à cette idée, Sieg avait un grand sourire sans qu'il s'en rende vraiment compte. Et en y réfléchissant, Pasi en gradé paraissait étrange sur le moment, mais pas si décalé que ça en y pensant un peu plus. Il était là depuis un bon moment, connaissait le fonctionnement du camp, certaines de ses faiblesses vu qu'il faisait rentrer de l'alcool sans se faire prendre... Le plus dur serait de convaincre les responsables. Et bien faire comprendre à l'ex-pirate que les obligations doivent toutes être tenues pour ne pas repasser soldat définitivement.

« Et puis... Tous les soldats que t'aimes pas? Tu leur fais faire tout ce que t'as pas envie, tu leur rajoutes des corvées en prenant un prétexte débile... Faut juste pas que ce soit considéré comme abusif, mais qu'est-ce que ça fait du bien de le faire! »



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MessageSujet: Re: See the world hanging upside down. / Sieg   Jeu 3 Nov - 15:16




Sur le moment, tu ne peux pas t’empêcher de rire, et heureusement que les murs – et la porte, sympathique porte en bois massif soit dit en passant – soient épais, parce que pour ce qui est de la discrétion, c’est raté. Sieg vient juste de résumer, en plus détaillé, exactement ce que tu pensais à propos de la position de gradé, nombreux avantages et encore plus nombreux inconvénients d’une place qui t’offrirait quand même la possibilité de moins subir les décisions des autres gradés. Qui, pour l’instant, te donnent plus l’impression de profiter de leurs positions hiérarchiques pour vous en faire baver un maximum.
La première phrase qui te vient en tête avec cette vision des choses, c’est vous allez payer pour tout c’que j’ai enduré ! et tu ne cacheras pas que ça résumera probablement très bien ton état d’esprit le jour où les deux grands chefs en chef décideront de te céder des responsabilités.

Tu adresses un sourire à ton pote de conneries.

« C’est parce que t’es déjà bourré que t’es dans ma tête ou c’est parce que t’es dans ma tête que t’es déjà bourré ? Non parce que tu viens de résumer exactement ce que je pense de tout ce bazar. En plus fourni, soit, mais bon. »

Tant qu’à y être, tu reprends une bière, parce que tu ne les as pas apportées pour rien, et que tu n’as pas non plus envie de voir si ça peut se conserver à vie – concernant ce point, tu as des doutes, les biscuits marins ne tenaient déjà pas plus de trois mois, alors la bière… Tu l’entames tranquillement, en continuant de sourire. Peut-être que vous allez passer la soirée à monter des plans tordus pour accueillir les prochains petits nouveaux, et ça, que tu sois passé gradé d’ici là ou non. D’ailleurs, tiens, il faudra que tu penses à aller fouiner du côté des gradés pour savoir d’où viennent les prochaines recrues.
Tu te dis que ce ne sera ceeeeertainement pas de Midgard. Depuis qu’ils t’ont ramassé, les chefs doivent regretter d’avoir accepté les prisonniers de la capitale. Oups. Tant pis.

« Ceci dit ! Je te jure que le jour où je passe gradé, de un tu seras le premier au courant, de deux, j’vais pas m’gêner pour faire profiter quelques pauvres recrues sans défense de mes nouvelles responsabilités. »

Responsabilités.
Un bien grand mot venant de toi. Surtout après deux bières, même s’il en faut plus que ça pour que tu cesses d’être lucide. Ça doit être ça le problème avec toi. Et encore, tu n’as jamais tenté d’aller à l’entraînement après avoir pris quatre ou cinq bières juste pour voir si les gradés le remarqueraient.
Oh. Tout compte fait, non. Mauvaise idée. S’ils le remarquent, tu prendras trop cher pour que le risque de l’expérience soit rentable. Et avec ton bol habituel, ils le remarqueront.
Tu continues de siroter ta bière en ricanant.

« Tu sais, il manque un truc à ce camp. C’est une devise. Et je vois très bien écrit en gros sur le fronton de la façade “Vous allez payer pour tout ce qu’on a enduré !” Je trouve que ça résume parfaitement la notion de hiérarchie dans cet endroit. Pas toi ? »

Il ne te reste plus qu’à aller graver ça au burin sur le susdit fronton et te débarrasser des outils après si les gradés tentent une inspection en règle des dortoirs. Il faudra aussi enlever les traces de poussière de pierre de tes mains, de tes vêtements, et… Oh. Attends. Tu ne sais même pas graver la pierre. Dommage. Mais tu peux toujours le faire dans du bois. Sauf que tu n’as pas non plus de pièce de bois suffisamment grande pour faire ça.
Et que personne ne t’aidera à l’accrocher sur le fronton.

« Tu crois que y a pire qu’ici ? »

Parce que si ça se trouve, toutes les rumeurs se trompent et tu as atterri dans le pire endroit du monde.

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MessageSujet: Re: See the world hanging upside down. / Sieg   Jeu 1 Déc - 6:16


Un Pasi qui rigole, ça faisait souvent rire Sieg. Surtout quand il est d'humeur joyeuse à la base. Donc, l'entendre rire à l'instant, forcément, ça fait aussi rigoler le gradé. D'extérieur, ils devaient ressembler à deux gamins qui sont fiers de la connerie qu'ils viennent juste de faire, et Sieg espérait juste que personne ne passe dans le couloir au même moment, même s'il y avait peu de risques. Les murs du bâtiment avaient beau être épais, en étant à côté de la porte on pouvait distinguer les bruits sans trop de problèmes. Enfin, si personne ne s'était encore montré, c'est qu'il n'y avait personne dans les parages, donc qu'ils étaient tranquilles. Et tant mieux, parce que Sieg avait bien envie de passer la soirée tranquille avec son pote de pirate, maintenant, en commençant par finir la bière qu'il avait entamée.

... Avant de repartir à rire un coup, en imaginant Pasi maltraiter les recrues qu'il n'aime pas. Et presque rien que pour ça, Sieg avait envie que son ami passe lieutenant, comme lui. Bon, d'accord, ça et les soirées qu'ils pourraient faire en toute impunité, sans avoir à se cacher ou à concocter des plans pour se bourrer sans se faire prendre. Sieg se faisait de plus en plus à l'idée d'un Pasi responsable.

« Tu garderas en mémoire que j'suis plus une recrue hein, donc si t'as besoin d'un truc chiant, même si j't'aime bien tu m'oublieras sur le coup, si possible. »

Oui, bon, un coup de main de temps en temps pourquoi pas, mais le reste les recrues, voire même les soldats, sont aussi là pour ça. Et puis, Sieg a déjà du mal sur certains dossiers, alors aider sur ceux des autres... Sans compter qu'il est toujours limite sur ses propres délais. Donc il ne serait pas franchement d'une grande aide, en y réfléchissant un peu.

« Pour la devise, je serais plus parti sur du "Vous savez pas où aller ni quoi faire de votre vie? Venez, on accepte les cas sociaux! ". Ou un mélange entre les deux, ce serait vraiment représentatif du truc. »

Quoique... A ce qu'il avait entendu comme bruit de couloir, les haut-gradés se tâteraient à fermer le camp aux recrues un moment. En même temps, à récupérer tous les débiles du coin, pas étonnant qu'ils aient peur que le camp parte un peu en vrille s'il y en avait trop. Sans compter ceux qui sont totalement inutiles, ceux qui arrivent à se barrer après avoir été formés... Enfin, ça, ce n'était pas le souci du lieutenant, loin de là même.

« Sinon ouais, j'suis sûr qu'y a pire qu'ici. Y a quand même un camp qui vit dans le nord, dans le grand froid. T'imagines, te lever en grelottant tous les matins? Même l'alcool tiendrait pas assez chaud, j'suis sûr. Ou pour qu'il y arrive, on devrait mourir juste après à cause de la quantité ingérée. Tu sais, comme l'autre poche à la taverne, l'autre fois, qui s'est étouffé devant tout le monde. Et puis au moins, ici on est nourris et logés, ce qui est déjà pas mal quand tu compares à certains civils ou aux nomades. Non? »

Et sur ces belles paroles, Sieg reprend une bière. Parce que du coup, maintenant il a soif, et il ne pense plus du tout à la paperasse qu'il doit finir pour demain après-midi.

« Et j'espère que t'as encore du stock, les bières vont pas tarder à être finies. »



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MessageSujet: Re: See the world hanging upside down. / Sieg   Lun 26 Déc - 12:59




Tiens, et en parlant des bières, pendant que Sieg y est.
Tu jettes un vague coup d’œil au stock – un bien grand mot – que tu as ramené, et tu réponds à ton ami par un vague haussement d’épaules.

« Je suis au désespoir de t’apprendre, que… Nan, il nous restera pas de quoi tenir encore une heure. Te connaissant, je dirais même qu’elles en ont plutôt pour une vingtaine de minutes à tout casser. »

Ça ce serait plutôt te connaissant toi, mais tu ne peux pas résister à l’envie de taquiner un peu Siegfried. Ce n’est pas tous les jours que tu peux taquiner un gradé sans t’en prendre plein la figure la seconde d’après. Avec Sieg, ce sont souvent des menaces en l’air. Quand vous êtes devant d’autres gradés, tu agis quasiment normalement, pour la simple et bonne raison que tu ne veux pas le forcer à te filer des corvées, dûment méritées, pour ne pas avoir à justifier de plein d’écarts au règlement devant les grands chefs.
Ce serait vraiment la cerise sur le gâteau, et ni lui ni toi n’avez besoin de ça. Tu finis ta bière et regardes dans le sac. Ce sont les deux dernières. Après, si Sieg veut continuer l’aventure, il va être obligé d’accepter de prendre de l’autre truc que tu as ramené, et là, il dira du même coup adieu à sa matinée de travail présumée pour demain. Dommage.
Tu tends une des deux bières à ton pote de gradé.

« Tiens, profite, parce que c’est la dernière. Après va falloir que tu admettes que ça ne sert à rien de bosser demain matin si tu veux qu’on reste encore un peu à raconter des conneries. Et j’espère que t’as des verres, parce que j’ai toujours pas réussi à en piquer dans les cuisines. »

Tu hausses les épaules.

« Bon, on va dire que j’ai encore jamais essayé ça, non plus, je crois que je tiens encore suffisamment à ma vie pour pas tenter un coup pareil. »

Tu pourrais les faire toi-même, les verres, si tu rapportais de Huginn autre chose que des espèces de grosses échardes en pin maritime dans lesquelles tu tailles des choses de la taille d’une pièce d’échiquier. Tu n’as jamais essayé sur plus grand. Ou, en tout cas, pas sur radicalement plus grand. Tu te dis que tu devrais peut-être offrir une figurine à l’effigie d’Anneli Lennart à Sieg. Juste pour l’embêter.
Tu ranges l’idée dans un coin de ta tête d’ex-pirate un peu con sur les bords et tu entames ta dernière bière avant les choses sérieuses, si Sieg est d’accord. Seulement si Sieg est d’accord. S’il tient vraiment à sa matinée de boulot, tu te contenteras d’envahir un peu plus son espace vital pour le regarder bosser sur sa paperasse, mais sans boire. Parce que quitte à faire des vraies conneries, tu préfères les faire accompagné. C’est plus drôle. Et en même temps, un peu plus responsable. A ceci près qu’en général, vous finissez tous les deux complètement ivres. Lui plus vite que toi, remarque.

« Tiens, d’ailleurs, toi qui es dans les secrets de l’ennemi… »

L’ennemi ce sont les gradés, et tu fricotes actuellement avec l’un d’entre eux. Triste à admettre, mais l’idée t’arrache quand même un sourire.

« Ils préparent des trucs en ce moment ? J’ai l’impression que les grands chefs sont plus agités que d’habitude. Il se passerait pas quelque chose, hmm ? »

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MessageSujet: Re: See the world hanging upside down. / Sieg   Jeu 9 Fév - 18:48


Plus qu'une bière et après, c'est l'alcool fort. Un oeil sur la paperasse restante, un oeil sur la bouteille déjà bien entamée qu'il a en main... Avant de la finir et de prendre le dernier contenant de houblon que lui tend l'ex-pirate. Oui, quand le lieutenant a soif, il a soif. Et tant pis pour les rapports, il les terminera demain matin, en décuvant. Et au pire, il pourrait demander un peu d'aide à un autre gradé. Pas forcément ce qui est le mieux vu, mais c'est toujours mieux que ne pas rendre tous les dossiers à temps.

« Une vingtaine de minutes? Depuis quand tu bois aussi lentement toi, pour penser que ces malheureuses deux dernière bouteilles tiendront autant de temps? »

Ça sentait définitivement très mauvais pour les dossiers. Parti comme c'était, tout ce que Sieg allait faire était finir par être totalement sâoul avec son soldat de pote. Parce qu'autant la bière, il en fallait un certain nombre pour lui faire perdre pied, que vu son état de fatigue, dès que ça taperait plus fort - ce qui risquait de ne pas tarder - il ne lui faudrait pas grand chose pour devenir totalement con.

« J'admets officiellement que bosser demain matin sera totalement inutile, et de toute manière impossible. Et vu le temps que je peux passer dans les cuisines, tu penses que j'en aurais pas profité pour récupérer un ou deux verres? Enfin, pour qui me prends-tu cher ami, je ne suis pas du tout le genre de personne à ne pas profiter d'occasions du genre. »

Sieg devait en effet avoir quelques verres, assiettes et couverts dans sa chambre. Il faut dire qu'en se rendant régulièrement au temple de la nourriture, l'inverse serait plus étonnant qu'autre chose. Mais c'est vrai que c'est le cas uniquement depuis qu'il a sa propre chambre et un accès simplifié au-dit temple. Et puis, il n'a pas trop à craindre de se faire prendre, du coup. Il connaît à peu près le planning des cuisiniers, ce qui est bien plus confortable pour aller chiper des trucs.

« Tu sais, je suis pas vraiment dans les petits papiers des chefs, donc ils me mettent pas au courant de tout ce qu'il se passe dans le camp. Après, c'est vrai qu'ils ont l'air un peu plus préoccupé que d'habitude. Mais te dire pourquoi, j'en sais absolument rien. Et si ça nous concerne, ils nous le diront certainement eux-mêmes le moment venu. Et s'ils en parlent pas, c'est qu'on a rien à voir dans l'histoire. »

C'est vrai que, pour le moment, à part remplir des rapports et assister voire suppléer certains entraînements de recrues, Sieg n'avait pas grand chose à voir dans les décisions du camp, si ce n'est quand on lui demande des informations précises sur les rangs des Frilägens.

« Sinon, une question plus sérieuse que les décisions du camp... Y a un truc que tu vas devoir me dire un jour. Comment tu fais pour toujours avoir de l'alcool sur toi sans jamais te faire prendre? Déjà de une, toujours en avoir à disposition alors que t'es le plus gros buveur que je connaisse ici. A ce que je sache, on a pas de distillerie dans ce château. »




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MessageSujet: Re: See the world hanging upside down. / Sieg   Sam 11 Fév - 5:43




Tu as du mal à ne pas pouffer de rire quand Sieg t’affirme qu’il n’est absolument pas dans les petits papiers des chefs. Là, tu as un peu de mal à y croire. Pas que tu sois au courant de tout ce qu’il se passe dans ce camp, loin de là, mais tu as très bien remarqué, comme beaucoup d’autres sûrement, les échanges de regard qu’il y a habituellement entre ton pote de gradé et la deuxième chef en chef, principalement lors des repas. Alors, que Sieg ne soit pas dans les petits papiers de Pehr Hansson, ça, tu veux bien le croire – personne ne doit être dans ses petits papiers à lui, de toute façon, il fait peur à tout le monde – mais qu’il ne soit pas dans ceux d’Anneli Lennart, tu en doutes fortement.
Tu vas définitivement lui offrir une figurine à l’effigie du bras-droit du camp. Ou pas, tu ne vas pas lui offrir. Tu vas simplement l’abandonner sur le rebord de sa fenêtre, ou devant sa porte, l’air de rien, et attendre qu’il découvre l’auteur du cadeau. Ou tu lui envoies depuis Huginn. Il y aura la marque du service de courrier de la ville, et ensuite il n’aura plus qu’à faire le rapprochement entre ta dernière sortie dans la ville et l’arrivée de ce cadeau inopiné.

L’idée te plaît de plus en plus. Tu vas vraiment la faire cette figurine. Et c’est donc avec un grand sourire collé sur le visage que tu finis tranquillement ta dernière bière. C’est triste que ce soit la dernière, quand même. Mais vu que tu as amené autre chose, et que Sieg a enfin consenti à avouer que bosser ne lui servira à rien demain matin, tu es sûr que cette bière ne sera pas ta dernière consommation de la soirée.
Et en plus, il a des verres. Vraiment, Sieg et toi formez un sacré duo. A sa question, tu ricanes légèrement et laisses un petit silence s’installer. Pause dramatique.

Finalement, tu hausses les épaules en attrapant la bouteille dans ton sac pour la tendre à Sieg, histoire qu’il soit vraiment sûr de vouloir te suivre dans cette énième connerie.

« Le plus gros buveur que tu connaisses ? Sérieusement ? Eh ben heureusement que t’as pas vécu à Skuld, hein ! Parce que déjà que tu finis bourré plus vite que moi, si je te dis qu’en plus certains me battent largement là-bas, toi, tu feras jamais long feu. »

Tu aurais presque l’air vexé, à ceci près qu’il y a une très nette petite lueur d’amusement qui danse dans tes yeux.

« Et puis, merci, quand même ! Je te bats peut-être à plates coutures quand il s’agit de jeux à boire ou d’être toujours debout à la fin de la soirée, mais je ne suis pas non plus un pochtron. J’ai pas tout le temps envie de boire, et je sais entretenir un stock et le faire durer, figure-toi. »

Pour ce qui est de la suite, tu dois bien avouer que tu n’en as aucune idée, en témoigne le fait que tu hausses encore les épaules en levant les mains à leur hauteur avant de les laisser retomber sur tes jambes.

« Honnêtement, à un moment je me suis demandé si les grands chefs n’étaient pas au courant et laissaient faire pour une raison quelconque. Et après je me suis souvenu que c’est absolument pas le genre de Hansson, il désespère limite de savoir qu’il y a ici des abrutis à entraîner. »

Tu ricanes doucement. Tu as trouvé mieux. Beaucoup mieux. Tu profiteras de la prochaine soirée pour glisser ni vu ni connu une figurine d’Anneli Lennart dans la poche de Sieg, quand il sera beaucoup plus saoul que toi, de manière à ce qu’il ait un minimum de souvenirs et qu’il ne se penche pas directement sur la question : mais d’où vient cette foutue figurine ? Et d’ici que vous planifiiez la prochaine soirée, tu as le temps de la faire, cette petite figurine.

« Le tout c’est d’avoir des contacts. Tu sais, il y a plein d’endroits sympas où acheter de l’alcool à Huginn. L’astuce c’est de ne jamais ramener plus d’une ou deux bouteilles à la fois, et de les planquer sous autre chose pour qu’elles passent inaperçues. Y a d’autres astuces, mais là, si tu vends la mèche, je m’en fous je prends le premier bateau en partance pour nulle part sans même te  laisser une bière ! »

Et puis tu laisses aussi Sieg faire le service, y a pas de raison.

« Et comme je suis pas le seul à faire ça, on finit rapidement avec un stock très honorable pour les soirées qu’on organise. »

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MessageSujet: Re: See the world hanging upside down. / Sieg   Dim 12 Mar - 16:11


Sieg savait bien que Pasi n'était certainement pas le plus gros buveur de tous les temps, surtout au niveau des populations un peu en marge comme les pirates. Mais de tous ceux qu'il connaissait plutôt bien, que ça plaise au soldat ou non le résultat est bien celui-là, c'était lui qui tenait le mieux. Bien loin devant le lieutenant lui-même, qui trouvait pourtant tenir pas trop mal, jusqu'à ce qu'il se rende compte que Pasi avait plusieurs verres d'avance sur lui à chaque soirée. Depuis, Sieg fait beaucoup moins le malin. Ce qui ne l'empêche pas de prendre la bouteille que lui tend le pirate. Un bon vieux rhum, histoire de ne pas changer les habitudes. A croire que ça allait devenir leur boisson signature, vu le nombre de soirées qu'ils ont passées à s'abreuver exclusivement de ce liquide directement venu du ciel. Une bouteille comme celle là ne se refuse sous aucun prétexte, et encore moins quand ils sont quasiment certains de ne pas se faire prendre ou déranger par un quelconque camarade qui traînerait là où il ne devrait pas.

« D'ailleurs, en parlant de stock. J'ai besoin de ton expertise pour pouvoir en plaquer un peu plus dans cette pièce que ce qui est possible actuellement. Et j'parle d'une planque un minimum sécurisée, histoire que le premier qui vienne fouiner dans le coin pense pas à regarder là ou ne sache pas comment faire pour avoir accès aux trésors. T'aurais pas des idées par hasard ? »

Et oui, une bouteille à cacher, ça va. Deux ça commence à pouvoir se remarquer plus ou moins facilement. Mais plus, c'est tout bonnement impossible dans cette chambre, en l'état. Trop d'endroits visibles ou évidents pour y cacher des trucs, que ce soient des bouteilles ou autres choses. Et s'il y avait ne serait-ce qu'un moyen de pouvoir arranger la situation, Sieg était persuadé que Pasi saurait quoi faire.

« Mais... Plusieurs à le faire ? C'est à dire que dans l'absolu, on a un vrai trafic d'alcool dans ce château alors. Imagine si on peut tirer ça à notre avantage ? Genre, on arrive à en planquer une quantité bien raisonnable, on fait discrètement passer le mot en disant qu'on revend des bouteilles, et on se fait une marge dessus. Et pour pas se faire choper on pourrait développer des techniques, j'suis sûr que ça se trouve. »

Oui, bon, Sieg s'emballait un peu et c'étaient surtout des paroles en l'air, mais plus il y pensait et plus il se disait que c'était plus que faisable. Voire peut-être même déjà fait par certains, mais dans ce cas il n'était pas au courant.

« Avoue que ce serait quand même vachement plus pratique d'avoir un « magasin sous-terrain » au château plutôt que de devoir faire un tour à Huginn à chaque fois qu'on a envie de boire un coup qui impliquera que plus qu'une bouteille sera descendue. Et vachement plus rentable, aussi. En passant. Pas sûr que ce soit un détail insignifiant ça, aussi. »

Parce que, avouons-le, en bas de la chaîne les Fri sont loin d'être payés comme des rois. Alors un peu d'argent de poche en plus, Sieg n'allait pas cracher dessus, au contraire. Tout en continuant à réfléchir à cette idée pas si en l'air que ça, Sieg sert les deux zouaves en rhum avant de prendre une lampée de son verre en posant la bouteille par terre – loin de sa paperasse pas terminée.



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MessageSujet: Re: See the world hanging upside down. / Sieg   Jeu 16 Mar - 15:44




Tu regardes Sieg, à moitié blasé, avant de boire ton verre d’un trait, et de te remettre à regarder Sieg d’un air blasé. Tu n’attends pas vraiment de réaction, tu fais ça surtout pour l’embêter, et aussi pour ne pas lui éclater de rire à la figure. Ce n’est pourtant pas l’envie qui manque, et tu finis quand même par avoir un grand sourire stupide collé sur la figure. Tu te dis que ton cher pote le gradé va avoir besoin de quelques cours de logistique élémentaire pour savoir comment monter un plan potable qui ne prenne pas l’eau comme une vieille coque de noix lancée sur un océan un poil trop agité.
Tu te demanderais presque comment il a pu devenir gradé avec des notions logistiques aussi bancales, mais tu ne te poses pas la question très longtemps – si tu te la poses – parce que la réponse a un nom qui commence par A et qui finit par un T, avec un L majuscule au milieu, quelque chose comme ça. Accessoirement, la réponse a aussi un poste haut placé dans la hiérarchie du camp, et elle ne doit pas spécialement s’intéresser aux aptitudes logistiques de Sieg quand il s’agit de revérifier ses compétences.

C’est foutu. Tu te marres. Heureusement que ton verre est vide, parce que sinon, tu l’aurais renversé, tu t’es presque cassé la figure en arrière tellement tu rigoles. Il va vraiment falloir que tu arrêtes de cogiter sur tout ce que Lennart a loupé avec Sieg et vice versa. Tu pars dans un bon fou-rire qui ne se calme qu’au bout de cinq minutes, quelque chose comme ça, et tu n’oses pas regarder Sieg dans les yeux après parce que tu sais que tu vas te remettre à rire aussitôt si tu le fais.
Ce serait con. Ce serait très, très con. Alors tu te contentes de te lever et de contourner les piles de paperasse qui traînent pour accéder à son armoire. Dans le processus, tu manques même de renverser une des piles en question et de t’étaler au sol. Tu te rattrapes de justesse.

« Oups. »

Tu n’es pourtant pas bourré – pas encore, et tu as de la marge. Mais tu dois bien avouer que ton fou-rire t’a laissé un peu plus désorienté que tu ne l’aurais pensé. Et les piles de papiers qui recouvrent la quasi-totalité de la chambre – en exagérant bien – ne permettent pas vraiment de se déplacer librement – toujours en exagérant bien. Tu finis par atteindre l’armoire, et tu cognes doucement sur le bois avec la jointure de ton index. Ça a l’air d’être du pin. En tout cas, elle sent la sève de pin.
Et la cire d’abeille.
Un grand classique quand il s’agit de protéger le bois. Elle est plutôt grande, cette armoire. Tu ne te gênes absolument pas pour l’ouvrir et inspecter le fond. La profondeur fait un peu plus que ton avant-bras. Tu regardes la hauteur allouée entre le fond de l’armoire qui touche le sol et celui qui sert d’étagère pour ranger d’éventuels trucs divers et variés plus en bazar qu’autre chose. Elle est pas mal, cette armoire. Pin massif. Porte à double battant. Et elle est suffisamment bien placée dans la pièce pour qu’un, voire deux double-fonds passent totalement inaperçu.

Fort heureusement ton inspection de l’armoire t’a fait oublier les restes de ton fou-rire inopiné et tu peux de nouveau regarder ton ami dans les yeux sans te marrer dans la seconde. Tu désignes l’armoire du pouce.

« J’peux te faire au moins un double-fond là-dedans. Bon, faudra une bonne excuse pour que je vienne bosser dans ta chambre avec des morceaux de bois et plein d’outils, mais y a suffisamment de profondeur pour caser un double fond qui supporterait une rangée de bouteilles sur une seule épaisseur en vertical, et un autre qui fasse plus coffre sous l’étagère qui est tout en bas. Doit y avoir quelque chose comme, je sais pas, une bonne soixantaine de centimètres, c’est classique avec ces vieilles armoires. Si ça se trouve, elle a déjà un double-fond et on en sait que dalle parce qu’on est trop cons pour chercher. »

Ce serait le cas que ça ne t’étonnerait même pas, tiens. Tu reviens vers ta place et tu attrapes la bouteille de rhum au passage pour te resservir un verre. Maintenant que vous l’avez ouverte, cette bouteille, il va falloir la finir, parce que tu ne pourras pas la planquer très longtemps. Et encore moins chez Sieg.

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MessageSujet: Re: See the world hanging upside down. / Sieg   Dim 23 Avr - 15:03


Et un fou rire de la part du pirate. Pourquoi, Sieg se le demandait quand même un peu. Parce que le Pasi était bien loin d'avoir atteint son nombre de verres requis pour être ne serait-ce que pompette. Il avait certainement dû dire une grosse connerie dans son idée de l'instant. Mais comme il avait pas forcément envie de réfléchir au pourquoi du comment à ce moment précis et juste boire un coup, il a bu son verre d'une traite. Avec une grimace à la fin. C'est que ça tape quand même un quasi cul-sec de rhum. Surtout au niveau de la gorge, qu'il est obligé de racler pour ne pas tousser. Et perdre un poil de sa dignité, en même temps. Histoire de la regagner un tantinet, le lieutenant se ressert le même verre. Histoire de.

Par contre, là où il a bien moins fait le malin c'est quand son pote de conneries s'est dangereusement retrouvé non loin de certaines de ses piles de papiers, et de manquer d'en retourner une ou deux sur le chemin. Là il aurait vraiment pas rigolé, et la soirée aurait été écourtée bien comme il faut. Parce que finir en vitesse les dossiers manquants le lendemain était encore faisable. Les finir et en plus ranger ceux éparpillés partout, beaucoup moins. Voire pas du tout. Son coeur s'est presque arrêté de battre un court instant en voyant la catastrophe arriver, et il s'est levé par réflexe pour rejoindre le pirate aussi vite qu'il l'a pu pour contrer au maximum, en cas de chute.

« Franchement, j't'aurais frappé si c'était tombé. Faux-frère ou pas. Espèce de pirate. »

Sieg a quand même laissé son ami regarder l'armoire de sa chambre, histoire d'avoir l'avis d'un oeil plus ou moins expert en la matière. Et pas matière de menuiserie, plutôt de contrebandier. Il l'a donc tranquillement vu tapoter le bois, mesurer comme il le pouvait certains coins, et estimer ce qu'il pouvait en faire.

« Si tu savais comme j'aurais aimé te voir en tant que vrai pirate. Juste par grosse curiosité tu vois. Rien que pour mesurer une armoire je crois pas t'avoir déjà vu aussi concentré. En tout cas pas au château. »

Un Pasi en pirate, autrement dit autrement qu'en loque et potentiellement intéressé par ce qu'il faisait, Sieg aurait payé cher pour voir ça. Dommage qu'il ne l'ait pas connu à cette époque.

« Sinon, pour trouver une excuse ça devrait pouvoir se faire. A réfléchir, mais pas ce soir. J'ai plus envie de boire, et de boire vite. T'es partant aussi je suppose? »

De toute manière, Sieg pensait que le soldat avait l'air plutôt pas mal parti pour bien vouloir l'accompagner pour régler son compte à la bouteille de rhum qui patientait sagement au pied du lit.

« Plutôt concours de cul-sec ou plus lentement mais en continu? Histoire d'être en pleine forme demain, évidemment. »



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MessageSujet: Re: See the world hanging upside down. / Sieg   Jeu 27 Avr - 14:36


Est-ce que tu es partant ?
Bien sûr, que tu es partant, d’autant plus si finir la bouteille que tu as ramenée est en jeu – tu ne comptes pas laisser Sieg marcher sur tes plates-bandes, et vu qu’il t’a déjà assigné au titre du plus gros buveur qu’il connaisse, tu ferais mieux d’honorer ta position et de continuer d’entretenir ta réputation d’invétéré fêtard et irresponsable soldat envoyé par la couronne, ce qui a probablement le don d’agacer les grands chefs qui doivent amèrement regretter de t’avoir accepté dans leurs rangs. Voyons, Pasi… Tu ne fais même pas un effort, et tu bois ton verre, tranquillement, mais sans faire de pause.
Bien sûr que tu es partant pour te foutre un peu plus de la gueule de la première promotion canapé du camp, qui, accessoirement, est ton meilleur ami et la personne avec laquelle tu as fait le plus de conneries quand vous étiez deux pauvres petites recrues bazardées au milieu du reste. Admettons.

Même à cette époque, tu avais déjà plus d’expérience que Sieg. Tu ricanes doucement en regardant ton gradé de pote. Voyons voir, tu as, quoi, un verre d’avance sur lui ? Il est temps d’équilibrer la balance, autrement, le jeu n’en vaudra pas la chandelle.
Tu attrapes la bouteille et tu fais signe à Sieg de te tendre son verre.

« Tiens, déjà, reviens à la bonne dose, qu’on parte tous les deux sur la même base. Non mais des fois, resquilleur. »

Tu gardes ton petit rictus moqueur et tu attends patiemment que Sieg ait bu son verre avant d’avoir l’idée de vous resservir tous les deux. Hors de question que l’un de vous parte désavantagé – même si, au final, c’est quand même le cas puisque Sieg finit toujours bourré plus vite que toi. Mais c’est un détail : vous partez avec le même nombre de verres, et c’est ça qui compte.
Tant qu’à faire, tu continues de te moquer un peu de lui.

« Si on fait cul-sec à chaque fois je vais te perdre en moins de cinq  secondes ! Nan, quitte à ce qu’aucun de nous deux ne fasse quoi que ce soit demain matin, on va y aller tranquillement. Enfin. Plus ou moins tranquillement. »

Tu dis ça surtout pour toi. Et tu hausses vaguement les épaules.

« Sinon… p’têtre qu’on vivra suffisamment longtemps pour monter sur un bateau, un jour. Va savoir. De toute façon, si un jour les grands chefs ont l’idée d’affréter un navire pour une raison quelconque en rapport avec le camp, ils pourront pas partir sans moi. Y en a pas un qu’est foutu de faire un nœud de huit, dans cet endroit ! Si on les envoie à la mer, je leur donne pas cinq minutes avant qu’ils ne reviennent parce qu’ils auront pas su manœuvrer les voiles. »

Il ne manquerait vraiment plus que ça, tiens, que les grands chefs en chef décident, un jour, que partir explorer le monde sur un bateau, c’est sympa, et décident de ne pas t’emmener. De ce que tu te souviens – et ta mémoire est encore bonne de ce côté-là – tu as été le seul de ton équipage à être envoyé chez les Frilägen. Les autres ont choisi les Rakennus, parce que c’est là-bas qu’on a le moins de risques d’être emmerdés par la royauté – soyons honnêtes. Mais te les geler douze mois par an, ce n’est pas ta tasse de thé.
Alors, moins pire que les Raiksos, il y avait les Frilägen. Encore heureux qu’on t’ait laissé choisir. Tu remplis ton verre pour la troisième fois.

« Bon… A la connerie, alors ? »

Disons ça. A la connerie.
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