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 The more, the merrier. / Elain

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FRILAGEN
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MessageSujet: The more, the merrier. / Elain   Mer 28 Sep - 12:39



The more, the merrier



Toi, ainsi qu’un petit groupe de cinq ou six autres personnes, avez été spécialement missionnés pour aller jusqu’à Huginn. Ou, tout simplement, on ne vous voulait pas dans les pattes de la hiérarchie, alors on vous a trouvé une occupation quelconque, en tout cas, c’est comme ça que tu vois les choses à chaque fois qu’un gradé te tend le sempiternel petit papier qui dit « bah tiens, j’ai une idée, tu vas aller là-bas. »
Tu ne leur en veux pas. Au contraire ! cette escapade, bien que surveillée par quelqu’un d’un peu plus responsable que toi, est pour l’ex-pirate que tu es une occasion rêvée de faire ton stock de spiritueux et autres choses normalement interdites dans les dortoirs, même si les grands chefs n’ont jamais réussi à mettre la main sur tout ce que tu pouvais rapporter. Tu te dis qu’ils s’en foutent, à la limite, puisqu’ils continuent de t’envoyer à l’extérieur du camp. Si encore ils t’envoyaient en rase campagne, paumé au milieu de nulle part. Mais même pas. C’est vers la ville qu’ils t’envoient. Et même si Huginn n’est pas un chef-lieu de marins, tu sais très bien où trouver ce que tu cherches.
Tu as eu le temps de trouver les bons endroits.

Ce que tu comprends encore moins, ceci dit, c’est pourquoi une recrue est avec vous. Des soldats, encore, à la limite, pourquoi pas, même si vous n’êtes que le deuxième échelon de la hiérarchie. Mais une recrue ? La question se pose. Tu la poseras à Sieg dès que tu auras le temps, tiens. Il serait temps qu’il serve à quelque chose d’autre qu’à la paperasse, celui-là.
Remarque, ça aurait pu être pire.
En fait, non, ça n’aurait pas pu être pire.
Quoique, attends, c’est qui, déjà, la recrue avec vous ? Ah. C’est Elain. Là, tu hésites. Est-ce que ça aurait pu être mieux, ou est-ce que ça aurait pu être pire ? Elain ne t’apprécie pas. Tu ne peux pas dire que tu l’apprécies beaucoup plus, mais disons que tu aimes beaucoup, énormément, un peu trop peut-être, la taquiner et parfois même lui refiler le boulot que tu ne veux pas faire.
C’est bien à ça que te servaient les recrues sur ton bateau, pourquoi changer de bonnes vieilles habitudes ? On se le demande.

« Allez, fais pas la tête ! »

C’est bien à Elain que tu t’adresses. C’est vrai, quoi. Elle a toute la vie devant elle, cette gosse, et tout ce qu’elle trouve à faire, c’est la tronche. Elle pourrait s’amuser, un peu. Tu trouves sincèrement que ça ne lui ferait pas de mal, mais tu n’as jamais vraiment réussir à lui faire comprendre clairement la chose. Ou alors peut-être qu’elle ne veut tout simplement pas faire la fête.
Tu te retournes un peu vers elle, tout sourire. Toi, cette balade, ça t’enchante. D’autant que vous avez jusqu’au surlendemain soir pour repartir de Huginn, sachant que vous n’y serez pas avant un petit moment, même si vous êtes à cheval. Vous êtes partis hier, vous y serez sans doute demain. L’occasion de rêve. Tu vas avoir le temps de faire tout ce que tu as prévu, au moins. Ça te prend rarement des heures.

« Tu pourrais sourire un peu de temps en temps, ça t’irait mieux. Tu vas finir par vieillir avant l’heure à continuer de faire la tête comme ça. »

Et pour faire bonne mesure, tu ralentis l’allure de ton cheval pour revenir à sa hauteur et lui ébouriffer les cheveux. Que ça lui plaise ou non, tu t’en fous.

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FRILAGEN
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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Jeu 29 Sep - 4:15



The more, the merrier








Enfin, une mission à l'extérieur.
Elain n'était pas sortie souvent du camp depuis son arrivée, si ce n'était rarement. On ne laissait les recrues sortirent qu'en de rares cas, et il était plutôt rare qu'on les envoie en mission. Non seulement elle faisait partie d'un petit groupe de sortie, mais en plus, c'était pour une mission. La jeune fille n'avait envie que d'une chose : prouver à ceux qui lui avaient fait confiance en lui attribuant cette mission, qu'ils n'avaient pas à le regretter. Elle savait que puisqu'elle faisait partie du voyage, la mission n'était pas d'une importance capitale. Mais c'était tout à fait normal, puisqu'elle n'avait pas encore fait ses preuves.

Ce fut avec un pincement au coeur qu'elle avait du laisser Rico, son meilleur ami, dans sa chambre. Le petit lemming s'était roulé en boule, assoupi, quand elle avait ouvert la porte, prête à partir, jetant un oeil à la pièce et au petit animal une dernière fois. Et même si elle était maintenant plus qu'engagée dans la route vers Huginn, à cheval, en compagnie des autres, elle ne pouvait se résoudre à arrêter de penser à la petite bête. Elle ne s'en séparait qu'en de rares fois, mais elle savait que c'était ce qu'il y avait de mieux pour lui...

Une voix familière s'éleva en sa direction, la tirant de ses pensées pour la réintroduire dans la réalité. Une voix familière mais fortement désagréable, si ce n'était insupportable.
Pasi. Ou l'abruti de service.
Elle se demandait comment ça se faisait que cet homme était devenu soldat alors qu'il n'avait pas l'air d'être fait pour l'être. Il était le parfait contre exemple de ce que devait faire un Frilagen, et cela la mettait souvent en rogne. Combien de fois l'avait-elle entendu faire la fête avec d'autres soldats et recrues, troublant totalement son paisible sommeil ? Combien de fois lui avait-il refilé son travail, comme si c'était son travail d'être sa subordonnée alors que c'était bel et bien à lui de faire le boulot ?! Et comment se faisait-il que personne ne lui avait encore fait la remarque parmi les supérieurs ?!

Elle l'ignora soigneusement en continuant de regarder devant elle, cependant elle le voyait bien ralentir l'allure juste pour s'approcher d'elle, avec ce grand sourire imperturbable. Toujours avec cette absence de sérieux dont il faisait preuve avec brio, il posa une main sur sa tête, et lui ébouriffa les cheveux. Elle lâcha un grognement agacée tout en tirant son cheval par la bride, et l'animal se décala d'un cran. Elle ne put s'empêcher de serrer les dents, tout en répliquant :

-Tu pourrais faire preuve de sérieux de temps en temps, ça t'irait mieux. Au moins, ça te donnerait un air intelligent.

Une de ses mains lâcha un instant la bride, pour réajuster les quelques mèches écarlates de ses cheveux, qui ne ressemblaient plus à rien à cause du passage de l'ouragan Kjell.

-Tu n'as rien de mieux à faire ?

Elle l'invitait à lui ficher la paix, un peu. La question relevait de la rhétorique, mais elle se doutait bien que cela n'arriverait pas jusque sa cervelle. Ou alors il allait tout simplement ignorer ses dires et continuer son petit jeu, ce qui l'agaçait à l'avance. Et pour couronner le tout, il la forçait à parler pour ne rien dire, ce qui était exactement ce qu'elle évitait de faire à son habitude.
Il avait vraiment tout pour la mettre en colère.
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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Ven 30 Sep - 9:11




Le fait qu’Elain réplique te plaît beaucoup. Tu aimes cet esprit combattif chez elle, et tu ne peux pas lui reprocher d’être opiniâtre et de ne pas avoir peur d’écraser les pieds des autres quand on marche sur les siens. Quand tu y repenses, tu te dis qu’elle aurait fait un bon marin, et surtout un bon pirate, rien qu’avec cette capacité à répondre à un supérieur hiérarchique – même si dire qu’un soldat est le supérieur hiérarchique d’une recrue, c’est vite dit, rien ne change vraiment à part qu’on considère que ce n’est plus la peine de tenir la main toute la sainte journée pour que tu te bouges.
Un bref éclat de rire t’échappe, et tu croises machinalement les bras contre l’encolure de ton cheval en regardant Elain, tout sourire. L’air intelligent, toi ? Pourquoi, pour quoi, sérieusement ? Tu n’en as aucune idée.

« Boarf, ça va à personne d’être sérieux ! »

Et tu ne dis pas ça juste parce que le grand-chef en chef te fait peur avec son air pince sans rire au possible et son sérieux mortifiant sur les bords. Tu es sûr qu’il cache quelque chose. Personne ne peut être aussi guindé sans aimer se foutre de la gueule des autres à l’occasion, tu en es convaincu. Mais tu ne peux pas le prouver. Alors tu gardes tes suppositions pour toi, et tu laisses ta monture revenir tranquillement à la hauteur du groupe. C’est un cheval comme les autres, qui accélère l’allure quand tu relâches la bride.
Tu continues de regarder Elain avec ton grand sourire débile sur le visage. Toi, crédible, pour quoi faire ? Crédibilité, ça rime avec débilité de toute façon.

« Par contre je suis au regret de t’apprendre qu’en l’absence d’autres occupations, non, je n’ai rien de mieux à faire. Tu m’en veux pas trop j’espère ? »

C’est ça qui est bizarre avec toi. Autant ton répertoire de jurons est particulièrement étendu, il y en a même certains que tu vas chercher loin dans ton imagination débordante d’ancien pirate, autant tu es tout à fait capable de parler comme si tu étais au milieu d’un gratin quelconque. Pour ce qui est du sarcasme, tu le manies tout aussi bien, mais jamais méchamment. Quand tu veux faire comprendre aux gens que tu les détestes, tu le dis simplement. Comme ça. Pourquoi se casser la tête, sérieusement ? Tu es la simplicité même, Pasi. Et tu es profondément pénible quand tu t’y mets, aussi.
Tu fais comme si de rien n’était, sifflotes tranquillement en regardant les alentours, comme si tu attendais une réaction d’Elain alors qu’en fait, tu t’amuses juste à jouer avec ses nerfs. Bien sûr, qu’elle va réagir. Tu as l’impression que c’est toujours ce qu’elle fait. Elle n’a pas encore appris à t’ignorer, et de toute façon, cette technique pour les enfants fonctionne très peu avec toi.

Tu sais très bien combler le vide et les silences.

« Tu pourrais m’aider à faire survivre la conversation, quand même… »

Tu fais la moue, machinalement, juste pour le plaisir de jouer un peu la comédie et de faire semblant d’en vouloir à Elain d’être aussi renfermée.
En fait, tu es juste pénible. Pénible, et monstrueusement crétin quand tu t’y mets.

« Puis pourquoi t’es toujours aussi renfermée ? Tu fais tout le temps la tronche. Jamais je t’ai vue sourire, ni même exprimer quoi que ce soit. Ah, sauf là. Là on dirait que je te tape sur les nerfs. Ça change de d’habitude, c’est pas mal. »

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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Dim 2 Oct - 14:43



The more, the merrier







Ca ne va à personne d'être sérieux.

A ce moment là, elle eut envie de soi s'écraser la tête contre un mur, soi lui écraser la tête contre un mur. Et pour le bien des Frilagen, la seconde option était la meilleure à faire. Comment pouvait-on se permettre de ne pas être sérieux, alors que l'on prenait des responsabilités en rejoignant un camp ? N'avait-il donc rien compris ? Mais elle se devait de se contenir. Parce qu'elle connaissait trop bien son jeu pour y faire attention. Elle ne devait pas y faire attention. Elle devait se concentrer sur la route.
Voilà. Sur la route.

Mais il en rajoutait, le bougre. C'était la seule chose qu'il avait à faire, pour tuer le temps. Ce qui signifiait que l'agacer faisait partie de ses passe temps, passe temps puérils et dénués de toute maturité. La rouquine du se contenir, une fois encore, ignorant le soldat, continuant de regarder devant elle, le reste du groupe, qui continuer d'avancer tranquillement en direction de Huginn. C'était tout ce qu'il y avait à faire, n'est-ce pas ? Inutile de se confondre dans des conversations sans aucune importance, de chercher quoi que soit qui soit au delà de relations strictement professionnelles.

Et même si l'envie de l'envoyer valser ailleurs la démangeait, elle préféra garder le silence, alors que l'autre essayait de la pousser à dire quelque chose. Elle ne devait pas rentrer dans son petit jeu, même si elle savait qu'elle y avait mis un pied en lui répondant, juste avant. Répondre aux provocations, c'était ce qui intéressait le plus les enfants dans son genre. Et maintenant qu'elle l'avait fait,une fois, on pouvait dire qu'il n'allait pas la lâcher avant d'être arrivée en ville, au moins. Elle regarda le paysage autour d'elle, tentant de chercher du secours auprès d'elle ne savait quoi, comme l'arrivée soudaine d'une bête, ou alors un membre du groupe qui lui dise de se taire.

Mais rien de cela n'arrivait, au grand damne d'Elain.

-Si tu faisais preuve d'un peu plus d'observation, tu remarquerais que ce n'est pas avec cette attitude que tu me feras sourire.

Elle soupira. Au fait, même si elle était en présence de quelqu'un d'autre, elle ne savait même pas si quelqu'un lui ferait sourire. Il lui était arrivé de sourire, une fois, il y avait un moment déjà, quand un Frilagen avait parlé d'animaux avec elle. Et puis, c'était tout. Dans le genre "je te tiens tu me tiens par la barbichette", elle était persuadée d'y parvenir. Et, si elle avait un sens de l'humour un peu plus poussé, elle aurait défié Pasi à ce jeu, juste pour pouvoir le gifler indéfiniment. Mais elle n'était pas aussi immature que lui. En revanche, si le destin faisait en sorte qu'il tombe de son cheval, là, elle rirait beaucoup.

-En revanche, je dirais qu'il n'est pas difficile de te faire sourire. Je dirais même qu'il en faut peu. Voir très peu. Je suis sûre que tu rirais, si je secouais un hochet devant ton visage.

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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Dim 2 Oct - 15:14




La surprise qui passe un instant sur ton visage est bientôt remplacée par un autre sourire, mais beaucoup plus sardonique. C’est qu’elle sait répondre, en plus, la bougresse ! Décidément, elle te plaît de plus en plus, et l’agacer te plaît tout autant. Tu te demandes un bref instant comment elle réagirait en apprenant que tu as été un pirate. Elle ne serait sans doute pas étonnée, mais peut-être que ça expliquerait, du moins à ses yeux, pourquoi tu n’en as autant rien à faire des responsabilités. Tu en avais déjà avant, et celles-là, personne n’avait jamais discuté la possibilité de te les laisser. Tu es parfaitement capable de gérer des choses, en plus de savoir manœuvrer un navire. Tu sais gérer un stock. Tu sais gérer une équipe. Même si ça entraîne des bleus ici et là et un joli petit lot de baffes à distribuer.
Pas sûr que les arguments réussissent à convaincre les grands chefs, ceci dit… Mais tu pourrais toujours essayer. Sauf que pour le moment, tu profites de ta position hiérarchique basse de soldat pour agrémenter ton quotidien d’une dose correcte de connerie et de fêtes, ce que tu ne pouvais pas toujours faire en tant que capitaine.
Et que tu pouvais encore moins faire dans une geôle de la capitale. Tristesse.

« Ravi de savoir que tu me considères comme un imbécile heureux, mais il me reste un minimum de dignité, quand même ! Je ne nie pas d’avoir le sourire facile, mais je ne suis plus un enfant, contrairement à toi… »

Quand on dit que tu vises directement les gens quand tu veux leur faire comprendre quelque chose. Mais le fait est que, oui, techniquement, Elain est l’enfant du groupe, puisqu’à son âge, aucune ville, aucun des trois camps, ne la considérera comme une adulte, et ça, elle ne pourra jamais dire le contraire.

« Alors, dis-moi. Qu’est-ce qu’il faudrait que je fasse pour que tu daignes enfin esquisser un sourire ? Crever ? Désolé, j’ai déjà failli le faire une bonne douzaine de fois, ça ne m’intéresse pas plus de retenter l’expérience, ne t’en déplaise. Je pourrais très bien tomber, comme ça, mais je pense que ça ennuierait surtout nos camarades de devoir s’arrêter le temps de me rafistoler parce qu’on est sur un morceau de route plutôt rocailleux. Sans compter qu’en plus, on prendrait du retard. »

Tu hausses les épaules. Elain a décidé de te prendre de haut ? Dommage pour elle, parce que tu détestes ça. Elle a décidé de continuer d’être cette petite élève trop sage et trop respectueuse des règles ? Toujours dommage pour elle, parce que tu détestes ça aussi. Si elle n’est pas prête à se détendre un peu et à arrêter d’avoir l’air aussi sérieuse, elle ferait mieux de déménager voir du côté des Rakennus, elle s’y sentirait un peu plus chez elle. Pas sûr que son lemming survive au voyage, cela étant. C’est déjà bien, tu trouves, qu’il ait survécu jusque-là, considérant l’instinct de survie de ces animaux.
Si elle voulait que tu reprennes un semblant de sérieux, on peut cependant dire qu’elle a réussi. Si tu gardes ta figure sarcastique et ton sourire un brin désabusé, le ton que tu as adopté est moins léger et moins badin. Si elle note la différence, tant mieux pour elle, sinon, tu seras fixé sur le fait qu’au final, elle n’en a sans doute strictement rien à faire des autres.

« A moins que tu tiennes toi-même à t’occuper de ça, mais là, tu permets, j’en doute fort. Je parie même que si tu avais pu, tu ne serais même pas venue. Ça m’étonne même que tu sois là, en fait, les grands chefs ont dû forcer un peu sur la bouteille avant de se dire que c’était une bonne idée que tu viennes avec nous. »

Tu ajoutes même, en marmonnant, une recrue, non mais sérieusement.



HRP : désolée j'ai pas pu résister, j'avais un grand sourire tout le long de la lecture de ton post, ce rp m'amuse tellement, on tient vraiment un truc XD
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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Lun 3 Oct - 10:44



The more, the merrier








Elle perçut un léger changement dans le ton de la voix du soldat. Oh. Le pauvre. Elle l'avait blessé. En même temps, on ne pouvait pas dire qu'il ne l'avait pas cherché. Elle se demandait d'ailleurs pourquoi il s'obstinait toujours à essayer de lui taper sur les nerfs alors qu'à chaque fois cela finissait en... Bataille ? Ce mot était bien trop grand pour définir ces espèces de semblant de conversation. Et maintenant, il osait dire qu'elle était une enfant. Techniquement, oui, elle était la plus jeune, mais cela ne la gênait nullement. Au contraire, pouvoir observer les agissements du reste du camp en attendant d'être promue soldat une fois l'âge adulte atteint était l'occasion de pouvoir mesurer le poids et les conséquences des décisions que l'on pouvait prendre.

Il continua sa tirade, partant dans des anecdotes et des suppositions diverses. Elle ne répondit pas, savourant la victoire de l'avoir un peu agacé, pour une fois. Et puis, elle pouvait dire qu'il n'était pas si bête que ça, il avait quand même pensé au suicide ou à tomber de son cheval. La recrue se contenta d'écouter ses dires, mais sans le regarder, comme si elle l'ignorait, le regard braqué sur la route. Mais même si la jeune fille avait gagné une bataille, la guerre n'était pas encore finie. L'autre continuait encore, dans le domaine des joutes verbales, ajoutant qu'elle n'avait rien à faire ici. Elle doutait de cela. Elle aurait même dit le contraire, et que c'était plutôt une erreur qu'il soit venu avec eux. A quoi servait-il, à part parler continuellement, pour ne rien dire ?

-Voilà qu'il s'adresse à sa conscience.

Elle l'avait murmuré d'un ton pensif, songeur, comme si elle ne faisait l'observation qu'à elle-même, alors que ça le visait bel et bien. Qui était le plus inutile, des deux ? C'était bien lui. Elle était persuadée qu'il ne serait pas venu s'il n'avait pas une idée derrière la tête. Ce soldat était connu pour être fourbe dans le camp, et elle se doutait bien que les boissons et autres produits interdits chez les Frilagen n'apparaissaient pas comme par magie dans ses appartements. Ce qu'il pouvait être agaçant, à faire des remarques qui pouvaient s'appliquer sur sa propre personne, et qui ne correspondaient même pas à elle.

-Au contraire, que le camp me donne la chance d'accompagner un groupe montre que je suis apte à être plus autonome. Et, à mon avis, je ne pense pas que les chefs aient les mêmes penchants que toi.

Si elle avait été un peu plus expressive que ça, elle aurait tourné la tête vers lui pour lui lancer un grand sourire, ou lui tirer la langue. Mais ce genre de réactions n'étaient pas sa tasse de thé. Si le regard du soldat ne tournait qu'autour de sa personne, il était fort peu probable qu'il perçoive la lueur à la fois d'agacement et d'amusement dans le regard de la rouquine. Elle se permit d'ajouter, juste pour se défendre, mais aussi de tenter d'encore lui taper sur les nerfs :

-Tu sais, le temps passe vite. Avec un peu de chance, tu seras encore soldat quand je le deviendrai à mon tour.

Juste pour montrer que ce n'était qu'une question de temps, avant qu'elle ne soit une adulte, au même niveau que lui, alors que lui, aurait-il évolué d'ici là ? Elle en doutait fort.

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[HRP : Ce rp est génial, j'adore ce lien ! xD]


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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Lun 3 Oct - 12:45




Tu ricanes d’autant plus, ignorant superbement les éventuels regards que les autres membres de votre groupuscule peuvent éventuellement te jeter. Elain t’agace. Au plus haut point, mais c’est ça qui te plaît. Au moins, tu sais qu’elle est autant capable de te taper sur les nerfs que tu ne martèles les siens dès que tu en as l’occasion. Le jeu promet d’être amusant, encore faut-il qu’il en vaille la chandelle. A la dernière réplique de l’adolescente, un éclat de rire bref t’échappe même.
Ton sérieux ? Il s’est vite envolé. Même si tu risques d’être assez désagréable, voire méchant, avec la jeune femme, elle pourra toujours se demander si tu es sérieux ou non à la limite. Mais tu as tôt fait de retrouver le ton léger que tu adoptes les trois quarts du temps.

« S’ils ont décidé que tu partirais avec nous aujourd’hui, ils sont bons pour me filer un grade avant la fin de l’année ! »

Ne parions pas là-dessus. Mais c’est une manière de te moquer de l’arrogance dont Elain est capable de faire preuve. Et après tout, pourquoi pas. Si les grands chefs ont accepté qu’une simple recrue à peine entraînée les suive jusqu’à Huginn, il y a moyen qu’ils finissent par réviser leur jugement à ton sujet et finissent par te promouvoir à un rang supérieur à celui de soldat. Ça promettrait, tiens.
Tu as retrouvé ton grand sourire un peu débile, celui qui te va si bien et que tu te traînes toute la journée quand l’entraînement et l’autorité de la hiérarchie que tu te prends en pleine figure n’ont pas encore eu raison de la bonne humeur dont tu es capable.
Tu gratifies Elain d’une pichenette sur la joue avant de retirer rapidement ta main, histoire que l’envie ne lui prenne pas de t’attraper le poignet pour te jeter à terre, même si tu serais tout à fait apte à résister à la pression qu’une adolescente de sa carrure pourrait infliger à tes épaules. Rien que tu n’aies pas déjà testé auparavant, de toute façon.

« Mais soit, si tu veux, on peut toujours passer le reste du voyage à jouer à ça ! Plutôt que de te voir à une place imaginaire dans une dizaine d’années, on peut remonter le temps. Comme ça, j’aurais une occasion de te montrer à quel point je suis stupide sur toute la ligne, et tu pourras me prouver une fois de plus que tu es la plus capable de nous deux. »

Tu prends un air vaguement étonné l’espace d’un instant, avant d’afficher une fausse mine désolée, toujours souriant.

« Oh, à moins que tu ne finisses par rester une recrue. Désolé ! »

Tu ne l’es pas le moins du monde. Mais Elain est de quinze ans ta cadette. Elle marchait encore à quatre pattes que tu étais déjà en train de grimper dans les haubans d’un bateau à guetter l’horizon et un éventuel navire de la Royale qui viendrait vous épingler. Elle n’était même pas encore une recrue chez les Frilägen que tu étais déjà capitaine du susdit bateau et que tu menais ton équipe, et, disons-le franchement, tu étais doué pour ça. C’est une chose que les grands chefs ne pourront pas te reprocher.
Savoir gérer une équipe.
Encore faudrait-il qu’ils te mettent à l’épreuve pour ça, ceci dit. Mais ce n’est pas ton genre d’aller les supplier pour obtenir un grade.

Même si le poids des responsabilités te forcerait très probablement à t’assagir un peu.

« Voyons voir… »

Tu fais mine de réfléchir.

« Il y a vingt ans j’étais déjà sur un bateau et toi, tu n’étais même pas de ce monde. A ton tour, vas-y, je suis curieux ! »



[HRP : tellement de possibilités ! XD et je propose qu'elle le suive pour le "surveiller" une fois qu'ils seront à Huginn /vlan/]
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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Mar 4 Oct - 8:32



The more, the merrier








A sa réplique, le soldat ria. Rira bien qui rira le dernier. A la façon dont il se comportait dés maintenant, il n'irait sûrement pas loin en grade. Mais elle doutait bien que cela ne faisait pas partie de ses objectifs. A la réplique de Pasi, Elain secoua lentement la tête. En tout cas, il avait l'air bien moins agacé qu'il y avait à peine deux minutes, ce qui signifiait que la seconde round avait commencé. Elle attendait à ce qu'il lance encore une réplique digne de sa réputation de railleur à temps plein. Mais la jeune fille ne s'était pas attendu à ce qu'il approche sa main pour lui faire une pichenette. Elle lâcha un grognement d'agacement tout en levant la main d'un geste mi menaçant, mi geste de riposte, comme l'aurait fait un animal en rogne, avant de reprendre son calme en le voyant s'écarter.

Puis, sans même qu'elle puisse émettre un avis, l'autre inventa un nouveau jeu pour passer le temps, celui de raconter une anecdote de son passé. Le genre de choses qu'elle détestait, vraiment. Si elle avait rejoint le camp Frilagen, c'était bel et bien pour avoir une nouvelle vie, pas pour se ressasser un passé auquel elle ne voulait pas faire face. Elle préféra rester stoïque plutôt que de répondre à ses répliques, ressentant un mal aise grandissant au regard de la situation. Elle caressa soigneusement de sa main la crinière du cheval. Elle aimait les chevaux, elle pensait qu'ils étaient des animaux forts intelligents. Cependant, ils avaient le don de vite ressentir le mal aise des individus qui leur montaient dessus. Même si c'était aussi un geste affectueux, les caresses étaient surtout là pour rassurer la bête et se rassurer elle-même.

-Ce n'est pas du jeu. Tu es bien plus vieux que moi.

Même si elle se demandait pourquoi il avait traîné sur un navire il y avait de cela vingt ans, le but de ce jeu n'était pas de connaître l'autre mais bel et bien de rabaisser son adversaire. Encore de la joute verbale, en gros. Mais elle ne désirait pas non plus entrer dans ce petit jeu, qu'elle estimait être un chemin dangereux à ses yeux. D'un autre côté, il était hors de question qu'il continue à se moquer d'elle, puisqu'il allait sûrement se servir du fait qu'elle reculait et ne participer pas à cette conversation... Elle soupira :

-Bien... Il y a trois ans, je vivais en me débrouillant seule. Et toi... Tu devais picoler, je suppose ?

Si sa diversion marchait, il allait sûrement encore se mettre à parler exclusivement de lui, comme ça elle pourrait esquiver la séance "confessions sur le passé".

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[HRP : Oh, ne t'inquiètes pas, c'était déjà prévu... C'est chouette que tu y aie aussi pensé ! Rorik]


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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Mer 5 Oct - 2:31




Ton sourire s’élargit considérablement face à ce que dit Elain, et cette fois-ci, c’est quelqu’un d’autre qui répond. Un de vos camarades de sortie, un autre soldat que tu ne connais pas vraiment mais à qui tu as toujours trouvé un air pragmatique, un peu trop terre-à-terre. La vie est injuste, gamine ! Eh ouais. S’il elle n’était pas déjà au courant, maintenant, elle l’est. La vie n’a jamais été juste. Sinon, tu ne serais probablement pas ici. En fait, si la vie avait un jour été juste, tu n’aurais peut-être même jamais mis les pieds sur un bateau, quand on y pense. Tu aurais pu finir tenancier d’une taverne quelconque au fin fond de Skuld et tu n’aurais jamais été plus inquiété outre mesure des approches de la Royale.
Peut-être même que ta sœur serait en vie, tiens ! Même si, là, pour le coup, tu te dis qu’il ne faut pas trop rêver.

Elain te balance une autre pique. Qui n’altère en rien ton sourire. Oh, elle sait se débrouiller. C’est bien pour elle ! Elle aurait pu continuer ça, au lieu de s’enrôler chez les Frilägen, où en tant que recrue, on la materne constamment en lui répétant inlassablement quoi faire et quand. Elle ne se débrouille pas tellement, en tant que recrue. Tout au plus, elle est suffisamment autonome pour que la hiérarchie lui foute la paix la majorité du temps. Rien d’extraordinaire. Toi aussi, tu sais faire ça.

« Il y a trois ans… »

Tu fais mine de réfléchir l’espace de quelques secondes, en regardant autour de toi, la végétation, le paysage. Vous vous rapprochez tranquillement de Huginn. Tu reconnais les environs. En même temps, ils ne changent pas des masses, même si ça fait un moment que tu n’es pas venu.

« Il y a trois ans je passais de recrue à soldat, tiens. »

Tu dis ça comme si c’était une coïncidence que tu aies eu une montée en grade, obligatoire d’un certain côté, la même année que l’arrivée d’Elain. Oh, fichtre ! si ça se trouve, elle est arrivée le jour même de ta montée en grade, et on ne t’a fait passer soldat que parce qu’il fallait la caser chez les petits bleus. Tu en doutes, mais tu ne le montres pas à Elain. Tu continues de te moquer doucement d’elle, parce que tu n’as rien de mieux à faire et en plus parce que ça te plaît.
Elle réagit. Elle suit le jeu, que tu mènes le plus tranquillement du monde. Tu es bien décidé à te tenir à la consigne que tu as donnée, sans t’étaler. Si ça peut prouver à l’adolescente que tu as un certain sens de la discipline, eh bien tant mieux, et sinon, tant pis. Tu n’es absolument plus à ça près.

« Il y a dix ans, je suis devenu capitaine du bateau sur lequel j’étais. »

Un vague éclair de nostalgie passe dans tes yeux. C’est vrai que tu es rapidement devenu le capitaine de cette embarcation pirate. En même temps, tu ne l’avais pas tellement décidé. C’était un coup de l’ancien capitaine, et il te faisait confiance. Tu lui as donné une bonne raison de t’avoir donné cette confiance. Et heureusement pour toi, il est mort avant que la Royale ne vous mette le grappin dessus.
Sinon, il t’aurait tué avant même qu’une des capes blanches de Midgard n’ait eu le temps de s’approcher de ta personne pour te mettre aux fers.

Tu regardes Elain, toujours souriant.

« Je suppose que tu ne faisais pas grand-chose il y a dix ans… »



[HRP : On va tellement s'amuser avec ces deux-là]
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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Mer 5 Oct - 11:46



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Le sourire de Pasi s'élargissait à mesure que la conversation continuait, toujours imperturbable et qui lui donnait cet air idiot. Un soldat ajouta à la conversation son grain de sel. Elle savait bien que la vie était injuste, elle en avait assez subi les revers pour ne plus l'ignorer. Même si elle était jeune, cela ne voulait pas dire pour autant que son passé était vide, ou tout rose. Son expérience l'avait même sciemment conduite à avoir tendance à se refermer comme une coquille en guise de geste de protection. De toute façon, tout le monde se cachait derrière une apparence pour éviter de voir l'intérieur. Ca ne changeait en rien d'une personne à une autre.

Il répondit à son anecdote, que trois ans avant, il devenait soldat. Et bien, quelle coïncidence... On pouvait dire que le destin avait fait en sorte qu'elle devienne pile poil recrue au bon moment pour qu'il puisse lui refiler les tâches ingrates et la paperasse. On ne pouvait pas dire que ce type n'était pas chanceux, même si c'était au détriment d'autres personnes. Il continua, toujours tranquillement, lâchant qu'il y avait dix ans de cela, il était capitaine du navire. Lui, capitaine ? Ca sonnait comme une blague douteuse. Un sourcil levé qui trahissait un peu sa surprise, elle tourna la tête vers le soldat, le dévisageant un moment. Même si l'information était surprenante, il ne paraissait pas mentir. Ou alors, il était un très bon menteur.

-Tu devais sûrement être seul sur le dit bateau, à cet instant.

Elle ne pouvait s'empêcher de trouver un moyen de réduire sa fierté à néant à chaque fois qu'il tentait d'étaler ses moments de gloires et de succès. Et en plus de ça, il avait tendance à lui tendre la perche. Mais il ne se départit pas de son sourire, arguant qu'elle ne faisait pas grand chose à ce moment là. Il était vrai que la plupart des enfants ne faisaient pas grand chose, à cinq ans. Excepté que c'était à cet âge là que son père avait décidé de l'emmener faire des balades en forêt, et qu'elle avait pu découvrir les joies de la faune et de la flore à cet instant, même si sa mère détestait ça et qu'elle préférait garder son époux et sa fille près d'elle à tout moment.

Sa mère... Elle n'avait pas osé tenter de la retrouver depuis qu'elle avait décidé de prendre le large. Elle ne savait même pas si elle pourrait, ni même comment elle lui ferait face, si cela arrivait. Après leur dernière conversation - qui avait été une dispute assez violente - Elain était partie sans prévenir, et maintenant elle en était venue à le regretter....

-Pas vraiment, non. En même temps, c'est tout à fait logique.

Elle secoua négativement la tête, s'attendant à une remarque stupide ou à un grand sourire idiot de Pasi. En même temps, c'était le prix pour avoir eu l'idée de contribuer à son jeu totalement stupide. Elle décida de mettre fin à cette plaisanterie, lâchant :

-D'accord, tu as plus d'expériences que moi, mais c'est simplement parce que tu es plus vieux. Le contraire aurait été fort alarmant pour ta personne, je suppose.

Elle lâcha un soupir, puis ajouta :

-Et maintenant ? Tu ne voudrais pas plutôt passer le reste du temps avec le reste du groupe ? Ils ont sûrement des anecdotes plus palpitantes.

Elle parlait bien par là des autres soldats, près d'eux. Elle n'avait aucune envie de continuer d'étaler sa vie, contrairement à l'autre qui avait l'air d'y prendre plaisir. Et elle n'avait pas non plus envie d'être une distraction en attendant la fin d'un voyage.

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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Mer 5 Oct - 13:05




Tu règles les derniers détails avec quatre de tes collègues de camp, après avoir installé les chevaux dans l’écurie de l’auberge que les grands chefs vous ont choisie pour passer votre seule et unique nuit dans Huginn. C’est un peu une sorte de destination obligée, cet établissement, qui a l’habitude de voir des Frilägen arriver et repartir quasi constamment. De toute façon, vous allez tous plus ou moins vaquer à vos occupations jusqu’à l’heure de rendez-vous fixée, puisque vous avez déjà fait ce pour quoi on vous avait envoyé dans cette ville.
Ce n’est pas non plus comme si vous alliez vous coltiner un dîner avec le seigneur local juste pour les beaux yeux de la hiérarchie. D’ailleurs, tu ne l’as jamais vraiment regardée dans les yeux, la hiérarchie, alors tu ne saurais pas dire si elle en a de beaux ou non.

Tu t’apprêtes simplement à profiter de quelques heures de liberté bien méritées. Le voyage a été long, assez fatigant, mais il en faut plus que ça pour t’arrêter. Tu n’es pas un ex-pirate pour rien, et c’est précisément pour ça que tu viens faire un tour dans les environs et que tu es toujours content d’aller à Huginn. Sitôt les formalités expédiées, tu quittes le groupuscule dont tu fais partie et tu t’avances dans les rues de la ville en sifflotant une chanson de cabestan.
Qu’est-ce que tu avais pu l’entendre, cette chanson. En tant que capitaine, tu avais eu droit à ton lot de chansons insultantes pendant les manœuvres, mais sans jamais t’en formaliser. Tu avais été de ceux qui chantaient avant de prendre la place de celui pour qui on chante. Ou plutôt, sur qui on chante. A part que tu n’as pas de fille, et que ce n’est pas demain la veille que ça risque d’arriver.

Tu aimes bien Huginn.
C’est un peu le plus proche de la mer que tu puisses oser. La Royale t’a bien fait comprendre de ne plus jamais te trouver à proximité d’un bateau, à moins qu’une quelconque hiérarchie ne t’en donne des ordres contraires. Tu te doutes que la hiérarchie en question, c’est la Royale. Sauf que les Frilägen s’en foutent, de la Royale. Même si, d’un côté, vous êtes sous le commandement de la royauté, tu doutes fortement que les grands chefs en chef décident d’envoyer un courrier à Midgard demandant expressément l’autorisation d’envoyer un ex-pirate à bord d’un bateau vers Utgard parce qu’il est le seul à savoir naviguer dans ce camp de parfaits clampins.

Tu t’arrêtes dans la même boutique que d’habitude. Chez un ébéniste. Tu lui prends les chutes de bois et les morceaux qu’il n’utilisera pas, et au passage, comme il te connaît bien, depuis le temps, il te glisse une bouteille de quelque chose que tu découvriras bien assez tôt. Avec le tout dans ton sac de toile, que tu balances négligemment sur ton épaule, tu sors de la boutique, prêt à reprendre ton chemin.
Sauf qu’une silhouette familière attire ton attention.
Un éclat roux à ta droite.
Tu tournes la tête, et un long soupir résigné t’échappe. Elain. Elle te surveille, maintenant, en plus ? Bon sang, la soirée promet d’être d’une longueur…

« Quoi ? T’es perdue ? »

Sans attendre de réponse, tu lui tournes le dos et tu continues ton chemin parce qu’il y a quelqu’un d’autre à qui tu dois rendre visite avant de retourner à l’auberge. Ou pas, d’ailleurs.



[HRP : du coup j'ai directement ellipsé à Huginn, qu'on puisse avancer correctement :3 j'ai aussi pris la liberté d'incruster Elain, pour relancer le truc, donc dis-moi s'il y a quoi que ce soit !]
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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Jeu 6 Oct - 7:31



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Ils étaient enfin arrivés à Huginn. Elain n'avait jamais mis les pieds dans cette ville, et ce fut avec curiosité qu'elle regarda le petit paysage entourant l'auberge dans laquelle le groupe allait s'installer. Les propriétaires et les clients habitués de l'auberge avaient l'air d'avoir l'habitude de voir des Frilagen venir, et ne leur prêtèrent pas vraiment d'attention. Et c'était tant mieux. Maintenant qu'ils en avaient terminé avec la mission qui leur avait été confié par les supérieurs, ils avaient quartier libre dans toute la ville. C'était le moment ou jamais pour pouvoir la visiter. Cela la changera un peu du camp, dans lequel tous ne faisaient principalement que tourner en rond dans un même espace.

Après avoir prévenu les soldats qu'elle partait se balader, elle emprunta les rues de la ville d'un pas tranquille, observant l'architecture du bâtiment, intéressée par la découverte de cette cité qui lui paraissait toute nouvelle. Tout était calme, vraiment. Elle arpenta d'abord un petit quartier qui était rempli d'habitations diverses, puis s'engagea dans une rue, dans laquelle il y avait surtout diverses boutiques, plus que d'habitations. Avant de se stopper net en voyant une silhouette familière passer par là. C'était le Kjell, qui sortait de nulle part. Enfin, elle ne s'attendait pas à le voir sortir d'une ébénisterie, et encore moins avec un grand sac. Bien sûr, il ne manqua pas de remarquer sa présence, avant de tourner casaque et de continuer son chemin comme un voleur.

Tout ça, c'était bien trop douteux pour être pris à la légère.
Elle ne pouvait pas dire qu'elle connaissait cet homme comme un livre ouvert, mais elle le connaissait assez pour savoir qu'il était en train de se passer quelque chose, une chose qui n'avait rien de normal. La rouquine connaissait bien trop les ruses du soldat, qui avait un penchant développé pour tout ce qu'il y avait d'illégal, comme par exemple, organiser des soirées et fêtes clandestines en plein milieu du camp. Sans que personne ne s'aperçoive de rien. A croire que les Frilagen étaient aveugles, parfois.

Mais elle n'aimait pas fermer les yeux sur ce genre d'écarts. Voyons, on était dans un camp, on ne devait pas laisser place à la débandade ! Quel que soit ce qu'il mijotait, elle comptait bien le découvrir, et surtout y mettre fin. Elle prit soin d'attendre que l'autre ait pris ses distances, avant que la véritable filature ne commence vraiment. Elle pourrait tout aussi bien le perdre de vue, en y repensant, mais elle se devait de ne pas se tromper dans ce jeu de piste. Elle faisait en sorte qu'il ne la vit pas en jouant la carte de la prudence, essayant d'être en dehors de son champ de vision, marchant d'un pas silencieux, comme si elle guettait un animal en forêt. Elle n'avait qu'à se fier au sac de toile qui se balançait de manière aguicheuse derrière lui, comme si même le sac se fichait d'elle à bien montrer que son propriétaire préparait un coup sous les yeux de tous.

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[HRP : Ton post est super ! Je sens que ça ne va pas être triste ! :3 ]


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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Jeu 6 Oct - 13:02




Il y a quelque chose qui t’agace profondément, et c’est précisément ce que Elain est en train de faire. Tu te doutes qu’elle te suit, parce que tu connais parfaitement l’effet de son regard sur ta nuque, et c’est précisément ce que tu ressens par à-coups depuis quelques minutes. Elle veut des preuves pour te dénoncer aux grands chefs ou quoi ? En tout cas, c’est à croire, parce que, malheureusement pour elle, tu l’as entraperçue en tournant dans une des rues de Huginn. Elle te suit, la sale bête.
Et tu vas lui donner une bonne raison d’être déçue et de ne pas avoir envie de recommencer, à savoir que tu prends tranquillement le chemin d’une coutellerie que tu as déjà visitée, en faisant comme si tu n’avais absolument pas remarqué sa présence. Même si elle te gêne. Là, pour le coup, elle t’agace vraiment. Est-ce que tu vas la suivre, toi, dès qu’elle sort ? Non. Tu estimes qu’elle pourrait aller faire autre chose si elle s’ennuie. Et si elle n’est pas contente de ce que tu fais, elle n’est pas obligée de rester.

Ta balade jusqu’à la coutellerie te prend à peine une dizaine de minutes. Tu as pris ton temps. Ce n’était pas ton plan initial, mais pendant que tu y es, tu profites. Tu ne vas pas pouvoir tailler les chutes de bois que tu as récupérées avec tes ongles, et ton dernier canif a connu des jours meilleurs. Disons que tu l’as depuis un certain temps, et qu’au camp, tu manques de matériel pour l’entretenir.
On ne te laissera définitivement pas utiliser les pierres à aiguiser de l’armurerie pour un canif.
Arrivé devant l’échoppe, tu sors le petit couteau de ton sac et tu attends que le coutelier vienne te voir. Une fois que tu as capté et obtenu son attention, tu lui montres le canif en lui demandant s’il n’aurait pas le même, parce que le tien est définitivement plus mort que vif. La réponse tombe vite, évidemment que non il n’a pas le même que le tien, parce que le tien a été fabriqué à Skuld.
Tu doutes que ce coutelier aux allures tout ce qu’il y a de plus honnête, ne vienne de Skuld. Ceci dit, il a des canifs, et d’autres outils utiles pour travailler le bois, et tu te montres intéressé.

Tu as quelques économies à dépenser. Et les dilapider dans un passe-temps honnête aux yeux d’Elain écourtera probablement sa filature. Ainsi que tes chances de refaire ton stock personnel de bouteilles.
Tu récupères ainsi non pas un, mais deux canifs, ainsi qu’un petit assortiment de petits outils pour le travail de précision. Tu n’es pas mécontent de ta trouvaille, d’autant que tu as pu négocier le prix.

C’est donc le sourire aux lèvres que tu repars. Toujours avec Elain sur les talons, à ton humble avis. Tant pis. Tu devras attendre qu’elle se lasse pour faire ce que tu as prévu, mais tu la sais bornée et tu doutes qu’elle soit sur le point de lâcher l’affaire aussi vite. Tu te remets à siffloter la même chanson de cabestan. Tiens, tu devrais la chanter à Elain, voir ce qu’elle pense des paroles.
Prude comme elle est, elle serait capable de s’offusquer. Ça t’arrache un petit rire. Tu cherches un endroit tranquille où t’installer, toujours en sifflotant.

Tu t’installes dans un des coins de verdure que la ville a l’air d’aimer, et tu sors un de tes canifs tous neufs du sac, deux-trois morceaux de bois, et tu refermes le sac, le calant derrière tes jambes. Hors de question qu’une certaine petite fouine soit tentée de te le prendre pour une inspection surprise.
C’est toujours avec la même chanson de cabestan aux lèvres que tu commences à tailler un des morceaux de bois. Tu as décidé que ce serait un sapin, cette fois-ci. Tu aimes bien les sapins. Ca prend moins de temps que les bateaux.

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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Lun 10 Oct - 11:08



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Sa filature avait l'air de marcher. Le soldat ne l'avait pas encore repéré, visiblement, et continuait de vaquer à ses occupations. Tant mieux, elle avait encore des chances de le prendre la main dans le sac, histoire de lui apprendre qu'il y avait des lois à respecter. Elle continua ainsi de le suivre, jusqu'à ce qu'il entre dans une coutellerie. Une coutellerie ? Elle s'attendait plutôt à ce qu'il se rende dans un de ces endroits où on vendait des alcools dont elle ne connaissait aucun nom. Mais elle le comptait pas laisser tomber, attendant qu'il en ressorte, pour continuer de le suivre à nouveau. Elle se plaça soigneusement à l'angle d'une petite rue, demeurant le plus invisible possible pour Pasi, mais faisant en sorte que lui, ou plutôt son sac, soit visible. Elle ne comptait pas être prise au fait si rapidement.

Il avait vraiment prit son temps. Il n'était sorti qu'au terme de dix longues minutes, avant de repartir avec ce pas tranquille qui était bien trop douteux et qui l'agaçait vraiment. Elain ne perdit pas de temps, sortant de sa cachette pour poursuivre son enquête le long des rues de Huginn, le suivant sans réduire son attention. Jusqu'à ce qu'il s'arrête... Dans un petit coin de verdure ?! Cela sonnait presque comme une mauvaise blague, maintenant. A croire qu'il avait tout son temps pour commettre tous les méfaits dont il était capable. Elle prit donc son mal en patience, s'installant elle aussi dans un endroit hors de son champ de vision pour pouvoir mieux le surveiller. Voilà qu'il se mettait à couper du bois comme si de rien était. Elle avait presque envie de sortir de sa cachette, et de lui crier "Mais à quoi tu joues bon sang ?!". Mais elle se devait de se contenir.

De la patience, elle en avait, et elle avait toute la journée pour visiter un peu une ville tout en suivant l'un des pires soldats Frilagen. Elle avait eu affaire à d'autres attentes, plus longues, et elle pensait qu'il allait finir par bouger d'ici, tôt ou tard. Il lui était arrivé d'attendre des heures que son père revienne à la maison, quand elle était petite, parfois veillant le soir lorsqu'il rentrait tard. Elle avait du attendre aussi une éternité, ou alors un temps qui semblait être une éternité, quand sa mère et elle avaient du faire la veillée du corps de feux son père, quand il avait fini par lâcher son dernier souffle.

L'attente, la patience, lui étaient des compagnies familières depuis longtemps maintenant, et rien n'était à la fois simplicité et douleur pour elle, à part ces deux choses. Elle le savait, c'était une épreuve qu'elle pourrait vaincre, comme une autre. Il n'avait qu'à couper tous les morceaux de bois qu'il voulait si c'était tout ce qu'il avait trouvé à faire, et même à ses yeux cela sonnait trop étrange pour être vrai. Il finirait bien par quitter cet endroit et aller chercher ses boissons illégales au sein du camp Frilagen.
Il fallait juste attendre.

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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Mer 12 Oct - 2:42




Quand tu as fini de siffloter ta chanson de cabestan, tu passes à une autre. Deux ou trois personnes te regardent bizarrement, mais tu t’en fous. Entre tes doigts, sous les assauts répétés du canif, le morceau de bois commence à prendre la forme d’un charmant petit sapin que tu n’auras plus qu’à vernir. Ou à peindre. Machinalement, tu regardes ce qu’il te reste d’argent. Pas grand’chose. Tu soupires. Tant pis, tu n’achèteras ni vernis ni peintures aujourd’hui. Tu auras bien le temps de le faire, ou de demander à un de tes camarades d’aller en chercher pour toi dès que tu sauras qu’on en envoie d’autres vers Huginn. Tu feras en sorte de les rembourser, d’une manière ou d’une autre.

Et sinon, tu le sais, toi, ce qu’on lui ai, au marin bourré ? A part qu’on le met dans un lit avec la fille du capitaine, qui, si tu te fies aux paroles de la chanson défilant dans ta tête au fur et à mesure que tu sifflotes, n’est vraiment la fille la plus jolie de la terre. Tu souris. Tu l’aimes bien, cette chanson, et puisque tu l’as coincée dans ta tête, autant en faire profiter les autres. Tout en continuant de tailler ton morceau de bois en sapin.
Tu as une petite pensée pour Sieg, qui doit, à l’heure qu’il est, être enfermé avec sa paperasse à se demander pourquoi il a accepté de prendre des responsabilités et un grade, pendant que toi, tu es tranquillement installé dans un des nombreux coins de verdure de Huginn, à profiter du temps et de pouvoir t’adonner à un de tes passe-temps favoris. Ça t’arrache un autre sourire, qui disparaît tout aussi rapidement. Oui, sauf que toi, tu as Elain qui surveille tes moindre faits et gestes comme un bon chien qui ira ensuite tout rapporter à son maître.

Tu sais qu’elle est là. Ce n’est pas compliqué à deviner, tu te sens observé, et avec une insistance que les passants de la ville ne te réservent pas. Tu te doutes bien que la jeune fille attend un prétexte pour te faire, éventuellement, virer du camp. Sait-elle seulement que si elle fait ça, tu retournes fissa à Midgard pour y finir décapité ? Non. Et tu ne lui diras pas. Amer, tu te dis même que si elle veut avoir ta mort sur la conscience, grand bien lui fasse. Quoique, subitement, tu te dis qu’elle serait capable de ne pas le regretter.
Tu te demandes même si elle a un cœur, cette gamine, et ça ne fait que t’arracher un long soupir. Tu as arrêté de siffloter. Elle t’énerve, même quand elle n’est pas juste à côté de toi.

Tu as terminé ton sapin. Tu le gardes à côté de toi et tu prends un nouveau morceau de bois en réfléchissant en quoi tu vas le transformer, celui-là. Certainement pas en Elain. Tu commences à faire un bateau, parce que pendant que tu es occupé à penser à Midgard, à l’exécution à laquelle tu as échappé, et à ta vie d’avant, autant s’enfoncer un peu plus et de toute façon, la mer te manque.

Sauf qu’avec l’insistance de la recrue à t’espionner, tu as du mal à réunir le peu de concentration dont tu es capable. Tu relèves la tête. Tu vas passer pour un fou ? Tu t’en tapes.

« Bon, ça va, là ! Sors de ta cachette je sais que t’es ici, la rouquine. »

Tu n’as même pas envie de l’appeler par son prénom.

« Pas la peine de faire la morte, je sais que t’es dans les parages, alors soit tu te montres, soit tu te barres, merci ! »

Tu disais ? Tu t'apprêtais à passer une bonne soirée, apparemment, c'est loupé.

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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Mer 12 Oct - 15:54



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La jeune fille était capable d'attendre longtemps. Si bien qu'elle demeura silencieuse et aux aguets, regardant l'autre continuer à tailler son morceau de bois en sifflotant comme si de rien était. Et même si elle était de nature patiente, ça l'excédait tout de même de ménager sa colère en attendant ainsi. Parce que dans les autres moments où elle devait attendre, il y avait quelque chose d'agréable en retour, comme la compagnie de sa famille réunie, ou de voir ses efforts être récompensés. Elle n'avait pas été confrontée à attendre pour ne peut-être obtenir aucun résultat, et encore moins attendre en supportant les âneries d'un camarade qu'elle n'appréciait pas vraiment, si ce n'était qu'elle détestait.

Elle s'appuya au mur derrière lequel elle était cachée. Elle était parti pour une durée plus longue qu'elle ne l'avait pensé. Elle aurait pu faire des tas de choses, au lieu d'attendre ici que quelque chose se passe. Elle aurait pu visiter la ville, pouvoir avoir quelques repères, pour la prochaine fois où elle s'y rendrait. Quoi que, cette espèce de filature lui avait quand même permis de visiter la ville, bien que partiellement. Et puis, elle aurait pu découvrir quelques boutiques intéressantes, elle qui avait un peu d'argent sur elle, elle aurait pu s'acheter quelques affaires, peut-être. Au moins des affaires pour que Ricco soit plus à l'aise dans le camp.

Jetant un bref coup d'oeil, elle vit que Pasi en avait fini avec son premier morceau de bois, et commençait à en entamer un autre. Si elle avait su que sa journée consisterait à voir un type s'amuser à couper des morceaux de bois... Mais son instinct lui disait toujours qu'il y avait quelque chose qui clochait dans cette histoire. A vrai dire, si cela avait été le même cas avec une autre personne, elle aurait sûrement fini par laisser tomber et s'en aller...

Soudain, elle entendit sa voix s'élever. Elain fut plutôt surprise. Alors comme ça, il savait qu'elle était là. Dans le fond, ce n'était pas surprenant que ses actes paraissaient aussi faux. S'il savait qu'elle était là depuis un moment, et donc qu'il était surveillé, il n'allait pas dévoiler son jeu tranquillement. Elle serra légèrement les poings, agacée par la situation, avant de sortir de sa cachette, se dirigeant vers lui. Elle demeura debout, bras croisés, et son visage n'affichait nullement une expression neutre, comme à son habitude. C'était plutôt de la colère. Cependant, sa voix demeura calme, même si on y ressentait bien la colère :

-Assez jouer maintenant ! Qu'est-ce que tu prépares, au juste ?!

S'ils avaient été du même âge ou qu'il n'avait pas été d'un grade supérieur, elle aurait sûrement hausser bien plus le ton. Elle ajouta, d'une voix sèche, préférant éviter de passer par quatre chemins :

-Et ne dis pas que tu sculptes dans le bois, je sais que c'est une ruse !

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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Jeu 13 Oct - 8:39




Toute une palette d’expressions différentes passent sur ton visage en l’espace de quelques secondes. D’abord la joie, tu jubiles rien qu’à l’idée d’avoir eu raison et d’avoir mis suffisamment à l’épreuve la patience d’Elain pour qu’elle ne daigne se montrer à toi. Puis la surprise, parce que, tu dois bien l’admettre, tu ne t’attendais pas à une telle effusion de sa part. Tu retrouves assez rapidement ton air goguenard, qui disparaît tout aussi vite, et à la palette s’ajoutent l’étonnement, l’agacement, et puis finalement, la colère. La colère sourde, celle que tu ravales depuis un certain nombre d’années pour ne pas faire d’esclandre et peut-être prouver à quelques personnes que tu n’es pas aussi irresponsable que tu veux bien le laisser croire.
L’espace d’un instant, tu te dis que la dispute entre deux membres du camps Frilägen ne passera pas inaperçue au milieu de Huginn. Après tout, c’est la ville liée au camp, c’est ici qu’habite le mécène du grand chef Hansson, et tu en mettrais – presque, n’exagérons rien non plus – ta main à couper qu’il est au courant de toutes les allées et venues des Frilägen dans sa ville.

Ce qui veut plus ou moins dire que si c’est le cas, le seigneur est au courant de tes magouilles et n’en a strictement rien à taper. Ce qui n’est pas plus mal d’un côté.
Tes poings se serrent, et tu fixes Elain, l’air plus qu’énervé. Tu te contiens, ton canif dans une main, ton ébauche de bateau dans l’autre. C’est dommage qu’elle vienne te faire cette scène, la recrue, tu avais bien commencé ton petit trois-mâts à voiles carrées. Bon. Sauf les mâts et sans les voiles, mais tu avais commencé à détailler les motifs d’un bastingage ouvragé.

Tu te lèves, sans quitter la rouquine des yeux, et ramasses ton sac d’un geste rageur de la main qui serre le canif à tel point que tes jointures ont blanchi.

« Merci ! »

Elle voulait du sérieux ? Bravo à elle, elle en aura !

« Vraiment, c’est très aimable à toi pour le jugement de valeur ! Merci, si j’osais, je dirais que je n’en attendais pas moins. C’est vraiment très noble venant de toi, une petite recrue qui veut prouver aux autres qu’elle est capable et qu’il ne faut pas se fier aux apparences ! Bien, merci, c’est vraiment merveilleux de me juger comme tu ne veux pas qu’on te juge toi ! »

Tu inspires à fond. Ce que les passants autour de vous peuvent penser, tu t’en fous royalement. Enfin, autant que faire se peut, ex-pirate que tu es.

« Alors maintenant si t’as pas autre chose à faire que m’espionner en continuant de porter tes foutus jugement à la mord-moi le nœud, je peux rien pour toi, mais tu seras priée d’aller trouver une autre victime à laquelle balancer tes préjugés. Tu m’aimes pas, j’vais pas me casser la tête pour que ça change parce que tu cherches juste un moyen de me détester ! J’ai pas demandé à être dans ce camp, j’ai pas demandé à t’avoir dans les pattes, j’ai pas demandé à ce que tu me surveilles, alors rien ne te retient d’aller voir ailleurs, merci au revoir ! »

Pour faire bonne mesure, tu lui balances le début du trois-mâts que tu taillais dans ton morceau de pin. Si ça peut la faire réfléchir, tant mieux. Sinon, tant pis. Tu n’es pas dans ce camp pour plaire à tout le monde, contrairement à elle, qui semble tellement pressée à s’attirer les bonnes grâces des gradés.
Pour le coup, elle t’a détruit toute envie de passer outre les règles. Tu reprends le chemin de l’auberge avec ton sac sur l’épaule et tu ranges le canif dans ta poche en marchant le plus rapidement possible, et en espérant qu’elle reste bien plantée sur place avant de te suivre.

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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Mer 2 Nov - 18:12



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Elain fut surprise de la réaction du soldat. Elle s'attendait plutôt à ce qu'il parte sur de la plaisanterie, ou sur ce fameux manque de sérieux. A la place, il s'emporta, la reprochant de le juger. Elle fut d'autant plus étonnée de cette réaction qui paraissait sortie de nul part et à laquelle elle ne s'était pas du tout attendu. La jeune fille demeura silencieuse, écoutant le reste de la tirade de Pasi, qui ne semblait pas du tout correspondre à l'image qu'il avait gardé depuis maintenant des années, du moins, elle ne l'avait jamais vu comme ça, de ses deux ans de présence dans le camp.

Elle n'eut pas le temps de réagir qu'il lui jeta ce qu'il avait commencé à tailler, et elle ne trouva rien d'autre à faire, à part le faire dévier de sa trajectoire de la main, l'envoyant s'écraser au sol. Elle demeura immobile, regardant l'autre s'en aller sans pouvoir ajouter un mot. Même si les paroles qu'il avait dit semblaient émaner de la bouche d'un autre individu, pendant qu'elle l'avait écouté, il lui avait bien semblé que ces paroles avaient été franches. Un instant, elle se demanda si elle n'avait pas été un peu dur, peut-être, pour le coup. Peut-être avait-elle était puérile, à se comporter de la sorte ? Ou...

Ou bien peut-être avait-elle eu raison de faire ça... Parce que, il fallait le dire, si ce qu'il disait était vrai, et bien, il n'avait jamais fait les efforts nécessaires pour changer l'opinion que les autres pouvaient bien avoir de lui. Et il comparait sa situation à la sienne, elle qui faisait tout pour faire des efforts, alors même qu'elle était persuadée que ça ne servait à rien, que la tentation de baisser les bras la guettait toujours... Il ne pouvait pas se permettre de comparer sa situation à la sienne, lui qui passait son temps à boire à pas d'heure et à refourguer son travail aux recrues ! Et s'il n'avait pas voulu être ici avant ? Et bien, il aurait pu réfléchir avant de faire ce qui l'avait amené ici !

Elle piétina le sol en décidant de rebrousser chemin vers l'auberge dans lequel le groupe s'était installé. Elle aurait bien préféré emprunter une autre route plutôt que celle là, mais il était évident qu'elle ne connaissait pas les routes de la ville par coeur, parce qu'elle avait bel et bien mis les pieds ici pour la première fois... Elain n'eut pas d'autre choix que de reprendre le chemin qu'elle avait emprunté avant, le visage arborant toujours une expression de colère, avançant d'un pas presque machinal tant elle était trop énervée pour se concentrer sur le paysage autour d'elle.

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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Jeu 3 Nov - 2:05




Dès que tu es de retour à l’auberge, tu vas abandonner rageusement tes affaires dans un coin de la chambre que tu partages avec un autre soldat. Il ne pose aucune question, d’ailleurs, et tu ne sais pas franchement si tu dois le remercier pour ça ou pas. Quoi qu’il en soit, tu ne t’attardes pas dans la pièce. Tu fouilles dans ta poche pour récupérer le canif et tu le fourres dans le sac, avec le reste des morceaux de bois que l’ébéniste t’a cédés, et tu pousses le tout sous le lit d’un coup de pied sec.
C’est seulement là que ton compagnon de chambrée du jour ; et de toujours, soldats que vous êtes qui partagez un dortoir au camp ; ose te demande ce qu’il y a. Tout ce que tu trouves à faire, c’est te diriger vers la porte pour sortir de la chambre pour aller te mêler à la foule dans la salle, en ajoutant, pour faire bonne mesure.

« Si elle touche à mes affaires, je l’étrangle ! »

A-t-il compris que tu parlais d’Elain ? Probablement. C’est la seule fille du groupe, ainsi que la seule susceptible d’avoir idée de fouiller dans ton sac à la recherche de quelque chose pour te faire plonger. Si elle ose, tu lui offres un ticket en première ligne pour ton exécution, tu pourras lui sourire avant de te faire décapiter, et à elle, ça lui fera les jambes.
C’est amer que tu descends les escaliers pour retourner dans la salle, sous le regard ahuri du gradé censé vous accompagner, auquel tu adresses un vague signe de la main qui dit clairement fous-moi la paix ! Lui non plus n’insiste pas. Et sur le moment, ça t’énerve encore plus et tu te demandes pourquoi, bordel, les gens n’insistent jamais ? Ils ne sont pas curieux ou quoi ? Même Elain n’insiste pas. Elle se contente de gratter la surface sans se montrer curieuse outre-mesure, se satisfaisant pleinement de ce qu’elle a bien voulu voir de toi, à savoir un ex-pirate, fêtard invétéré et pas responsable pour deux sous.

Et ce n’est certainement pas pour elle que tu vas changer, oh non. Pas tant qu’elle n’aura pas retiré ses petites œillères de fille élevée à la bourgeoise dans une campagne perdue de tu ne sais trop où.
Même le tenancier de l’auberge ne pose aucune question. Il doit avoir l’habitude de voir des types énervés lui demander une bière, va savoir. Tu ne te poses pas de questions, tu te contentes d’aller t’installer dans un coin avec ta chope et tu regardes les gens passer, tu en fusilles un ou deux du regard à l’occasion.
Bon, finalement, tu aimerais bien que le gradé qui vous « supervise » vienne te demander pourquoi, au grand pourquoi, tu reviens énervé alors que tu les a quittés assez guilleret pour tes heures de libres ? Il ne s’attendait sûrement pas à te voir revenir aussi en colère, et surtout aussi vite.
Toi non plus, tu ne pensais pas revenir comme ça.

Tu espères très fortement qu’Elain va prendre son temps pour revenir. Si elle pouvait se perdre, ce serait beau. Et tu commences à te dire que pour éviter une fouille en règle du détective subjectif abusif Elain Llaeth dans tes affaires, tu vas devoir au choix ne pas dormir ou les planquer tellement bien que tu risques de les oublier quand vous repartirez demain.
Bon sang. Cette soirée t’agace encore plus. Tu te lèves pour aller chercher une autre bière. Sauf que tu n’en as absolument pas envie. A la place, tu vas régler la première, ta seule et unique du jour, et tu vas t’enfermer dans la chambre au moment où ton cher colocataire s’en va. Tant mieux.
Tu préfères être seul, ce soir.

Tu iras râler chez Sieg une fois rentrée. Tu pourras peut-être même renverser une pile de paperasse. Tu fermes la porte en la claquant d’un coup sec, retires tes bottes et t’étales sur le lit en enfonçant d’abord la tête dans l’oreiller avant de te mettre à fixer le plafond.
Non. Bon. C’est mort pour que tu dormes maintenant, fatigue du voyage ou pas.

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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Lun 7 Nov - 10:08



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Cela faisait un petit moment qu'Elain marchait, et pourtant elle n'arrivait pas à décolérer. Par habitude, marcher sur de longues distances lui faisait du bien, et son esprit finissait à un moment ou à un autre par s'apaiser. La jeune fille avait le sang froid, elle préférait prendre ce qui lui venait dans la pure neutralité, parfois même avec froideur, même quand cela ne lui plaisait pas ou l'agaçait. Elle ne s'énervait que très peu souvent, si ce n'était rarement, et il fallait vraiment l'avoir cherché pour qu'elle finisse par exploser. C'était exactement ce qu'avait fait Pasi en l'agaçant en permanence. Et ça ne datait pas que d'aujourd'hui, ça faisait bien des mois au moins que cela avait commencé. Maintenant que la goutte avait fait débordé le vase, cela devait se voir à des kilomètres, qu'elle était de mauvais poil.

Elle finit par prêter attention au reste du paysage, qu'elle n'avait jusqu'alors pas vraiment regarder. Il y avait bien des personnes en ville, et elle n'avait pas remarqué que certaines d'entre elles la regardaient passer. En même temps, l'expression de son visage ne devait sûrement pas passer inaperçu, elle avait bien ressenti tout à l'heure la colère lui monter au visage. La jeune fille comprit bien rapidement qu'en marchant ou pas elle n'allait certainement pas parvenir à retrouver le contrôle de son humeur. Finalement, elle finit par apercevoir l'auberge, au bout de la rue qu'elle avait emprunté et qu'elle reprenait dans le sens inverse. Elle soupira d'agacement. Si seulement elle avait pu avoir un visage plus neutre à ce moment là. Elle préférait de loin rester dans la discrétion que de se faire remarquer. Elle se tint quelques secondes devant la porte, hésitante, puis finalement l'emprunta et entra.

Elain traversa rapidement l'établissement pour se rendre dans sa chambre. L'avantage d'être la seule fille du groupe, c'était qu'elle avait une chambre à elle seule. Elle ne bénéficiait pas de ce traitement de faveur dans le camp, puisque les recrues et les soldats de sexe féminin étaient regroupés ensemble dans les chambres qui leur étaient attribués. Ce qui ne la dérangeait pas, vu que les femmes du camp n'étaient pas d'un genre agaçantes, et elle avait pu instauré des relations cordiales avec ses camarades de chambre. Elle referma la porte de la chambre et profita de la solitude et du silence pour se remettre de ses émotions. Mais tourner ainsi dans cette petite pièce ne l'aiderait sûrement pas à se calmer. En vérité, cela ne la forçait qu'à se ressasser ce qui était arrivé et la rendait un peu plus énervée. Finalement, elle se décida à sortir de cette chambre, songeant que cela ne servirait pas à attendre qu'elle se calme, puisque ça ne marchait pas. Et puis, son estomac lui rappelait qu'elle n'avait pas beaucoup manger, aujourd'hui.

Elle se dirigea vers la pièce principale, demanda à ce qu'on lui serve un repas, puis s'installa à une table et attendit. Quand elle fut servie, elle eut un léger sentiment de satisfaction en voyant la soupe de légumes qu'elle avait demandé. Elle remua un instant la cuillère dans la soupe, puis avala les premières bouchées. Levant la tête, elle aperçut l'un des soldats qui faisait partie du groupe, et le salua brièvement d'un signe de tête. Elle n'avait pas vraiment envie d'être dérangée, de cette journée, elle voulait au moins profiter d'un bon repas. Le pain qu'on lui avait servi était d'une bonne qualité, meilleur que celui qu'on pouvait servir au camp, au toucher comme à la bouche. Elle songea un instant qu'elle devrait en garder un peu sur elle. Mais ce morceau de pain, elle ne le garderait pas pour elle-même, mais bien pour son petit compagnon rongeur. Elle ne savait pas s'il s'ennuyait sans elle, mais ce dont elle était sûre, c'était que Ricco lui manquait.

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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Lun 7 Nov - 15:14




Tu n’arrives pas à dormir.
Rien à faire. L’altercation avec Elain tourne indéfiniment dans ta tête pour le moment. Tu en as marre. Tu aimerais bien l’oublier, mais elle a touché chez toi une corde un peu sensible, celle de la façade que tu te donnes parce que tu as encore peur de ce qu’il pourrait t’arriver. Et si la Royale trouvait le moyen de te remettre le grappin dessus pour une raison quelconque ? Tu sais que tu as de la chance de t’en être sorti vivant. C’est parce que tu étais le capitaine qu’ils t’ont gardé en vie et proposé un marché. Ils espéraient sans doute que tu rejoignes les Raiksos, ils auraient pu te surveiller de plus près.
Tu soupires. Tu n’as aucune idée de l’heure qu’il est. Tu sais juste que tu es complètement éreinté, mais que tu as beau fermer les yeux, tu ne trouves pas le sommeil. Tu flottes simplement dans le silence de la chambre, au milieu de l’odeur des draps propres qui ont passé des heures à sécher au soleil, du bois vernis il y a longtemps et qui reste au frais depuis l’intérieur de la pièce même si elle est lumineuse.

Encore un peu trop à ton goût, sans doute.
Tu voudrais juste dormir. Mais pas moyen. C’est donc avec un nouveau soupir que tu te redresses et restes là, assis sur le lit, à te demander pourquoi tu étais content de partir, au début. Ah. Oui. Tu allais pouvoir refaire un peu ton stock d’alcools à planquer dans le dortoir pour les prochaines fêtes, ramener des bouts de bois de chez l’ébéniste que tu taillerais sur ton temps libre pour continuer de disséminer, l’air de rien, des tas de petites figurines dans le camp.
Tu es beaucoup plus sérieux et responsable que tu en as l’air. La vie n’a pas été très tendre avec toi. Pas plus qu’elle n’a dû l’être avec Elain, mais ça, tu ne fais que le supposer.
Après tout, jusqu’ici, elle t’a simplement montré son côté sale gosse insupportable qui veut toujours avoir raison et faire en sorte que tout le monde soit comme elle et rentre dans le rang. Pas ton genre, en somme. Tu te passes une main dans les cheveux, frictionnes ton crâne en marmonnant une bordée de jurons.

Ce qu’elle peut t’agacer, c’te môme. Et le pire c’est que tu n’es pas prêt de t’en débarrasser. A jouer les gentils petits moutons, elle risque d’avoir de l’avenir dans le camp, contrairement à toi. Ce qui t’énerve le plus, sans doute, c’est de te dire qu’un jour, elle, elle pourra partir du camp. Pas toi.
Et pour le coup, tu en as plus que marre. Cette pensée, c’était l’éclair de génie de trop. Tu renfiles tes bottes à la va-vite, les rajustant rageusement, avant de vérifier que tes affaires sont quand même bien planquées, et tu redescends dans la salle, parce que finalement, la solitude t’agace. Tu es plutôt du genre sociable.
Et tu as faim. Le dernier repas remonte déjà à un moment. Et ce n’est pas avec juste une bière que tu iras loin, bien au contraire.

Tu prends le premier truc que le tenancier de l’auberge te propose. Il a l’air un peu surpris, mais pas vraiment étonné, de revoir ta tête. Heureusement pour lui, tu as déjà payé et tu t’es déjà retourné avec ton assiette dans une main, parce que sinon, tu aurais tout envoyé valser en apercevant Elain.
Merde. Elle ne s’est pas perdue, finalement. Tu sens ta colère remonter en flèche. Tu avises rapidement une table, tranquille, dans le fond, mais qui implique de passer près d’Elain. Le temps que tu te décides, elle a déjà été colonisée par d’autres personnes. Plus aucune autre table de libre. Ce qui ne veut dire qu’une chose.

Tu dois aller t’installer avec la recrue que tu détestes le plus au monde. Rien que pour ça, tu as envie de retourner au camp. Et fissa. Tu n’as pas envie de faire un effort, mais tu le fais quand même, les poings mentalement serrés, et tu poses l’assiette d’un coup sec avant de t’asseoir en face de la rouquine et de regarder ailleurs. Quitte à manger froid, tu vas attendre qu’elle ait fini et qu’elle se soit barrée pour profiter de ton dîner.

« Poireaute pas trop, ton pain va finir par rassir et on pourra même plus en faire du pain perdu. »

En fait, tu aurais peut-être mieux fait de te taire. Mais tu as juste envie qu’elle décanille d’ici rapidement, alors tu croises les bras et tu continues de regarder ailleurs.

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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Mar 8 Nov - 9:24



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Elle continuait de manger lentement, prenant tout son temps. L'ambiance était tranquille dans l'auberge, les gens avaient l'air de se plaire ici. Les discussions allaient bon train, l'atmosphère était à la détente. Elain avait beau ne pas être le genre de personne à aimer parler ou avoir une compagnie trop collante – du moins quand elle était humaine – il fallait dire qu'elle était charmée par cette auberge. Et puis, seule à sa table, elle pouvait regarder tout le monde sans être dérangée. Elle reporta son regard vers son assiette, qui avait déjà été un peu entamée. Elle voulait prendre son temps pour terminer son repas en paix, apprécier les bonnes ondes qui dégageaient de ces lieux. Elle apercevait le reste du groupe, et eux aussi prenaient du bon temps. Jetant un bref regard pour vérifier que tout était bon, elle remarqua que Pasi n'était pas de la partie. Allez savoir ce qu'il était parti faire, môsieur je me lamente et je souffre. Remarque, elle s'en fichait, et c'était tant mieux qu'il ne soit pas dans son champ de vision, sinon elle perdrait bien vite cette idée d'essayer de se détendre.

Reprenant son repas en prenant son temps, elle continua de manger la soupe sans le pain. La jeune fille avait décidé d'en laisser pour Ricco, comme un cadeau qu'on donnait à ses proches en retour d'un voyage. Lui qui était gourmand, il se ferait sûrement un plaisir de tout dévorer à une grande vitesse. Elle avait hâte que cette sortie soit terminée...
Elle sursauta en entendant l'assiette qui apparut violemment en face d'elle, la faisant sortir de ses pensées. En revanche, elle ne fut pas surprise en voyant que celui qui avait posé l'assiette. Il voulait lui pourrir la fin de la journée, c'était ça le but ?! Elle fronça les sourcils, comprenant bien vite que ce n'était pas pour ce soir qu'elle retrouverait définitivement son sang froid. Pour couronner le tout, voilà qu'il croisait les bras comme un gosse et regardait ailleurs. Oh, mais en plus il boudait ! Il n'avait pas encore fini de pleurer sur sa petite personne, ou alors de faire comme si, elle ne comprenait pas exactement ce qu'il voulait au juste. Regardant les tables autour d'elle, elle s'aperçut bien vite que la sienne était la seule de libre.

Il n'était quand même pas en train d'attendre qu'elle parte ? Son assiette servie attendait toujours sur la table, et alors que le monde bougeait autour d'eux, lui semblait immobile, comme si le temps s'était figé sur sa personne. Il attendait vraiment qu'elle parte. Elle se leva légèrement de sa chaise, mais seulement pour la rajuster et se rasseoir dans une position plus confortable. Elle n'allait pas partir comme ça, elle était assise ici depuis un moment. Elle avait décidé que personne n'allait encore l'énerver. Même si elle ressentait de la colère à ce moment précis. Elle reprit son repas, à cette même allure lente, pour le plaisir de sentir le goût des bons légumes dans sa bouche, parce que le repas était bien meilleur que dans le camp, et qu'elle n'en aurait pas comme ça avant un moment. Quant à Pasi, il n'avait qu'à arrêter de faire le pitre et faire preuve de maturité en mangeant comme tout le monde, et sans faire de manière.

-Tu ferais mieux de manger ton repas, il sera tellement froid qu'on pourra en attraper un rhume.

Elle ne savait pas que cet homme était une tête de mule à ce point. Quoi que, à force de le voir répéter le même jeu à amener de l'alcool et faire la fête jusqu'à la saint glinglin, elle aurait du en déduire qu'il était vraiment buté. Sur ce, elle continua de manger, se forçant à l'ignorer pour prolonger le plaisir que lui apportait la soupe, sans avoir à le subir encore une fois. Même si la partie n'était pas gagnée, parce que même si elle le cachait, elle était déjà énervée.

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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Mar 8 Nov - 15:27




Fait indéniable, Elain t’énerve. Mais à un point… !
Tout bien réfléchi, tu aurais dû demander au gérant si tu pouvais remonter dans ta chambre avec ton assiette et la ramener le lendemain matin avant le départ. Ça t’aurait épargné la mauvaise humeur d’une recrue vexée de ne pas avoir pu prouver qu’elle avait raison sur toute la ligne. Ce qu’elle peut être butée… Le pire, c’est sans doute que vous n’avez pris qu’un mauvais départ, mais tu vois bien qu’elle n’a aucune envie de faire un effort quelconque te concernant, ce qui ne te donne pas envie d’en faire à son égard.
Et ainsi de suite. Vous êtes dans un magnifique cercle vicieux. Mais cette impression qu’elle ne cherche qu’à trouver un moyen de te faire plonger, elle ne te quitte pas, et tu ne peux décemment pas donner ta confiance à quelqu’un qui n’en a rien à foutre de toi.

Tout ce que tu trouves à faire pour lui répondre, c’est hausser les épaules en soupirant. Tu gardes les bras croisés et le regard détourné. Qu’est-ce que tu en as à foutre de finir par attraper un rhume. Et à cause de quoi ? D’une assiette de ragoût ? Finalement, c’est un rictus moqueur qui apparaît sur tes lèvres.

« Mais bien sûr ! Avec du bol, j’en mourrais et toi t’auras la paix, voilà, tout le monde est content. »

Tu dis ça avec énormément d’ironie. Tu utilises un ton sec, cassant, et même dur. Si elle veut vraiment se débarrasser de toi, elle n’a qu’à attendre ! Même si ce n’est probablement pas un rhume qui va avoir raison de toi, ce ne sera pas ton premier. Et ce ne sera certainement pas ton dernier non plus. Quoiqu’il en soit, tu admets bien volontiers que du ragoût froid, c’est moyennement potable, alors tu attrapes l’assiette, la fourchette, et tu commences quand même à manger, sans grande conviction, et toujours sans jeter un coup d’œil à l’insupportable rouquine.

« C’est vrai, hein, après tout. Puisque tu me détestes et que tu ne veux plus me voir, tu n’as qu’à attendre bien gentiment que je clamse, comme ça t’auras pas besoin de te casser la tête à essayer de me faire renvoyer jusqu’à Midgard définitivement ! »

Tu ne fais qu’envenimer la situation, mais en même temps, tu en as marre. Tu termines vite fait ton assiette et tu la reposes sèchement sur la table avant de reprendre ta position initiale. Et pour le coup, tu t’es beaucoup plus dévoilé que ce que tu aurais voulu. Ça ne doit pas être une nouveauté, dans le camp, d’être au courant que tu as été plus ou moins envoyé depuis Midgard. Ce qui ne se sait pas, c’est ce qui vient avant ton arrivée à Midgard. Sieg le sait.
Les grands chefs en chef doivent le savoir, en toute logique.
Certains gradés, éventuellement.
Lekný, sans doute.

Pour ce qui est d’Elain, cependant, elle peut toujours rêver pour que tu lui racontes ! Elle pourrait te supplier, tu ne cèderais pas. Hors de question que tu lui racontes ça alors qu’elle cherche juste une excuse pour te faire dégager du camp. Lui dire, c’est lui donner toutes les clefs possibles pour trouver de quoi te dénoncer. Quoique. Tu lui as déjà dit que tu étais sur un bateau, alors que tu l’embêtais pendant le trajet.
Qu’elle fasse le lien entre Midgard et le bateau, tu as le temps.

Et il n’y a toujours aucune table de libre pour que tu ailles t’installer ailleurs.

« Donc, je réitère. A moins que tu ne décides de changer de passe-temps et d’arrêter de juste chercher une excuse pour me détester, laisse tomber, je ne me casserai pas la tête à essayer de te plaire parce que tu n’as qu’une envie c’est de me voir partir. »

De là à ce qu’elle réfléchisse, aussi, tu as le temps.

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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Lun 14 Nov - 16:08



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Comme une espèce de mulet, il répondit à sa pique en haussant les épaules et en détournant le regard. Peut-être que si elle daignait s'approcher de lui pour taper sur son crâne pour vérifier s'il y avait une intelligence là dedans, elle entendrait un son creux, un peu comme dans un vase vide. Finalement, il décide d'user de la faculté de parole, propres aux humains, pour lui répondre avec une nouvelle pique, sans oublier la touche «môsieur la victime » dans sa réplique. Il était vraiment bien parti pour la mettre dans une colère noire. Elle ignora cependant, continuant de manger dans le plus grand des calmes, faisant comme si de rien était. Elle devait penser à ce qui allait arriver ensuite... Comme par exemple, le retour au camp, pour pouvoir retrouver ses camarades de chambre, et surtout son meilleur ami. Et enfin, oublier cette maudite journée et pouvoir reprendre les tâches qu'on lui attribuait au sein du camp.

Mais l'autre ne voulait pas lâcher le morceau. Il pouvait même manger tout en parlant. Elle qui avait cru que la bouche pleine, il allait finir par la fermer. Et il reprenait encore sa litanie larmoyante... Et oui, on finissait tous par mourir, ainsi était le cycle de la vie. Il y en avait qui mourraient vieux, d'autres jeunes, c'était la loi de la vie et de la nature. Elle avait beau tourner ses propos stupides en dérision, elle ne put s'empêcher de hausser un sourcil en l'entendant parler de Midgard. On dirait qu'il y avait un fond de sérieux là dedans, même si elle trouvait toujours qu'il en faisait toujours un peu trop quant à sa personne.

-Exactement, dit-elle d'une voix sombre, franchement énervée contre lui.

Elle commençait vraiment à en avoir marre de le supporter à longueur de journée, celui là. Elle aurait refuser cette mission, si elle avait su qu'il faisait parti du groupe. Elain soupira, agacée par cette situation, trop énervée pour continuer de cacher la colère qu'elle avait réussi à enfouir le temps d'aller souper. Quant à cette soupe, elle ne semblait plus avoir vraiment de goût, maintenant. Elle n'avait plus vraiment envie de prendre son temps, maintenant. La jeune fille se mit à manger plus vite, préférant mettre un terme à ce moment qui était passé d'apaisant à insupportable. L'immaturité de cet homme la rendait malade, tout comme ses stupides sauts d'humeur. Elle se serait bien retirée de table, mais cette satanée soupe n'était toujours pas terminée. Et le pain lui rappelait qu'elle avait hâte de quitter cette pièce pour s'enfermer dans sa chambre, et de ne pas en sortir avant que le départ ne soit signalé.

Et voilà qu'il reprenait encore ses paroles stupides, lui disant qu'elle cherchait des excuses pour le détester. Des excuses ? Des excuses ?! Il entendait ce qu'il disait, au moins ? Ou bien avait-il de la cire dans les oreilles ? Elle en avait assez d'écouter ses bêtises. Elle posa la cuillère dans son assiette, les mains tremblantes de colère.

-Une excuse ? Je ne peux pas dire que j'en cherche une, parce que j'ai des tas de raisons de te détester.

Elle en avait vraiment assez de l'entendre parler comme s'il ne savait pas qu'il s'était attiré sa colère de lui-même.

-Premièrement, tu me refiles le travail que tu es censé faire, alors que j'ai déjà ma part en tant que recrue. Deuxièmement, tu ne fais que me taper sur les nerfs à longueur de journée. Et je dis ça sans parler du boucan nocturne.

Et si ces raisons ne lui paraissaient pas crédibles, il n'avait qu'à continuer de jouer à l'aveugle encore un moment, et peut-être même qu'il réfléchirait un peu à ce qu'il fait ou ce qu'il dit avant de commencer à parler.

-Mais bon, je cherche une excuse, dit-elle sèchement, avant de reprendre sa cuillère pour terminer ce qu'il restait de sa soupe.

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MessageSujet: Re: The more, the merrier. / Elain   Mar 15 Nov - 3:27




Ta main s’abat bien à plat sur la table avec un claquement sec. Tu te retournes vers Elain, ton air énervé laissant place à une simple expression de colère à peine contenue. Elle le fait exprès ou bien ? Une chose est sûre, si votre dispute remonte jusqu’aux oreilles de la très haute hiérarchie, ce qu’elle fera sans doute, ils n’auront plus la sale idée de vous mettre dans le même convoi. Quoique. Tu les crois tout à fait capables de vous forcer à cohabiter jusqu’à ce que vous vous entendiez à peu près correctement, mais tu doutes que ça arrive un jour.
Elain te déteste, ça se voit comme le nez au milieu de la figure, et le pire dans tout ça c’est qu’elle cherche une excuse pour continuer de te détester. Après tout, vous ne vous côtoyez qu’assez rarement, et tu ne dois pas être le seul soldat, ni même le seul du camp tout court si on compte les gradés, à lui refiler du boulot.

Oh, mais tu oubliais ! les gradés, ça ne compte pas, ce sont des êtres bienveillants qui ne sont là que pour lui apprendre des choses.

« Tu le fais exprès ou tu te fous juste de ma gueule ?! »

Probablement les deux. Tu te lèves et tu continues de la fixer, la main bien à plat sur le bois de la table. Tu as levé le ton, et ton attitude parle pour toi. Il y a déjà quelques paires d’yeux à se tourner vers vous. Tant mieux !

« Me prendre en filature tout à l’heure, c’était pas une excuse peut-être ? La scène que tu m’as faite, c’était pas une excuse ? Vas-y ! Dis-moi ce que c’est, si c’est pas une excuse ! Parce que si tu veux, tant qu’on y est, toi aussi tu me tapes constamment sur le système avec ton joli petit minois de gamine irréprochable et tes attitudes de lèche-bottes finie ! Tu m’énerves, tu m’agaces, j’en ai marre de t’avoir dans les pattes et j’ai pas demandé à ce que tu passes ton temps à trouver le moyen de me faire plonger. »

Te victimiser, ce n’est pas dans ta nature, mais tu es bien obligé de passer par une phase où tu ramènes les problèmes à toi si tu veux pouvoir expliquer à Elain pourquoi tu la détestes autant, surtout à ce moment précis. Elle a gagné le gros lot. Et si tu ne risquais présentement pas ta tête en quittant la ville sans les autres membres du camp qui sont venus avec vous, tu t’en irais séance tenante pour rejoindre tes quartiers de soldat au camp Frilägen avec un jour d’avance.

« T’en as marre du bruit ? Tu veux que je te dise quoi, que t’es en pleine hallucination ? Bravo ma grande ! Mais je te ferais dire qu’on s’amuse pas non plus tous les soirs et que nos dortoirs sont séparés, donc à moins que tu ne viennes exprès nous espionner, je vois pas ce qui t’empêche de dormir, les autres recrues se sont pas plaintes, et va pas me dire qu’on leur fait peur, y a qu’une seule personne qui fait peur dans ce camp et c’est Hansson ! Alors maintenant, j’aimerais vraiment que tu me dises pourquoi tu ne cherches pas d’excuse pour me détester, parce qu’à mon avis je vais adorer entendre ça ! Qu’est-ce que tu fais de ton temps libre, hein ? Tu entretiens ta haine pour moi, vas-y, et comment ? En me suivant dans toute la ville et en guettant la faute ? Et après c’est moi qui ai un problème ? »

Oui, tu en as un, il s’appelle Elain et tu es présentement en train de l’engueuler comme il se doit. Ça faisait longtemps que tu ne t’étais pas énervé de la sorte. La dernière fois, tu en avais après un petit mousse qui ne savait décemment pas faire son boulot et à qui tu as remis les idées en place avec une engueulade en place publique. Elain subit le même sort. Et d’un côté, c’est profondément satisfaisant de lui crier tout ce que tu retiens contre elle depuis tout ce temps.

« Comme si j’étais le seul à profiter de ton statut de pauvre petite recrue pour te refiler du boulot. Et les gradés, tu crois qu’ils font quoi, hein ? Ben ils font pareil ! Bienvenue dans le monde impitoyable de la hiérarchie. Si t’es pas assez éveillée pour te rendre compte de ça, je peux rien pour toi, désolé ma grande ! N’empêche que tu me fais bien rire, avec ta belle logique qui dit que tu ne veux pas être jugée alors que tu fais exactement le contraire ! T’as fait quoi tout ce temps, hein, dis-moi ? T’as même pas essayé de me connaître ! Tout ce que t’as fait c’est me détester lentement et te chercher des bonnes raisons pour pouvoir continuer. T’as jamais essayé de discuter avec moi, et viens pas me dire que je suis pas mieux parce que, merci, j’suis déjà au courant ! Mais vas-y, je suis curieux de l’entendre, dis-moi quelle raison j’aurai de discuter avec toi alors que tu veux juste me détester ? Hein ? Vas-y, reproche-moi de jamais avoir fait aucun effort pour que le courant passe ! T’en as pas envie, tu t’en fous, tout ce que tu voudrais c’est un camp où il n’y a que les grands chefs et toi ! »

Le gradé qui vous accompagne, un lieutenant si tu te souviens bien, est descendu à cause du raffut que vous faites, Elain et toi. Enfin. Surtout toi pour le moment. Mais c’est l’heure des règlements de compte apparemment et tu ne laisseras personne se mettre en travers de ta route. Tu n’as pas été pirate pour rien. Au diable la Royale, tu comptes bien partir de cette ville avant l’heure.

« T’as pas arrêté de me balancer mes torts dans la gueule mais t’as jamais jugé utile de remarquer les tiens ! Pourtant t’es pas la seule à avoir foiré dans cette histoire. Tu veux qu’on reparle de la filature devant tout le monde ? Parce que moi je suis pas contre du tout, ça montre à quel point t’es déterminée à vouloir me faire dégager, tu l’as dit toi-même, mon passe-temps favori c’est qu’une ruse ! Et qu’est-ce qui te fait dire ça, hein ? Ben juste que t’as aucune envie de connaître qui que ce soit, tu te fies juste à ta première impression et si ça s’est mal passé, tu cherches des excuses pour détester la personne à vie ! »

En tout cas, c’est comme ça que tu as ressenti la chose. Reste à savoir si Elain est capable de se projeter un minimum dans la tête de quelqu’un d’autre pour prendre conscience que son comportement, en plus d’être parfois carrément déplacé, peut être profondément gênant. Le tien aussi, mais tu en es parfaitement conscient. Est-ce que tu vas t’en excuser ? Seulement si elle te le demande, et encore, gentiment.

« Alors maintenant, soit tu te cherches une autre victime et tu me fous la paix, soit tu te cherches une autre victime et tu me fous la paix ! Donc la prochaine fois, si jamais t’as envie de discuter, maintenant qu’on a mis les choses au clair, tu seras gentille de ravaler ta putain de rancune ! »

Là-dessus, tu quittes la table. Tu esquives les questions du gradé, ainsi que sa main qui allait s’abattre sur ton épaule, et tu remontes dans ta chambre en claquant la porte.



HRP : doooonc... voilà ? XD c'est vraiment parti en cacahuète, faut peut-être qu'on voie si on part sur autre chose, ou si tu veux qu'on continue avec le voyage de retour ? éventuellement qu'on se mette d'accord pour savoir si on fait ou non évoluer leur lien, je sais pas. A toi de me dire /o/
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The more, the merrier. / Elain
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