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 J'ai une panse donc je suis [Pasi]

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NOMADE
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MessageSujet: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Dim 20 Nov - 11:42



J'ai une panse donc je suis








Maden pressa le pas et se glissa deux maisons, puis prit soin de se plaquer contre l'un des murs. Il entendait encore dans la rue principale l'homme qui était sorti de l'auberge juste pour pouvoir lui régler son compte. Il ne savait pas s'il devait se sentir flatté qu'on lui accorde autant de temps ou s'il devait pleurer parce qu'il s'attirait toujours la colère des types les plus bagarreurs des lieux où il se rendait. Le gros baraqué n'avait pas l'air d'avoir fini sa crise, se défoulant en criant ça et là. Si le nomade ne voyait pas directement le grand homme, il pouvait apercevoir les réactions des passants dans la rue, qui affichaient des mines surprises ou effrayées. Pourquoi s'énervait-il autant ? Il ne lui avait pourtant rien fait, ni rien dit. Enfin, il avait juste malencontreusement renversé l'assiette du brave homme, et s'était ensuite excusé, enfin, avec ses mots, qui avaient peut-être été mal choisis, comme d'habitude. Le jeune homme soupira. Il ne lui restait plus qu'à attendre que son assaillant trouve autre chose à faire.

Justement, il entendit de nouveaux cris, mais ils ne lui étaient pas destinés. Visiblement, la brute avait estimé que l'un des passants l'avait dévisagé un peu trop longtemps. Maden profita de la nouvelle altercation, sortant de sa cachette pour traverser la rue rapidement, se dirigeant vers un endroit plus tranquille. Il ne put se détendre que lorsque les cris du type ne furent plus audibles, et il finit par se poser sur un banc. Il étendit ses jambes, regardant ses pieds. Il n'était pas au meilleur de sa forme, à vrai dire, il avait même faim. Il ne pourra pas retourner à l'auberge de laquelle il était sorti en trombe à cause de l'autre gaillard, puisque s'il y retournait, forcément, il rencontra un destin pas très agréable, avec les bleus et toutes les douleurs qui allaient avec. Il aurait bien aimé aller dans une autre auberge, mais il n'en avait pas les moyens, et la seule qui était abordable était celle qui lui était désormais fortement déconseillée. Maintenant, il pouvait bien se mettre le doigt dans l'oeil, ou même partout ailleurs, de toute manière il n'aura rien à bouffer.

Quoi que... Il avait de la nourriture, mais en petite quantité. Il aurait préféré avoir de la véritable nourriture, un bon plat comme on en faisait à l'auberge, avec l'alcool qui allait avec, et pas juste de misérables morceaux de viande séchée ou d'autres repas bizarres qui étaient la nourriture du voyageur par défaut, parce que c'était le genre de repas que l'on pouvait conserver des semaines et qui gardaient leur goût – si on pouvait dire que cela avait un goût. Sauf qu'il en avait assez, de ces repas, et que pour une fois, il aurait bien préféré avoir un véritable repas comme un sédentaire en faisait, dans les bonnes formes. Et puis, il lui semblait qu'il n'avait pas encore goûter aux repas typiques de la ville. Ce qui rendait son altercation avec l'autre type encore plus regrettable. Il ne put s'empêcher de soupirer, mais d'un souple plus exaspéré que le précédent, un peu énervé de ne pouvoir manger à son aise. Quelques secondes plus tard, il leva la tête pour regarder le paysage devant lui, la tête posée sur ses mains. Il ne savait plus vraiment quoi faire, et il n'arrivait pas à réfléchir. Il avait vraiment faim.

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FRILAGEN
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MessageSujet: Re: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Dim 20 Nov - 13:05





Une soirée de quartier libre à Huginn, tu n’attendais que ça. Et maintenant que tu l’as, tu vas pouvoir en profiter. Tu es seul, avec suffisamment d’argent en poche pour passer une bonne soirée. Hors de question donc de rester à l’auberge que votre groupe a choisie, tu la quittes sans te retourner et tu commences à te balader dans les rues de la ville, les mains dans les poches et une chanson au bout des lèvres. Tu fredonnes tranquillement en cherchant un endroit où te poser pour passer cette soirée tranquille. Tu n’as que l’embarras du choix, mais tu dois bien avouer qu’il manque une chose à Huginn, surtout le soir, c’est l’ambiance.
A Skuld, tu aurais d’office trouvé une auberge où aller, une table à laquelle t’installer pour apprécier une soirée à regarder les gens se taper dessus avant d’ajouter ton petit grain de sel. Au beau milieu de la ville mécène des Frilägen, les esclandres sont moins fréquents, et surtout, moins appréciés.

Tu soupires un peu et regardes autour de toi. Où vas-tu donc bien pouvoir aller ? Tu te le demandes. Enfin. Tu n’as pas tant que ça le temps de te poser des questions, puisqu’une personne sort en trombe de l’auberge la plus proche, bientôt suivie d’une autre personne, elle, plutôt énervée. Et ça crie. Et ça menace. Et toi, tu cherches la cible de ces menaces des yeux – sans doute la première personne à être partie. Où est ce parfait inconnu ? Bonne question. En l’absence de réponse à celle-ci, tu observes le deuxième gus.
Qui, lui, n’a pas envie que tu le dévisages. Et merde ! toi qui espérais être tranquille, tu viens de tout faire rater. D’autant que tu es censé éviter de faire du bruit dans cette ville. Tu te défiles assez lâchement quand l’énervé du jour trouve une autre personne à qui en vouloir.

Tu t’éloignes un peu, sans te presser. Et puis tu finis par tomber sur une silhouette qui a quelque chose de familier. Tu mets quelques secondes à comprendre pourquoi. C’est la personne qui s’est enfuie de l’auberge. Ou en tout cas, ça doit l’être, parce que c’est la seule option que tu as. Tu te retournes machinalement pour regarder derrière toi. Comme si quelqu’un allait apparaître. Mais non. Ton attention revient sur cette personne, affalée sur un banc.
Et si tu allais l’embêter ?
Tu t’approches, esquisses un petit mouvement de ta main à partir de ton front pour le saluer.

« Bonsoir ! »

Tu recales tranquillement tes mains dans tes poches. Tu restes à quelques mètres, pas plus de trois ou quatre, et tu inclines légèrement la tête de côté avec un léger sourire sur les lèvres. Embêter quelqu’un ? Ça te connaît, et tu as le contact facile, alors pour toi, c’est vraiment du gâteau.

« C’est après vous qu’il en avait, non, l’autre hurluberlu ? Vous lui avez dit quoi pour qu’il décide de se venger sur le premier venu ? Non parce qu’au rythme où ça va, vous finirez avec l’intégralité de la ville à dos ! »

Cesse donc de lui faire peur, espèce de pignouf.

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NOMADE
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MessageSujet: Re: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Mar 22 Nov - 14:27



J'ai une panse donc je suis









Il posa une main sur son estomac, sentant quelques légers gargouillements au fond de celui-ci. Si seulement la rencontre avec l'autre type, dans l'auberge, s'était passé autrement... En ce moment, il serait en train de manger un bon repas comme il le méritait. Le nomade soupira une nouvelle fois. Et bien, il devra faire autre chose de l'argent qu'il avait amassé avec difficulté. Il ne remarqua pas la silhouette qui s'approchait de lui, et ne le vit que lorsqu'elle fut près d'elle. Un homme qui avait l'air de vouloir lui parler, lui demandant tout de suite si c'était lui qui avait énervé l'autre gaillard.

Instinctivement, Maden tourna la tête derrière lui, vérifiant que l'autre coléreux n'était pas dans les parages. Tout était silencieux, ou du moins normal, pas un bruit. Bon, ça va, il ne l'avait pas encore retrouvé, il pouvait encore respirer, mais pour combien de temps encore ? L'inconnu était curieux, lui demandant ce qui s'était passé pour en arriver là. Il se rassit correctement sur le banc, puis haussa les épaules :

-Oh, alors d'abord, j'ai renversé sans le vouloir son assiette. Le bon monsieur s'est énervé contre moi, il m'a parlé de lui repayer le repas... Sauf que j'en avais à peine assez pour un repas ! Donc bon, je me suis excusé et je lui ai dit qu'on pouvait toujours ramasser ce qu'il y avait par terre, parce qu'y a pas de mal à manger ce qui est par terre ! Faut même dire que j'ai l'habitude de manger par terre... Mais je crois que le gars a cru que je me fichais de lui...

A la fin de ses mots, il tourna à nouveau la tête vers la direction opposée, là d'où il venait, vérifiant qu'il n'était pas encore arrivé. D'ailleurs, il devait aussi vérifié qu'il n'y avait pas aussi des civils qui seraient énervés contre lui, d'après les dires de l'inconnu. Et puis, cet inconnu, il avait beau lui avoir déballé toute l'histoire sans réfléchir, maintenant qu'il y repensait... Il tourna à nouveau la tête vers lui, plissant légèrement les yeux. C'était vraiment rare, quand il parvenait à avoir une pensée qu'il songeait être probable.

-Hmm, par contre, dans "intégralité de la ville", vous êtes compris dedans ?!

Parce que lui aussi pouvait être énervé, même si cela ne se voyait pas.

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MessageSujet: Re: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Mer 23 Nov - 2:59





Tu arques légèrement un sourcil avant d’éclater de rire. Juste pour ça ? Franchement, il exagère un peu l’autre énergumène qui se défoule sur tout le monde ! Tu penses ça avec une certaine ironie, parce que tu n’as pas de mal à imaginer que quelqu’un qui te dit que, bah, tu peux toujours ramasser les restes de ton dîner, peut donner l’impression de se foutre royalement de toi, mais la situation t’amuse quand même, parce que le jeune homme en face de toi a l’air tellement sincère quand il en parle… Il en est presque candide, et on dirait que tu lui as vraiment fait peur en lui disant que l’intégralité de la ville serait bientôt sur son dos.
Tu ne ris pas longtemps, mais tu gardes un grand sourire scotché sur ta figure et tu viens t’asseoir à côté de lui sur le banc, légèrement de biais, un coude négligemment posé sur le dossier en bois.

« Oh non ! je suis pas d’ici, moi, je m’en fiche de ce qu’il peut se passer dans cette ville, je me contente de regarder en appréciant le spectacle. »

Tu ne vas certainement pas le rassurer en lui disant que tu agis en irresponsable spectateur les trois-quarts du temps, mais, honnêtement, tu t’en fous de ce qu’il peut se passer à Huginn. Déjà, de base, tu es originaire de Skuld, et Skuld n’en a jamais rien eu quoi que ce soit à faire du reste du Royaume tant qu’il n’était pas question de piller un navire ou d’échapper à la Royale. Et en plus, tu es Frilägen. En soi, ce serait une bonne raison de te préoccuper des affaires de Huginn, mais tu es soldat Frilägen. Tu n’as pas tant de responsabilités que ça, tu n’es pas comme un gradé qui doit surveiller ses arrières.
Tu hausses vaguement les épaules avant de jeter un regard aux alentours. Il n’y a absolument personne. Ce n’est pas plus mal, parce que tu as une méchante envie de casser du sucre sur le dos de la personne que ton interlocuteur a énervée en un rien de temps. Et c’est mieux de le faire s’il ne t’entend pas.

Ne serait-ce que pour éviter un esclandre qui pourrait fort bien remonter aux oreilles de tes supérieurs hiérarchiques, et ça, tu t’en passeras volontiers.

« Mais… dis-moi, j’te fais peur pour que tu réagisses comme ça ? Non parce que pendant une seconde j’ai bien cru que t’allais te carapater en courant pour plus jamais revenir. »

Tu es machinalement passé au tutoiement. C’est plus simple, pour toi, tu es quelqu’un d’assez familier pour à peu près tout et n’importe quoi, et surtout, surtout l’invention de jurons. Il faut dire qu’en tant qu’ex-pirate, tu as une certaine expérience dans le domaine.
Tu souris un peu plus, pousses très vaguement et très légèrement l’épaule de ton vis-à-vis du poing.

« T’inquiètes pas ! j’te ferais rien, va. T’as carrément mis un peu de lumière dans ma soirée, c’était assez drôle de voir l’autre imbécile sortir de l’auberge et chercher dans tous les sens où t’avais bien pu disparaître. Faut dire qu’il a pas cherché longtemps, ni très bien ! T’es plutôt bon pour prendre la fuite. »

Tu commences beaucoup moins à t’ennuyer, maintenant.

« Il avait pas l’air finaud, de toute façon, ton hurluberlu. Ca m’étonne même pas qu’il ait cru que tu te fichais de lui, ça devait être la première fois qu’on lui résistait. Et je vais pas te cacher que c’était drôle de le voir regarder dans tous les sens, on aurait dit un chien un peu bête à qui t’as lancé une balle de chaque côté ! »

Il faudra que tu trouves un chien un peu plus stupide que les autres juste pour tester, tiens.

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NOMADE
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MessageSujet: Re: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Jeu 12 Jan - 11:29


   

   
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L’inconnu qui l’avait abordé éclata de rire en entendant son histoire. Maden ne comprit pas exactement s’il riait de la situation, ou de lui. Oh, ça ne dérangeait pas le jeune homme qu’on rit de lui, loin de là, mais il avait souvent du mal à saisir ce qui se passait autour de lui, et quand on savait qu’il y avait des risques à ce qu’un paquet de monde soit en rogne contre lui, il valait mieux être sûr qu’il n’y avait rien à craindre, au cas où. L’homme lâcha qu’il n’était pas d’ici et qu’il se fichait un peu de la ville, tout en prenant place à côté de lui. Le nomade en fut rassuré, même si c’était tout de même étrange de voir un personnage tel que lui ici. Oh, et puis, il ne pouvait pas mieux tomber, c’était quand même bien plus agréable que de tomber sur l’autre type en colère ou alors sur quelqu’un qui n’apprécierait pas sa présence.

Rassuré qu’il n’y avait rien à signaler autour d’eux, il se rassit normalement, écoutant à nouveau son comparse du jour, dont il ne connaissait pas le nom. Il lui demandait maintenant s’il lui faisait peur. Bonne question. A vrai dire à un moment, quand il avait envisagé que ce gars pourrait bien être en colère contre lui, il lui avait quand même fait peur. Et puis, ce gars était plutôt bien bâti, sans être une brute épaisse comme l’autre, mais quand même. Et puis, songea Maden, il était vraiment facile d’être plus musclé que lui, vu comme il se nourrissait si peu et ne faisait pas vraiment d’efforts pour améliorer sa carrure. Bah ! Être un gros machin plein de muscles, ça n’avait jamais été son but, alors bon…

-Au début oui, quand même ! Faut dire que je cherche à ne pas m’faire voir, et voilà que t’arrives en me balançant que je vais devenir le gars le plus recherché de la ville !

Il était passé au tutoiement comme l’autre, décidant d’arrêter de se compliquer la tâche en restant trop formel. Il haussa les épaules, se disant que ce type n’était plus une menace, enfin pas avant qu’il parvienne à dire le mot de travers, comme à son habitude. Il sourit à l’autre quand il lui pousse l’épaule du poing, puis il rit en entendant ses paroles, même si la répétition de cette scène lui rappelait que l’autre imbécile, comme il disait, devait encore le chercher à l’heure qu’il était. Il n’avait pas choisi le bon pâté de maisons, et c’était tant mieux pour l’instant.

-J’suis un pro en la matière ! Ca fait bien des années qu’à chaque fois qu’j’entre dans une ville, y’en a toujours quelques uns qui veulent m’faire la peau. A un moment j’ai saisi les petits trucs et astuces pour y échapper !

Même si dans un bon nombre de cas ses poursuivants finissaient par le retrouver, et fatalement par lui faire sa fête. Mais bon, il n’allait pas le répéter à l’autre brave homme, et pour l’heure se contenterait de l’écouter continuer de parler. Il éclata de rire en entendant les nouvelles critiques. Il ne s’attendait pas à rencontrer une personne qui se mettrait de son côté, cela arrivait bien rarement, et il en était toujours heureux à chaque fois. Il avait aussi des relations de bonne entente et de compréhension avec les nomades qu’il rencontrait parfois en cours de route, mais pouvoir parler avec des civils, c’était parfois plus amusant.

-T’es vraiment sympa ! Lui dit-il en découvrant ses dents dans un large sourire. Mais au fait, j’me suis pas présenté ! Je m’appelle Maden.

Il enchaîna ensuite, tout sourire :

-Au faite, tu connaîtrais pas une auberge vraiment pas chère dans le coin ? J’ai la dalle, et j’peux pas remettre les pieds là bas, sinon j’y perdrais des dents…

Ce serait triste d’être réduit à manger que des plats mous ou liquides.
   
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FRILAGEN
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MessageSujet: Re: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Sam 14 Jan - 6:32





Tu gardes ton grand sourire. Ton interlocuteur s’appelle donc Maden. Tu notes ça dans un coin de ta tête qui n’a pas encore été maltraité par ta connerie naturelle.

« Moi c’est Pasi. Enchanté ! »

Et tu as de quoi l’être vu la manière dont il a illuminé ta soirée. Par contre, pour ce qui est de la suite des événements, il se peut que tu finisses par avoir une mauvaise nouvelle à lui annoncer. Oh, des auberges décentes et pas trop chères, tu en connais pas mal – les grands chefs vous logent dans une de celles-là quand vous êtes détachés en ville pour une mission quelconque, les radins – mais tu dois bien avouer que tu n’as pas non plus envie d’une soirée trop calme et que ton tempérament d’ancien pirate a surtout flairé la perspective d’une bagarre avec un parfait inconnu et que, si c’est le parfait inconnu qui commence, tu as une raison pour continuer sans risquer de te faire taper trop fort sur les doigts à ton retour du camp.
Pas que tu comptes taper sur Maden, non. Mais sur le gars qu’il a dérangé, oui. Tu ne peux pas nier que tu en as eu vaguement envie quand celui-ci t’a jeté un regard qui se voulait meurtrier mais qui ressemblait à celui d’un chien de chasse à l’affût du mauvais truc.

Après, est-ce une bonne idée ?
Non, absolument pas.
Mais as-tu déjà eu de bonnes idées dans ta vie ?
Non plus.
Comme ça, la question est plus ou moins réglée. Tu hausses vaguement les épaules pour ponctuer ton début de réponse. D’un point de vue purement technique, tu pourrais l’amener jusqu’à l’auberge choisie par les gradés, mais tu n’en es pas parti pour y retourner, et il ne manquerait plus que le lieutenant qui est avec vous tente une opération de recrutement express d’une crevette qui arrive à froisser les gens à peu près aussi bien que toi. On serait capable faire retomber la responsabilité de tout ce bazar sur toi, et tu n’as pas envie.

« Ben, des vraiment pas chères, y en a, mais je sais pas si elles seront toutes au niveau que tu espères. Par contre, on peut en chercher une autre à deux. Je sais pas combien t’as avec toi, mais si on met nos économies en commun on devrait pouvoir s’autoriser de taper un peu plus dans le haut du panier, pour une fois. »

Ça va te changer agréablement de la nourriture du camp qui, sans être mauvaise, ne vole quand même pas très haut et mériterait quelques améliorations la plupart du temps. Tu te demandes même encore si les chefs sont vraiment logés à la même enseigne que vous les soldats, autrement, quelque chose te dit qu’il y aurait eu du changement dans les assiettes depuis un moment.
Tu te lèves du banc, t’étires un peu avant de recaler tes mains dans tes poches. Tu as toujours envie de pouvoir mettre ton grain de sel dans une bonne bagarre, mais ça, tu peux aussi le faire au camp. Même si le décor peut faire toute la différence.

« T’as pas l’air de très bien connaître la ville, je me trompe ? Allez, viens, je vais te montrer les bonnes adresses, ça te servira si jamais tu reviens dans les environs plus tard ! »

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MessageSujet: Re: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Jeu 19 Jan - 14:24



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L’homme ne tarda pas à se présenter à son tour, énonçant son prénom : Pasi. Voilà un prénom bien original ! Il était vraiment content d’avoir fait la connaissance d’un type aussi sympathique que lui alors que quelques minutes avant il était persuadé qu’il allait passer une sale fin de journée. Maintenant qu’il était en bonne compagnie, il n’avait plus à s’inquiéter de ça ! Il ne manquait plus qu’à ne pas revoir à nouveau l’autre gros mec de tout à l’heure : il serait bien dommage qu’il vienne gâcher la tournure de cette si belle rencontre ! Maden le regardait, attendant une réponse, parce que toujours son estomac criait famine, et toujours il pensait que peut-être il aurait l’opportunité de sauver sa fin de soirée grâce à ce brave Pasi. Finalement, il lui répondit d’un ton tranquille, lui proposant tout simplement qu’ils associent leurs bourses pour trouver une auberge de bonne qualité. Mais quelle idée lumineuse ! Non mais franchement, c’était un chic type ! Lui qui pensait qu’il allait seulement pouvoir se reposer dans une auberge encore plus miteuse que celle où il avait rencontré l’autre loubard, il allait pouvoir passer une soirée avec un compagnon ; une bonne soirée, qui plus est !

-C’est une super idée ! J’en ai pas beaucoup dans les poches, mais à deux, on devrait trouver une auberge digne de ce nom !

En plus d’être un homme gentil et compréhensif, il était en plus plutôt généreux ! Car, il fallait être honnête, ça allait être lui plus que Maden qui allait mettre la main dans la poche, car le nomade était pratiquement sans le sous. Il espérait vraiment qu’à deux, ça ferait l’affaire. Il manquerait plus que l’autre soit dans la même situation que lui et qu’ils se retrouvent à errer bêtement dans la nuit. Parce qu’il en avait un peu assez, d’errer comme ça, il le faisait assez quand il voyageait dans les contrées sauvages, bravant le froid, la pluie, les créatures dangereuses, les routes accidentées, et il ne savait quoi encore de compliqué suivant ses rencontres ou les stupidités qui lui traversaient l’esprit de temps à autre – ou plutôt tout le temps, en vérité. Alors, quand il se leva, le nomade fit de même, motivé à ne pas perdre de vue celui qui pourrait bien lui sauver la mise. Il lui demanda ensuite s’il connaissait la ville, puis lui proposa de lui en faire une petite visite. Il ne pouvait pas mieux tomber, il avait maintenant quelqu’un pour lui montrer tous les secrets de Huginn !

-Tu l’as deviné, je suis même un peu perdu ! Et bien d’accord, j’te suis ! Oh, et puis, c’est vraiment gentil de ta part, on se connaît à peine et tu me proposes déjà quelques tuyaux, je n’aurais jamais pensé que ça m’arriverait un jour. Merci beaucoup !

Etait-ce trop tôt pour se lancer dans les remerciements ? Il ne savait pas vraiment, mais cet homme avait décidément l’air beaucoup trop amical pour ne pas se retenir là-dessus. Il lui emboîta le pas, avançant en regardant le paysage autour de lui, faisant cependant attention à ce qu’un certain homme baraqué ne débarque pas de nulle part en se jetant sauvagement sur lui pour lui régler son compte. Et il comptait sur Pasi, aussi, pour connaître les rues par cœur, pour lui échapper au cas où il surgissait soudainement. Voyant qu’il n’y avait aucun signe avant coureur, il se détendit bien vite, adaptant une marche tranquille à côté de son ami du jour.

-T’as dit que t’étais pas d’ici, pourtant, tu connais bien la ville. Tu viens d’une autre ville aux alentours, ou alors tu aimes voyager ?

Qui sait, peut-être qu’il aimait bien voyager comme lui et qu’ils avaient un point commun.

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MessageSujet: Re: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Ven 20 Jan - 9:42



Par réflexe, tu regardes quand même ce que tu as sur toi. Le salaire de soldat n’est pas mirobolant, mais tu économises depuis la dernière fois que tu as eu l’autorisation de sortir, soit cinq mois. Tu n’as pas non plus tout pris avec toi – ce serait du suicide, même à Huginn – mais tu as quand même une jolie petite somme qui te permettra de choisir un endroit digne de ce nom, même sans tout dépenser et en en gardant un peu pour toi. Parce que, oui, tu as un côté radin et tu comptes bien ramener deux trois choses de la ville au camp. D’autres soirées avec tes camarades ou un certain lieutenant en perspective.
Tu marches tranquillement, en remettant ta bourse dans ta poche. Tu tournes légèrement la tête vers Maden quand il te parle.

« Je suis Frilägen. De temps en temps on est autorisés à venir en ville, alors à force on connaît l’endroit et les bonnes adresses ! Mais de base, j’aime voyager. »

Et ça, ça te vient de tes années en tant que pirate. Revenons à Maden, donc. Il est plus petit que toi, légèrement, mais il est beaucoup plus frêle, ce qui fait qu’il a l’air… encore plus petit, en fait. Ça te donne envie de lui tapoter le haut de la tête, comme à un enfant. Quand tu l’as aperçu sur le banc, il avait tout l’air d’une petite chose perdue.
Il a toujours plus ou moins l’air d’une petite chose perdue. C’est en partie ce qui fait que tu l’aimes bien. Tu continues de marcher tranquillement. Vraiment, Maden te plaît. L’air de rien, vous avez des tempéraments très similaires. Vous avez plutôt tendance à énerver les gens, plus ou moins volontairement, et, comme ça, au débotté, tu dirais que le jeune homme aime bien barouder.
La soirée s’annonce vraiment de mieux en mieux.
Tu as un vague haussement d’épaules.

« Oh, la vie de soldat, c’est pas non plus le pied. J’ai connu mieux, mais j’ai aussi connu pire. Et puis c’est pas mal d’avoir un toit au-dessus de sa tête et qu’on est sûrs d’avoir des repas à heures fixes, l’air de rien c’est un sacré avantage. »

Tu te mets à sourire.

« T’inquiètes, hein ! J’essaie pas de te recruter, je ferai pas cet honneur aux Frilägen. En plus je crois qu’ils veulent arrêter de recruter des gens, ils ramassent trop de cas, donc même si je le voulais, je pourrais pas te ramener. T’as pas à t’en faire. Bon, c’est sûr qu’il y a pire que les Frilägen, très honnêtement, les cinglés qui sont dans le grand nord, je crois qu’ils battent tous les records qu’on puisse établir… Mais, quand même, ce genre d’endroits c’est pas non plus le paradis sur terre. »

Toi ? Faire de la publicité au camp ? Haha ! plutôt mourir. Tu veux bien admettre que le camp est cent fois plus agréable que les geôles de Midgard, Mais il y a une limite à tout, et pour n’importe qui voulant vivre de manière totalement libre sans une hiérarchie posée au-dessus de sa tête et ayant un droit de regard sur quasiment tout, le camp n’est certainement pas la destination rêvée.
Mais puisque vous avez bien avancé dans la ville, tu désignes une auberge où tu es déjà allé. Les prix sont corrects et le service dans la moyenne haute de ce que tu peux accepter – et tes années en tant que capitaine d’un vaisseau pirate ont, l’air de rien, considérablement augmenté tes exigences.

« Tiens. Ici c’est un endroit sympa. Tu n’y croiseras certainement pas l’ahuri de tout à l’heure et les prix sont abordables. Qu’est-ce que tu en dis, on tente ? »

En tout cas, toi, tu ne diras pas non, tu commences sérieusement à avoir faim.

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MessageSujet: Re: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Lun 23 Jan - 14:47



J'ai une panse donc je suis







Oh, il était Frilägen ?! Maden avait du mal à y croire, il n’avait pas la tête d’un homme venu d’un des fameux trois camps, en vérité. Quoi que, il ne pouvait pas juger une personne aussi vite, ils se connaissaient à peine. Alors qu’ils continuaient de marcher, Pasi commença à parler de la vie au camp, d’avoir un toit au dessus de sa tête et des repas. Ah, ça, le jeune homme ne pouvait remettre en doute ces paroles ! Pouvoir être sûr de dormir au chaud et le ventre plein était un luxe qu’il ne connaissait qu’en petites occasions, et à peine savoir que son sac était rempli de nourriture et que ses couverture étaient de bonne qualité étaient pour lui déjà un merveilleux plaisir. Mais vivre dans un camp, sous la botte d’autres personnes ? Non merci. Même si la vie dehors n’était pas une partie de plaisir, le jeune homme tenait vraiment à sa liberté, bien que le prix de cette liberté, il le ressentait à chaque instant de sa vie. Mais quoi de mieux qu’une nuit à la belle étoile ? Ou de rencontrer des personnes uniques et formidables à chacun de ses arrêts ? Cela n’avait pas de prix, et rares étaient les vies à pouvoir jouir de ces instants là.

Comme s’il avait perçu son dégoût à l’idée de faire partie d’un camp, quel qu’en soit lequel, son camarade ajouta bien vite qu’il y avait trop de recrues dans le camp et qu’il n’essaierait pas de le recruter. Parce qu’on pouvait recruter comme ça ?! Maden ria légèrement, amusé à l’idée que des personnes aient pu se laisser avoir si facilement en croisant des recruteurs dans un coin de rue. Son rire eut un peu moins d’entrain lorsque Pasi mentionna le camp du nord, éveillant en lui quelques vagues souvenirs qu’il s’était donné du mal à enfoncer loin dans un coin de sa tête. Hors de question de refaire de sales cauchemars avec des goules et des flammes à l’odeur putride…

-N’y comptes pas là-dessus ! Personne ne me recrutera, tu peux en être sûr. Je me vois mal travailler pour quelqu’un, et encore moins pour les autres idiots qui sont juste à côté du roi. Je préférerais y perdre un bras…

Quoi que, il en avait encore besoin, de ce bras.

-Et puis, voyager, c’est toute ma vie. Au faite, je suis nomade ! Ah, bien sûr, avoir une maison et de quoi se nourrir tous les jours, c’est une sacrée bénédiction, j’peux te dire que tu as de la chance. Mais je crois que j’ai trop l’habitude de ne pas rester au même endroit pour avoir ce genre de boulot, et puis, y’a toujours des tas de choses à voir dehors.

La conversation avait été assez longue pour que finalement, ils trouvent une auberge qui leur était abordable. Enfin, abordable était un euphémisme. Pour Maden, c’était de la haute qualité, en tout cas, l’enseigne paraissait être vraiment propre de l’extérieur. Pasi lui proposant de tenter celle-ci, en assurant que l’autre type en rogne n’allait pas venir ici, le nomade ne se fit pas prier.

-Allons-y !

Il avait entièrement confiance au frilägen, et s’il disait que l’endroit était agréable et que les prix n’étaient pas trop chers, alors il n’allait pas refuser cette offre. Avançant jusque l’auberge, sentant son ventre crier famine, son sourire s’étira à l’idée d’enfin se reposer dans un lieu tranquille. Lorsqu’ils entrèrent dans l’auberge, la première chose que fit Maden, toute sa joie retrouvée, fut de s’adresser à la première personne qui lui paraissait être un des employés :

-Bonsoir à vous ! On voudrait le meilleur plat et la meilleure boisson que vous offrez !

Il avait dit ça d’un ton naturel et assuré, mais bien rapidement il se ravisa, tournant rapidement la tête vers Pasi, au risque de surprendre la personne à qui il venait de faire la commande.

-Enfin, si c’est bien aussi ce que tu veux !?

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MessageSujet: Re: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Mer 25 Jan - 7:43



Tu hoches la tête avec un petit rire. Si c’est bien ce que tu veux ? Et comment ! La journée de voyage a été longue, et puisque cette fois, tu as l’occasion de passer ta soirée comme tu l’entends sans avoir de petite recrue fouinarde dans les pattes, loin du reste du groupe qui doit être, lui aussi, occupé à vagabonder quelque part en ville – à moins qu’ils ne soient tous restés à l’auberge, mais tu en doutes fort – tu ne vas pas te priver de faire ce que tu veux. Et puis tu n’as pas proposé à Maden un arrangement avantageux pour l’envoyer sur les roses aussitôt, ce n’est pas ton genre. Tant qu’il n’essaie pas de te ruiner, tu n’as aucune raison de lancer une bagarre quelconque. On ne te pardonnerait pas un esclandre.
Ceci dit, tu ne peux pas nier que l’annonce de Maden t’a quand même un peu surpris. Chez les Frilägen, on vous apprend quand même à être un minimum discrets, et tu tenais déjà un certain sens de la discrétion de ton ancienne vie de pirate, et tu dois bien avouer que, cherchant la tranquillité quand tu étais capitaine, il ne t’était jamais venu à l’idée de lancer une requête comme ça à l’entrée d’une taverne.

Il faut dire que tu en avais déjà vu un ou deux s’y essayer et être reçus en conséquences. L’idée te faire sourire pendant que tu vas t’installer à une table de libre en invitant Maden à te suivre. Quitte à avoir demandé ce que l’auberge faisait de mieux, autant ne pas rester debout, vous ne paierez pas plus cher. Enfin, en espérant. Heureusement que tu sais que les prix de l’endroit sont abordables et restent quasiment les mêmes selon ce qu’on peut choisir, sinon tu aurais probablement regardé ton vis-à-vis d’un air circonspect avant de lui dire de se calmer un peu.
Tu remercies l’aubergiste, qui vous amène une bière chacun,  d’un bref signe de tête avant de reporter ton attention vers Maden. Tu inclines un peu la tête de côté.

« Et donc, tu voyages ? T’es allé dans beaucoup de coins comme ça ? »

Voyager, tu aimes ça aussi. Même si ta capacité de mouvement est maintenant royalement restreinte – littéralement. Mais tu n’en veux pas non plus aux Frilägen, après tout, ils t’ont accueilli alors qu’ils auraient pu continuer de te laisser moisir dans une geôle de Midgard.
Tu commences tranquillement à siroter ta bière en attendant que Maden te réponde. Pour le moment, tu n’as pas tellement d’autre sujet de conversation, tu as juste posé une question et tu n’as aucune raison de partir en divagations quelconques.



HRP : pardon, c'est un peu plus court que d'habitude mais je me suis bloquée comme une andouille avec la question de mon propre personnage et je voulais pas te damer le pion pour la suite XD
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MessageSujet: Re: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Ven 27 Jan - 15:36


   

   
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Il fut contenté de voir que son compagnon désirait bien commander la même chose que lui. Ouf ! Il avait eu peur que l’homme ne soit pas d’accord avec son idée et que sa soudaine initiative lui déplaise. Tant mieux, au moins allait-il continuer de passer un bon moment en toute tranquillité. Il lui emboîta le pas pour prendre place à l’une des tables. Ce que ça pouvait faire du bien de pouvoir s’asseoir dans un endroit chaud et paisible, et de savoir qu’on allait avoir bientôt un bon repas de servi. Tout sourire, il accueillit chaleureusement le verre de bière servi par l’aubergiste en en buvant quelques gorgées. Alors qu’il reposait sa chope en soupirant de satisfaction, Pasi lui demandait s’il avait beaucoup voyagé. Ah pour ça, oui, il en avait vu, des endroits, tout comme il en avait vu des vertes et des pas mûres. Même si ce qu’il avait vu n’était encore qu’une petite partie du monde, car même s’il avait beaucoup voyagé, lorsqu’il était encore parmi les gens de son ancienne tribu, il n’avait pas visité énormément de lieux, puisqu’ils avaient pour habitude de passer par les mêmes endroits. Question de rites et de coutumes qu’il n’avait jamais pu vraiment saisir, lui qui à chaque genre de cérémonie se volatilisait pour aller voir un peu plus loin s’il y avait quelque chose de plus intéressant.

-Je suis allé un peu partout, ouais. J’suis déjà allé à Midgard, mais pour être honnête, l’ambiance, j’ai détesté. J’ai l’impression qu’ils ont un problème avec les gens comme moi – ils préfèrent les personnes qui restent sagement à leur place, et ça, c’est pas à mon goût. Du coup, j’aime éviter cet endroit…

Pour une fois depuis qu’ils s’étaient rencontrés, le sourire de Maden disparut dans une grimace de dégoût. Chaque fois qu’il se rendait à Midgard, il lui arrivait un sale truc, comme si cette ville l’avait maudit et que jamais il n’y serait en paix. D’un autre côté, ce n’était pas comme s’il voulait y faire sa vie ou passer tout son temps là bas ; il valait donc mieux ne jamais se rendre à Midgard, ou au moins le moins souvent possible. Il posa un doigt sur son menton, réfléchissant à un autre endroit.

-Tiens, une fois, j’était passé par Muspelheim ; là par contre, c’est le contraire de Midgard. C’est une ville fort sympathique, mais il se passe pas énormément de choses. Mais vu qu’c’est une ville tranquille, j’avais pas eu de mal à trouver une famille de fermiers qui m’avait laissé passé la nuit chez eux. M’enfin, j’préfère quand il se passe quelque chose.

Il s’arrêta en soupirant, pensant à la belle nuit qu’il avait passé, événement qui n’arrivait pas souvent. Lorsqu’il vivait encore auprès de sa tribu, il n’avait jamais eu ce problème de logement, mais les quelques problèmes qu’il avait eu avec la tribu elle-même et les divergences l’avaient poussé à la quitter de manière définitive, et il n’espérait pas les recroiser, fussent leurs couvertures plus douillettes que jamais. Il finit par soupirer, chassant les sombres pensées comme elles étaient subitement venues dans son esprit, passant à autre chose :

-Enfin, même si j’me suis baladé dans quelques endroits et qu’c’était génial, il m’en reste encore des tonnes à voir ! D’ailleurs, c’est bien la première fois que j’viens ici.

Sentant qu’il manquait un peu de salive, il étancha sa soif avec quelques bonnes gorgées de bière. Puis il lui demanda, avec un large sourire, les yeux brillants de curiosité :

-Oh, mais t’avais dit que t’aimais voyager. A part Huginn, t’es allé où, avant ?


[HRP : T'inquiète pas, ta réponse était super ! :3 ]
   
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MessageSujet: Re: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Dim 29 Jan - 9:19



Où est-ce que tu es allé ? Quand on fait le compte, pas bien loin, et pas dans beaucoup d’endroits, mais tu as beaucoup bougé pendant des années et ça a contribué à développer ta curiosité de voyageur. Tu ne cacheras à personne connaissant ton passé de pirate que tu aurais beaucoup aimé pouvoir aller de l’autre côté du continent pour explorer les mystères du Ginnungagap. A ceci près qu’il y a beaucoup moins de navires intéressants qui passent dans cet endroit et qu’il ne viendrait à l’idée d’aucun pirate sain d’esprit de s’attaquer à une embarcation transportant du bois. Pilleurs, oui, mais il y a des limites à tout.
Tu souris tranquillement en sirotant ta bière pour laisser Maden mariner un peu avant de répondre à sa question. Tu prends le temps de te souvenir de tout histoire de ne pas non plus lui raconter de conneries – il ne manquerait plus que ça, tiens ! Tu finis par poser ton verre et tu penches la tête de côté.

« J’ai aussi vu Muninn et Haaken. Un peu moins en détails que Huginn, on y était que de passage à un moment, mais ce sont des endroits plutôt sympas, surtout Muninn en fait. Les tanneries, c’est pas spécialement ce que je préfère, honnêtement. »

Haaken avait cette atmosphère lourde et enfumée qui t’avait automatiquement déplu. La ville en elle-même pouvait être agréable, tant qu’on s’éloignait du quartier des tanneurs, qui présente tout de même la majeure partie de l’endroit. Dommage. Tu n’es pas contre y retourner, mais c’est vrai que tu n’y feras certainement pas ta vie, si jamais tu quittes les Frilägen un jour, ce qui ne risque pas d’arriver.

« Sinon, j’ai vu Midgard, et je confirme, c’est vraiment pas la ville la plus agréable dans laquelle j’aie été. Après, pour l’ambiance générale, je peux pas trop dire, parce que l’essentiel du temps que j’y ai passé, j’étais… ben. Oui, aux fers, on peut dire ça comme ça. Mais d’après ce que tu me dis, le reste de la ville est au moins aussi accueillant que les geôles, donc je pense qu’on peut dire que c’est pas non plus un endroit de rêve. Et je recommande absolument pas, que ce soit leur prison ou leur tribunal. Ni les gens. Ils sont d’une amabilité là-bas, c’est dingue… »

Libre à Maden de percevoir toute l’ironie qu’il y a là-dedans. En tout cas, tu ne l’as pas dosée avec le dos de la cuiller, et le ressentiment que tu as pour Midgard est aussi compréhensible qu’il peut paraître injustifié – après tout, tu étais un pirate, il est donc normal que tu aies atterri dans les cellules de la capitale. Ce n’est pas pour autant que tu les as appréciées.
Une petite lueur passe dans ton regard, et tu souris un peu plus avec un vague haussement de sourcils avant de reprendre une gorgée de bière.

« Eh ouais. J’ai pu passer trois mois dans les geôles de Midgard, tu traînes avec un ancien criminel. T’as pas trop peur, j’espère ? »

Tu ricanes doucement. Tu n’es pas un pirate repenti, mais presque. Disons juste que tu tiens suffisamment à ta tête pour ne pas faire de conneries susceptibles d’attirer l’attention de la royauté.

« Du coup, dans les autres endroits que j’ai vus, eh bien. J’ai pu voir Njörd, et l’île Vali aussi. Et je connais Skuld comme ma poche parce que j’y ai passé l’essentiel de ma vie. J’ai pu voir l’île Nidhögg d’assez loin, j’ai vu la chaîne Heimdallr depuis la mer, et c’était quand même vachement beau. On est passés pas loin d’Alfrödul, après avoir traversé je sais plus quelle forêt qui est entre Alfrödul et Njörd. La forêt Ahti, je crois… ? Bref. J’ai vu du pays et maintenant je suis coincé entre les Frilägen et Huginn, mais je m’en plains pas. »

Tu finis ta bière. La vie chez les Frilägen n’est pas si mal, même pour un ancien pirate.

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MessageSujet: Re: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Mar 31 Jan - 12:44



J'ai une panse donc je suis






Lorsqu’il eut fini de parler de ses voyages et qu’il demanda à l’autre où il avait bien pu se rendre, ce dernier laissa planer un moment de silence, vidant un peu plus sa chope de bière. Pendant ce temps là, Maden s’impatientait, attendant avec impatience la réponse du soldat, scrutant son visage et ses lèvres, guettant le moment où il prendrait la parole comme un enfant qui attendait que l’un de ses parents lui raconte une histoire avant de pouvoir enfin s’endormir d’un sommeil paisible. Lorsqu’il prit enfin la parole, le nomade écouta attentivement, curieux d’en savoir plus sur ce Pasi, qu’il considérait déjà comme un bon ami.

Lui aussi avait fait son bout de chemin, avait traversé des villes que lui-même n’avait jamais vu. Les noms lui étaient tantôt familiers, tantôt lointains, tantôt même inconnus, mais il s’efforçait quand même d’écouter même quand il n’y savait strictement rien, désireux de pouvoir mémoriser les noms pour pouvoir fouler ces terres à son tour un jour. Et quand il écoutait Pasi parlait, il essayait d’imaginer ces terres, le moment où il y mettrait les pieds pour pouvoir visiter ces villes de lui-même. En revanche, lorsqu’il mentionna Midgard, l’effet fut tout à fait le contraire. Et bizarrement, même si son interlocuteur lui disait qu’il avait passé la majeure partie de son temps dans les geôles et qu’il était donc un criminel, Maden appréciait quand même ses critiques de la ville, même s’il n’avait pas vraiment vu la ville, de là où il était… Il ria même un peu sur la fin.

-Tu sais, t’as pas tellement la tête d’un criminel. J’veux dire, t’es plutôt sympa !

Et le nomade était honnête. Il n’avait pas l’air d’être un gars cruel ou sanguinaire, ou il ne savait quoi comme l’image que l’on se faisait de ce que devait être un criminel. Peut-être bien qu’on l’avait enfermé injustement, qui sait ? Y’en avait bien parmi les citoyens qui pensaient que les nomades étaient des criminels et qu’ils devaient avoir un logement unique et de façon permanente, y’en avait même un bon nombre qui pensaient que les nomades étaient un problème pour le royaume. Il avait encore le lointain souvenir qu’on l’avait déjà insulté ou rejeté parce qu’il n’était pas un civil ou un voyageur comme les autres. Mais qu’est-ce qu’il y avait de mal à vouloir éternellement voyager et de ne pas avoir un point d’ancrage ? Il ne savait pas exactement ce qu’ils avaient dans la tête, mais ça ne devait pas tourner rond.

D’ailleurs, voilà que maintenant la curiosité le titillait de nouveau. Voilà qu’il se demandait, même si c’était quelque chose qui devait bien être personnel pour Pasi, comment et pourquoi il avait bien pu terminer derrière une cellule avant de rejoindre l’un des trois camps. Et même si le type disait qu’il ne se plaignait pas d’être parmi eux, Maden ne pouvait s’empêcher de se demander si cela était vrai ou si, tout comme lui, il pensait plutôt que c’était bien plus merveilleux de pouvoir être entièrement libre de ses mouvements. Ne pouvant plus se retenir plus longtemps, il ouvrit la bouche :

-Mais dis-moi, qu’est-ce que t’as fait pour finir enfermé ?!

D’ailleurs, il avait oublié que les Frilägen étaient connus pour ramasser les prisonniers et les criminels de tous bords. Et maintenant qu’il avait posé la question, une autre lui venait à l’esprit : il aurait peut-être pas mieux fait de se taire ? Peut-être bien que ce gars était un meurtrier en série, peut-être qu’il était pire que l’autre loubard qui était en rogne contre lui ; ou peut-être pouvait-il faire des choses qui seraient bien pire que le simple meurtre ! Maintenant, il ne savait plus exactement si ce choix avait été le bon, et pendant ce moment durant lequel il sentait l’angoisse monter, un homme vint leur servir le repas. Ca avait l’air vraiment bon, mais il n’arrivait pas à sauter dessus tout de suite, comme il le faisait d’habitude ; il devait prendre le temps de regarder ce repas avant de le déguster, car peut-être était-ce le dernier.

[HRP : Désolée, le rp n'est pas fameux >_<]
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MessageSujet: Re: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Mer 1 Fév - 10:33



Tu as piqué la curiosité de Maden, et ça se voit. Il n’est pas très doué pour cacher ce qu’il ressent, et tu vois très distinctement l’intérêt briller dans ses yeux. Tu ris aussi à sa remarque, de manière un peu moqueuse, mais pas méchamment. S’il s’imagine que tous les criminels sont des brutes épaisses endurcies au fin fond des geôles de la capitale, il risque d’être déçu parce qu’il en a sans doute déjà croisé quatre ou cinq sur les routes qui te ressemblent.
Qui a dit qu’un pirate ne pouvait pas être sympa ? Tu ricanes doucement et t’apprêtes à répondre quand tu vois l’aubergiste venir vers vous avec vos assiettes. Tu restes silencieux le temps de. Ce n’est pas la peine d’affoler tout le monde en leur apprenant qu’il y a un ressortissant de Skuld et soldat Frilägen actuel dans l’établissement. Tu es très au fait de la réputation des pirates à travers le Royaume, et à part deux ou trois éléments un peu plus contrevenants, tu n’as pas croisé tant de monde que ça à être sympathique vis-à-vis de ta précédente activité.

Et pour ce qui est des leçons de morale, tu t’en passeras très volontiers aussi. Mais pour l’heure, il est temps de réengager la conversation avant que Maden ne s’occupe totalement du contenu de son assiette et oublie tout le reste.

« J’étais un pirate. »

Tu es presque tenté de poser tes jambes sur la table en levant ta chope pour plus d’effet, mais tu t’es juré de rester discret et de ne pas donner aux chefs d’excuses pour te faire des remontrances, alors tu te contentes de finir ta bière avant d’attaquer ton assiette, tranquillement.
Et pas n’importe quel pirate, s’il vous plaît ! Tu avais un équipage sous tes ordres et ton propre vaisseau. Une vie plutôt confortable. Et maintenant que tu y repenses… tu as effectivement caché un peu d’or quelque part dans Skuld pour pouvoir retomber sur tes pattes un jour. Tiens, c’est marrant que tu aies oublié ça. Heureusement que tu te souviens de la planque.
Et en fait, heureusement que tu ne t’en souvenais pas avant, puisqu’ils t’avaient posé la question à Midgard. Si tu avais admis avoir gardé une partie de l’or du Royaume juste pour tes comptes personnels, et en avoir caché, pas sûr que tu aurais eu le droit de t’enrôler dans un camp…
L’idée t’arrache un vague froncement de sourcils.

« Capitaine, même. J’avais un navire, un équipage… Et puis un jour la marine royale nous est tombée sur la gueule. »

Tu fais vaguement la moue en continuant de manger. Ça ne t’enchante pas des masses de parler du magnifique coup de filet de la Royale – parce que tu avais récupéré un vaisseau de Njörd, et leurs bateaux sont quand même réputés impossibles à rattraper. En théorie. Avec le vent dans le dos et une centaine de rames.
Mais puisque tu as l’occasion de casser du sucre sur le dos de la royauté, tu fais des concessions et tu continues ton récit.

« Le mieux c’est qu’ils ne m’ont absolument pas pris pour le capitaine tout de suite. Il a fallu que tous mes hommes finissent par leur confirmer, un garde s’était même foutu de moi… T’aurais vu la tronche qu’il avait tirée après ! C’était beau. On lui aurait abattu un ballast sur les pieds, ça aurait eu exactement le même effet. »

Paix à l’âme du garde en question que tu avais envoyé couler avec son armure avant d’arriver à Njörd. A ceci près qu'il n'avait pas eu le temps de couler en entier quand on l'avait rattrapé.

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MessageSujet: Re: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Mer 1 Mar - 16:43



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Il contempla encore son assiette quelques secondes avant de reporter son attention vers Pasi, attendant toujours sa réponse. Qu’avait-il donc fait pour être engagé de force chez les Frilägen ? C’était la question qui demeurait et qui faisait trembler le jeune homme de l’intérieur, parce qu’il devait quand même se contenir et ne pas montrer la peur d’être peut-être face à un psychopathe devant son interlocuteur. Il en avait déjà croisé, des personnes qui avaient commis des crimes, mais peu souvent il était devenu ami avec eux, à vrai dire il les avait plutôt regardé de loin en tâchant de ne pas trop s’approcher d’eux de peur d’attiser leur colère en disant le mot de trop, comme c’était son habitude. Et, honnêtement, il n’avait pas trop envie d’être ami avec un type qui lui raconterait fièrement comment il avait ôté la vie de sa voisine la fermière un peu trop bavarde ou du tavernier du village qui lui avait jeté un regard de travers.

Il sentit une vague de soulagement quand il entendit la réponse de son camarade. Un pirate, c’était mieux qu’un fou meurtrier de sang froid. Même s’il se demandait aussi quels genres de choses il avait bien pu faire en ces temps là. Mais vite passé les questions morales, il se mit tout de suite à penser que la vie de piraterie, ça devait forcément faire voyager ! Il avait du en voir, des visages et des paysages, peut-être apprendre deux trois petites choses qui pouvaient être utiles ! Tout en mangeant, il écouta Pasi lui dire qu’un jour il avait été capitaine d’un navire, avant de terminer soldat. Le destin pouvait vraiment jouer de sales tours, comme quoi. A cet instant, même si la bonne petite voix de la conscience dans sa tête lui disait que l’homme avait certainement du faire quelque chose pour un jour finir attrapé la main dans le sac, il songea que c’était tout de même injuste qu’un type aussi sympa que lui ait fini aussi mal sa carrière de loup de mer. Buvant quelques gorgées de sa bière, il fronça les sourcils quand il l’entendit parler de la marine royale. Que ce soit la garde royale ou la marine, aucune des deux factions n’avait l’air d’être plus futée que l’autre. Il commençait même à désespérer, c’était à se demander si un jour il y aura une véritable justice dans ce monde. Et puisqu’on était passé à une conversation qu’il ne connaissait que trop bien, il ne put s’empêcher d’y apporter son grain de sel :

-Mais ça se voit à leurs têtes, ils sont tous des idiots, quand c’est la garde royale ! Pas un pour rattraper l’autre !

Et parler ainsi de la garde royale, ça lui rappelait des souvenirs. Parfois, la notion de criminalité leur était bien subjective, et ils finissaient par confondre les bons citoyens des vrais criminels. Il se souvenait, une fois, il avait réussi à passer sans trop de gêne les portes d’une ville, car les gardes étaient trop occupés à fouiller les affaires d’un groupe de nomades. Il se souvenait encore des pleurs de la fillette qui était de voyage avec eux, trop effrayée par l’attitude assez brutale des soldats. En plus d’être des idiots, ils se permettaient de faire pression sur les plus faibles, du moins pour certains d’entre eux, car il espérait qu’il y avait quand même quelques uns de braves pour rattraper le coup.

-Un jour, ils m’avaient fouillé parce qu’ils me trouvaient trop suspect ! Pourtant, j’avais rien d’autre que mes affaires et de quoi manger. Ils m’ont ensuite gardé des heures parce que je leur avais dit que j’avais rien à me reprocher.

Il secoua la tête, puis termina son anecdote :

-Le pire dans tout ça, c’était qu’une fois libéré, j’avais fouillé mon sac, et il me manquait des affaires ! Ces types sont des voleurs !

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MessageSujet: Re: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Sam 4 Mar - 15:36



Tu n’as pas fait peur à Maden, ce qui est déjà un point positif. C’est avec un sourire que tu l’écoutes parler de ses propres mésaventures à Midgard. Bizarrement, ça ne t’étonne pas que les gardes de la ville aient des tendances voleuses. Non seulement ils doivent bien s’emmerder à faire les plantons toute la sainte journée, mais quand il s’agit de pourrir la vie du premier venu, ils sont champions. Tu en as fait l’expérience en prison, si certains méritent le bénéfice du doute et d’autres sont plutôt sympas, tu qualifierais la grosse majorité de fieffés enquiquineurs, et encore, c’est la version polie.
Tu termines tranquillement ton assiette en cherchant des anecdotes sur les gardes de la capitale. Tu n’en as pas tellement qui donnent envie de rire, ton séjour en prison n’a pas été des plus agréables – tu ne remercies toujours pas celui qui t’a cassé trois doigts parce que tu avais eu la mauvaise idée d’agripper un des barreaux de ta cellules pour te relever après t’être lamentablement vautré sur le sol parce que pas assez réveillé.
Par contre, des anecdotes sur ceux qui n’ont pas réussi à vous attraper pendant que tu étais pirate, tu en as beaucoup aussi, et celles-ci sont beaucoup plus amusantes.

« Le pire, c’est que ces crétins, ils font construire des navires vraiment excellents ! Les chantiers navals de Njörd, ça déconne pas, les gars savent ce qu’ils font. Ils te mettent le bon bois, les bonnes mesures, les voiles sont toujours parfaites, les mâts pareil… Y a pas un truc qui est mal fait chez eux, leurs bateaux sont vraiment à la hauteur de leur réputation, ils ont rien usurpé du tout ! Mais le problème, c’est qu’ils mettent pas les bons équipages dessus. »

Et ça, tu es bien placé pour le savoir puisque tu as utilisé un de ces navires de Njörd pendant longtemps. Après tout, c’était ta prise, ce bateau, et tu pouvais en être fier, tu avais un bel avenir dans la piraterie. Jusqu’à ce que tu te fasses choper, bien entendu, mais ça ce n’est qu’un détail. Tu pousses légèrement ton assiette vers le centre de la table pour poser tes coudes dessus.

« Ils mettent pas assez d’hommes armés pour garder les bateaux, ils sont plus prévus pour l’exploration qu’autre chose, ce qui en fait des cibles très faciles. Les types dessus sont souvent pacifiques, effrayés à l’idée de se faire aborder et ils préfèrent fuir que de combattre, ce qui est plutôt une bonne idée en soi, quand on en voit certains… Mais bref. Une fois qu’on a compris leurs manœuvres, ça prend quelque chose comme deux-trois bateaux loupés, on arrive à anticiper tous leurs mouvements et à les devancer, quand on a le vent dans le bon sens, ça va tout seul et on peut même les avoir à leur propre jeu, même avec un navire plus lent. Et après, ben… une fois qu’on a un des rafiots les plus rapides du Royaume, c’est plié pour se débarrasser des gardes sur leurs vaisseaux amiraux à la manque. »

Il suffit de hisser toutes les voiles et de partir avec le vent dans le dos, quitte à passer juste à côté du navire ennemi qui n’a pas encore manœuvré parce qu’il a encore, lui, le vent de face ou de côté. L’esquiver ne prend que quelques manœuvres rapides quand on sait engueuler son équipage, et en un rien de temps, à la revoyure la Royale !
Tu ricanes doucement. Tu pourrais parler navigation pendant des heures, mais pour l’instant, tu penses plutôt à retourner te chercher une assiette. Tu as beaucoup plus faim que prévu, et ça ne te dérangerait absolument pas, par contre, de te remplir un peu plus le ventre avant d’attaquer la suite de la soirée. Et puis ce n’est pas avec l’entraînement qu’on vous fait subir au camp que tu risques de grossir, même en te goinfrant tous les soirs. Tu désignes machinalement le tenancier de l’auberge d’un signe de tête en regardant Maden.

« Je retourne commander un truc. Tu veux quelque chose ? »

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MessageSujet: Re: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Jeu 9 Mar - 16:02



J'ai une panse donc je suis







S’il y avait bien une chose que Maden appréciait dans une conversation autour d’une table, c’était de critiquer les soldats du roi. Parce que bon, toute personne consciente savait parfaitement que ces types étaient des bons à rien, en plus d’être des empêcheurs de tourner en rond. Pasi devait avoir le même avis que lui sur la question, car bien rapidement il poursuivit la conversation en ajoutant des détails sur les navires… Que le nomade ne comprit pas pour un sou. Mais comme il avait l’air de bien s’y connaître, il préféra ne pas le couper dans son élan, le laissant continuer d’expliquer le fonctionnement des navires et de l’équipage. En revanche, il n’eut pas de mal à imaginer les soldats se comporter en pleutres, ce qui était loin d’être surprenant vu que leurs camarades sur terre ne s’en sortaient pas mieux qu’eux. Il ne put que hocher la tête en continuant de l’écouter, tout en mangeant son plat. En tout cas, le soldat Frilägen avait l’air bien passionné par la navigation, et sur le coup, Maden songea que c’était quand même du gâchis qu’un type qui sache naviguer et qui en sache autant sur la mer n’y soit pas en ce moment même. Un instant, il se demanda même comment les hauts placés, ou même le roi lui-même faisaient pour gérer leurs sujets… Soit ils aimaient faire souffrir les gens, soit ils n’étaient vraiment pas futés. Etrangement, il se dit que la seconde option sonnait mieux, même si la première restait quand même envisageable.

Puis son camarade désigna le tenancier, lâchant qu’il retournait commander, lui demandant au passage s’il voulait quelque chose. C’était une occasion en or de pouvoir encore se remplir la panse, et le nomade savait qu’il n’en aurait pas pour encore bien longtemps. D’un autre côté, il n’avait pas énormément d’argent en poche et savait qu’il allait être fauché une fois que la soirée serait terminée… Sauf que dans tous les cas, il allait finir sans le sou, comme d’habitude. C’était devenu normal pour lui d’errer et de guetter quiconque voulait bien lui donner un peu d’argent ou de quoi manger, et il lui arrivait de rendre quelques services pour pouvoir remplir un minimum ses bourses, bourses qui se retrouvaient bien trop vite vidées une fois devenue un peu plus grosse. C’était un cercle vicieux, voilà comment était sa vie, point de vu financier. Haussant les épaules, faisant confiance à son ami d’une soirée, il lui dit avec un large sourire :

-Je prendrai la même que toi !

Sans le connaître plus que ça, il savait que l’ancien pirate avait les mêmes goûts que lui en ce qui concernait la nourriture, et il serait donc forcément satisfait de son choix. Quoi que, peut-être le nomade pourrait-il être satisfait de tout, puisque son estomac était en réalité un trou sans fond, du moins c’était ce qu’il pensait. Il le suivit des yeux quand il se dirigea vers le tenancier, puis reporta son regard vers son assiette, continuant à manger ce qu’il restait dans son assiette. Il prit ensuite soin de prendre sa choppe pour encore y boire dedans, puis se rendit compte qu’elle était presque vide. Il espérait que Pasi allait aussi commander à nouveau de la bière, sinon il aurait bien vite soif par la suite. Tournant la tête pour vérifier ce qu’il commandait, il eut une vue sur le tenancier, mais aussi sur l’entrée de l’auberge. Un instant il vit une silhouette passait la porte, il n’y prêta pas attention, se replaçant sur sa chaise. Puis un éclair lui traversa l’esprit, et il tourna la tête avec plus de précaution, avant de sentir son cœur bondir dans sa poitrine quand il comprit l’étendue de la scène. Le client qui venait de rentrer n’était pas n’importe qui : c’était nul autre que l’autre abruti qui avait voulu avoir sa tête au bout d’une pique il n’y avait pas si longtemps que ça. Et si le gros baraqué avait l’air de s’être un peu calmé depuis le temps, aucun doute que s’il se tournait vers Maden, il le reconnaîtrait aussi vite et irait finir ce qu’il avait commencé dans l’auberge précédente.

Le corps tremblant, il prit soin de faire en sorte de tourner le dos au type, croisant les doigts et priant les divinités pour que le grand gaillard ne l’aperçoive pas. Mais vu la chance inouïe qu’il avait, il se doutait bien que cette auberge allait peut-être elle aussi finir retournée.

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MessageSujet: Re: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Sam 11 Mar - 4:13



Tu en profites pour demander au tenancier ce qu’ils proposent comme desserts, dans cette auberge, tant qu’à faire, tu choisis quelque chose pour toi et quelque chose qui, il te semble, devrait plaire à Maden. Pendant que tu y es, tu redemandes de la bière, mais tu passes carrément par l’option pichet à ramener à la table, parce que ce sera beaucoup plus simple que de devoir se lever à chaque fois que vos verres seront vides – et tu comptes bien à ce que la soirée prenne ce genre de tournure.
C’est en souriant légèrement que tu attends les deux assiettes que le tenancier va t’amener. Tu les emporteras toi-même à la table. En attendant, tu balaies l’auberge du regard. Toujours pas d’autres Frilägen en vue, et ce n’est pas plus mal, parce que tu n’as pas spécialement envie de devoir supporter tes camarades, encore moins si c’est le gradé qui accompagne toujours le groupe, et tu n’as pas non plus envie de devoir faire une entorse à tes projets pour éviter une entrevue avec les grands chefs en chef à ton retour au camp.

Tu réalises soudain que, jamais jusqu’ici, Sieg et toi n’avez fait partie du même groupe. Ça doit encore être un coup du grand patron. Tu ne vois pas d’autre solution. Tout le monde au camp sait que Sieg et toi êtes amis, et qu’ensemble vous êtes capables des pires conneries possibles. Jamais Hansson ne vous laisserait en-dehors du camp tous seuls, surtout pas si c’est Sieg qui doit te surveiller – parce qu’il n’en fera absolument rien, tu es bien placé pour le savoir. Quand le tenancier te tend les assiettes, tu les prends en le remerciant et tu reviens vers la table avant de faire signe à Maden que tu retournes chercher quelque chose.
Tu n’as pas plus tôt le pichet de bière entre les mains qu’il y a une silhouette familière qui vient d’entraîner. Tu étouffes un juron en le reconnaissant. C’est le type de tout à l’heure. Celui qui voulait faire la peau à Maden.

« Oh merde non, pas lui… »

Ça t’échappe, comme un chuchotement. Au milieu du brouhaha ambiant, personne ne t’a entendu. Et heureusement que ce type ne te connaît pas, d’ailleurs. Tu décroches rapidement ton regard de lui avant de te faire repérer et tu retournes tranquillement vers la table en espérant que ce parfait énergumène ne reconnaisse pas ton compagnon du jour.
Mais tu n’as même pas fait trois pas en direction de la table que tu vois tes espoirs et ton plan tomber à l’eau. Quoi ? Plaît-il ? Ton plan, à toi ? Le tien ? Tomber à l’eau ? Tu ne vas certainement pas laisser passer ça ! Tu réduis rapidement la distance qui te sépare de la table et tu abats le pichet dessus d’un coup sec avant de choper le mec par le col pour l’écarter de Maden. Tu le pousses légèrement quand tu sens qu’il essaie de te rendre la pareille.
L’instant d’après, tu as levé les mains à hauteur des épaules comme en signe de reddition. Toi ? Te rendre ? Elle est bien bonne, celle-là ! Non, tu as une toute autre idée en tête, qui remettra à plus tard l’ingestion du contenu de la deuxième assiette que tu es allé chercher, mais ça ne fait rien. Ce ne sera pas la première fois que tu manges froid.
Non et puis, il y a tout un tas de regards tournés vers toi, Maden, et l’autre hurluberlu. Autant ne pas se lancer directement dans une bagarre.

« On se calme, d’accord ? On peut régler ça autrement qu’en se tapant dessus, non ? »

Normalement, oui. Mais tu t’attends à ce quelqu’un dise non. Gagné. Il y a un crétin dans l’assemblée qui vient de dire non juste pour la déconne. Tu lui adresses un regard consterné avant de lui dire que tu ne lui parlais pas à lui. Il a l’air déçu, mais tu as déjà une idée le concernant. Tu vas avoir besoin d’un arbitre autre que Maden histoire que l’autre type ne se sente pas non plus floué par ton plan foireux.

« On va faire un marché, si ça vous va. Ou plutôt un pari. Si je gagne, vous lui foutez la paix et vous payez pour nous. Si vous gagnez, vous avez le droit de lui casser la gueule et on paiera pour les éventuels dégâts occasionnés. Qu’est-ce que vous en dites ? »

Règle numéro un : toujours proposer une alternative qui plaise à tout le monde. Le tenancier n’a pas l’air enchanté que tu proposes son établissement comme lieu de bagarre mais la perspective d’une compensation financière rassure toujours les gens.
Règle numéro deux : toujours assurer à la personne qu’elle pourra faire ce qu’elle rêve de faire.
Tu attrapes le pichet de bière sur la table.

« Le dernier debout a gagné. »

Règle numéro trois : toujours proposer un pari qu’on est sûr de gagner. Et rien que cette idée, ça te fait sourire, même si tu as déjà une bière d’avance. Tu fais signe au crétin de tout à l’heure de se ramener, de faire l’arbitre, puis tu proposes la même chose à Maden. Deux arbitres, deux joueurs, tu n’attends que l’aval de ton adversaire. On va bien voir ce que ça donne, écoute.
De toute façon, ce n’est pas compliqué de deviner que tu vas gagner.



HRP : voilà, les conneries commencent, c'était mon idée du jour XD
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MessageSujet: Re: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Mer 15 Mar - 17:36



J'ai une panse donc je suis






Son regard ne quittait pas la table, trop apeuré pour essayer de se tourner pour vérifier si le type l’avait vu. Lui qui pensait avoir échappé au pire, lui qui pensait enfin être tranquille pour le reste de la soirée, et voilà que tout était fichu au moment même où il avait passé la porte. Maden pensait bien que la fin de sa nuit allait être catastrophique, sûrement allait-il finir tout ça dehors. Et il voulait bien dire par cela en dehors de la ville, avec ce qu’il avait encore dans le sac, et sans le sou, puisque forcément il donnerait tout ce qu’il avait soit au gars qui voulait sa peau, soit à l’aubergiste qui voudrait bien qu’une partie des dégâts soit réparée, même si quelques misérables pièces ne lui seraient utiles en rien de rien. Il espérait qu’il n’allait pas trop souffrir, car forcément il savait qu’il serait blessé, mais pas trop quand même. Mais, en vue de la stature du gaillard, il se doutait bien qu’il n’allait pas s’en sortir aussi bien que dans certaines fois précédentes. Maden soupira, résigné, même si ses membres étaient toujours tendus alors qu’il tremblait, et songea que le mieux dans cette situation, c’était que le sale quart d’heure qu’il allait passer passe comme une simple minute. Sentant une paire d’yeux pesait sur son dos, il se retourna de sa chaise, et ne fut pas surpris quand il vit son adversaire du jour l’approcher, même s’il sentait quand même son cœur battre vite. Oh, il en avait tellement l’habitude, maintenant, c’était comme un cercle vicieux, ça se déroulait toujours de la même manière, il y avait toujours ce quelqu’un qui ne pouvait pas l’encadrer et qui voulait sa peau. Encore, c’était quand même plus sympa quand c’était une femme en colère, souvent ça s’arrêtait à une gifle. Cependant, pour cette fois, cela ne couperait pas court aussi aisément.

Il allait fermait les yeux, s’apprêtant à recevoir un coup en plein visage. Ses bras étaient prêts à lui protéger le visage lorsque cela arrivera. Pourtant, il savait se battre, savait lutter, il l’avait déjà fait lorsqu’il traversait les chemins moins empruntés, quand il croisait des créatures dangereuses. Et pourtant, il ne pouvait pas se résoudre à frapper son prochain, même si quand même, celui là le méritait amplement. Mais ses yeux s’écarquillèrent quand il vit à la place du poing du gros balourd un pichet de bière qui se pose violemment sur la table, suivi de Pasi qui intervient et pousse son potentiel agresseur. Le nomade demeura immobile, étonné de la scène, ne s’attendant pas à une telle intervention. Il ne pouvait pas dire que cela ne lui était jamais arrivé, il arrivait que quelqu’un tente de calmer les ardeurs de la personne qui lui voulait du mal ; mais cela n’arrivait que rarement, voir très rarement, et Maden ne s’en réjouissait encore moins souvent, puisque dans la plupart des cas cela ne faisait que retarder le sale moment qui devait suivre. Aussitôt après, il leva les bras en l’air, puis proposa de régler ça sans se taper dessus. Il ne put retenir un :

-Hein ?!

Visiblement, le gros gaillard avait l’air aussi surpris, et haussait un sourcil. Le jeune homme entendit quelqu’un répondre à la négative, suivi des rires de ceux qui étaient autour de lui. Génial. Visiblement on voulait le voir au tapis. En tout cas, il fut vite déçu que l’action qu’il désirait n’allait pas arriver de sitôt, alors que tout au fond de lui, le nomade en était tout heureux. Tout cela avait l’air de distraire le gaillard, qui écouta la proposition du Frilägen, lequel énonça rapidement les règles du petit jeu. Celui qui restait le plus longtemps debout gagnait. Maden s’inquiétait pour la suite, mais en regardant son camarade, il vit que son regard n’était pas troublé par l’incertitude, au contraire, il paraissait des plus confiants, comme si tout était déjà gagné d’avance. La malchance avait toujours frappé le nomade de plein fouet, et s’il était sûr que Pasi avait déjà du jouer à ce genre de jeu et gagné auparavant, une petite voix dans sa tête lui disait que la malchance allait peut-être aussi le frapper lui, et que Maden finirait aussi frappé dessus, et sans le sou, pour couronner le tout. D’un autre côté, il avait proposé de lui-même ce petit jeu, à sa grande surprise. Il lui proposa de faire l’arbitre pour l’occasion, et il hocha la tête en guise de réponse, se sentant trop mal pour ouvrir la bouche, face à son potentiel futur agresseur. Ce dernier avait accepté le pari, faisant prolonger le moment fatidique. Tout comme l’ancien pirate, le grand baraqué avait l’air assez sûr de lui, et il se demanda si lui aussi n’avait pas déjà joué à ce genre de jeux avant.

Mais ce n’était plus le moment de calculer ce qui allait se passer, puisque cela arrivait déjà juste sous ses yeux. Les autres clients présents s’étaient réunis autour de la table, comme s’ils étaient devenus la nouvelle attraction de la soirée. Maden soupira alors que derrière lui, il entendait des voix dire ô combien le gaillard était super musclé et allait faire de lui de la chair à pater. Comme si c’était ce qu’il voulait entendre… Mais d’un autre côté, il en entendait dire que Pasi en avait peut-être dans le ventre. Et tout ça sous le regard renfrogné du tavernier. Et tout ce qu’il put faire, c’était regarder Pasi avec une mine désolée.

[HRP : L'idée est super, je sens que cet rp va devenir du n'importe quoi xD]

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MessageSujet: Re: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Jeu 16 Mar - 15:29



Pourquoi est-ce que tu as proposé un pari aussi stupide ?
Premièrement, parce que tu n’es pas un modèle de bon sens, soyons honnêtes et admettons-le tout de suite, tu as une imagination incomparable pour les conneries. Mais ce n’est pas la seule raison. La principale raison, disons, c’est que tu es sûr que tu vas gagner. Tu as sans doute beaucoup plus d’expérience que ce type pour ce qui est des jeux à boire, tu as eu de très longues années et occasions pour t’entraîner. Certes, à côté de lui, tu es plutôt petit et pas très, très épais. Mais tu es aussi bien placé pour savoir que ce n’est pas le gabarit qui fait la capacité, et ton avantage à toi, en plus d’être un ancien pirate, c’est que tu as déjà mangé quelque chose. Pas grand-chose, si on en croit ton estomac qui réclame plus depuis une bonne dizaine de minutes, mais tu n’es plus à ça près et de toute façon…
De toute façon, ton adversaire a accepté et quelqu’un est allé chercher deux verres. Tu laisses le soin à ton abruti numéro deux ; le numéro un étant Maden ; de les remplir et tu attrapes celui qui est le plus près de toi avant de le lever, plus symboliquement que honnêtement, avant de le boire. Ton adversaire suit le mouvement.

Ça te fait donc, quoi ? Une assiette d’un très bon ragoût, et deux bières. Rien qui change de l’ordinaire. Les gens comptent à ta place, et ce n’est pas plus mal parce que tu sais que tu seras plus ou moins rapidement incapable de te souvenir du nombre exact de verres que tu as bu. Tu termines le deuxième du concours, et le troisième de ta soirée « basique », disons.
La seule remarque qui te vient en tête, ce serait de dire au tenancier que sa bière est bonne, mais ton adversaire a l’air plutôt pressé d’en finir et tu n’as pas vraiment le temps d’en caser une que ton abruti numéro deux a déjà rempli les verres pour la troisième fois. Tu lèves les yeux au ciel, puis vides ton verre. S’il continue d’y aller comme ça, vous allez tous les deux finir par terre. Mais tu comptes bien finir par terre le dernier. Tu aurais peut-être dû préciser que si un se casse la gueule, l’autre doit tenir au moins dix secondes. Est-ce que tu le précises maintenant ? Non. On va te prendre pour un tricheur.
Tant pis. Tu seras quand même le dernier des deux à être debout. Tu auras quand même gagné – même si pour l’instant rien n’est joué, vous n’en êtes qu’à la quatrième bière. Tu adresses un petit sourire en coin à Maden, avec un bref clin d’œil. Tu ne comptes absolument pas le laisser tomber.
Elle t’amuse, cette soirée.

C’est pile ce que tu cherchais. Et vous continuez votre jeu à la con. Bière numéro cinq, numéro six, numéro sept, numéro huit… Le monde commence à prendre une dimension qu’il n’a pas d’habitude. Doucement, mais sûrement. Et tu peux le voir chez ton adversaire qui chancelle déjà plus ou moins.
Ça t’arrache un ricanement profondément stupide, et tu reprends le verre qui est devant toi et que ton abruti numéro deux ; toujours lui, il faudra que tu lui demandes son nom un jour ; s’occupe tranquillement de remplir à chaque fois qu’il est vide. Tu aimerais bien que ton adversaire se casse la gueule, et vite, pendant que tu n’es encore que légèrement ivre, histoire de ne pas non plus vivre un calvaire demain. Mais ton adversaire n’a pas l’air d’accord pour se casser la gueule maintenant. Loin de là.
Tu émets un vague grognement en prenant ton… combientième ? Onzième verre, selon les gens. Tu perds le compte, ça y est. Enfin, si tu as seulement commencé à compter un jour.

Tu voudrais vraiment que… Ah. Voilà. Il s’est cassé la gueule, avant d’avoir pu finir le douzième verre. Toi tu en profites, et tu le finis, ce douzième verre, avant de le retourner sur la table avec un nouveau ricanement très bête. Tu es passablement ivre, c’est un fait, et ça ne te gêne pas.

« C’pas moi qui paie ! »

Là-dessus tu t’affales juste à ta place avec un soupir. Il faudrait, éventuellement, que tu manges cette assiette que tu as commandée et qui a été chaude dans une autre vie. Ne serait-ce que pour t’aider à éponger une partie de l’alcool que tu viens d’absorber. En fait c’est toi l’éponge, voilà, comme ça ce sera dit. Une éponge vainqueur, certes, mais une éponge quand même.
Tu regardes Maden avec un grand sourire en ramenant cette assiette froide vers toi, bien décidé à lui jeter un sort.

« Alors ? Ça fait quoi d’savoir que tu vas pas t’faire casser la gueule ce soir ? »



HRP : c'était déjà pas bien brillant avant /out
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MessageSujet: Re: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Mar 28 Mar - 15:35



J'ai une panse donc je suis







L’assemblée était devenue toute excitée alors qu’on se mettait à préparer la table pour le nouveau jeu improvisé qui faisait le plaisir de l’auberge, le tavernier non compris bien entendu. Le nomade se demandait comment il en était arrivé là, et ne comprenait plus vraiment la situation, alors qu’il n’y avait pas longtemps il avait prévu de quitter la ville discrètement pour ne se faire reconnaître de personne, voilà qu’il se retrouvait en plein milieu d’une auberge en folie, autour d’une table sur laquelle de choppes de bière étaient en train de se remplir de manière plutôt copieuse, deux choppes respectivement pour un gros balèze qui avait fort envie de le voir par terre et un soldat frilägen qui avait un penchant pour les jeux de boissons vu que c’était lui-même qui l’avait si gentiment proposé. Aussitôt les verres remplis que les deux compétiteurs se mettaient à boire, alors que les clients autour comptaient les verres à l’unisson. Maden se serait bien joint à eux s’il n’avait pas su qu’il était bel et bien l’objet de tout ce bordel. Bon, ce n’était pas comme s’il n’avait jamais été au centre d’une animation quelconque, il se mettait bien trop facilement dans le pétrin tout seul. Il y avait une pression en plus, parce que d’un côté, il y avait un gars qu’il ne connaissait même pas qui venait s’impliquer dans l’histoire. Et puis, derrière, tout au fond, il y avait une nouvelle facette qui s’éveillait petit à petit ; c’était le maigre espoir de se trouver tranquille et apaisé, de ne pas avoir à subir les colères de quelqu’un, pour une fois, et passer une agréable soirée. Et puis, une soirée payée, par-dessus le marché, ça faisait quand même rêver, ça ferait même rêver tout le monde, surtout un fauché comme lui.

Au bout du quatrième verre, il vit le petit sourire et le clin d’œil de Pasi. Des deux compétiteurs, il y en avait au moins un qui avait l’air d’apprécier le moment. Le jeu se poursuivit plus intensément, et le duel avait l’air d’être de plus en plus serré. Tout comme les autres clients, Maden suivait l’événement avec un énorme intérêt, la pression en plus, alors que l’on voyait petit à petit les effets de la boisson alcoolisée sur les visages des deux joueurs. Ils avaient bien dépassé les dix verres, et la fatigue se faisait sentir sur les deux visages. Puis il crut que c’était un rêve et qu’il allait se réveiller, ou alors qu’il hallucinait. Mais la brute était bien au sol, la première, alors que la salle s’était éparpillée dans un brouhaha entre ceux qui étaient satisfaits et ceux qui étaient déçus du dénouement. En tout cas, le tavernier s’était tranquillisé, rassuré que l’auberge ne sera pas retournée pour ce soir. Quand Pasi se rassit et reprit son assiette, il put enfin respirer, pour de vrai cette fois, en se disant qu’il était enfin en paix. Il ne put s’empêcher d’éclater de rire en entendant sa question, laissant échapper toute la joie qui avait pris la place de l’angoisse précédente.

-Ça me met en joie !

Et de l’exprimer à haute voix ne fit que rendre son rire plus sonore qu’il ne l’était déjà. En même temps, ça ne lui arrivait pas souvent de pouvoir non seulement profiter d’une soirée tranquille avec gîte et couvert, mais en plus d’avoir la garantie que personne ne viendra lui faire passer un sale quart d’heure dans la même soirée. Et puis, le tout gratuit, ça ne pouvait que lui donner un large sourire. La dernière fois qu’une telle chose lui était arrivée, c’était il y a bien longtemps, alors qu’il était encore membre de son ancienne tribu. Sauf que là maintenant, c’était bien mieux qu’à l’époque, parce qu’il ne le vivait pas tous les jours et pouvait en profiter pleinement. Et il ne comptait pas le faire avec modération. D’ailleurs, il s’exécuta en levant une main, faisant signe au tavernier :

-J’voudrais deux verres pour moi et –ah non lui il a eu son compte – juste deux verres pour moi !

Ce que ça pouvait faire du bien de commander comme ça, sans même avoir à fouiller dans ses poches pour vérifier qu’il avait la somme demandée. Quand les deux sœurs mousseuses arrivèrent à leur table, Maden se saisit de l’aînée, la leva en faisant un large sourire à Pasi, avant de la boire un peu, savourant la boisson comme si elle avait un tout autre goût, alors qu’elle était identique à la précédente.

-T’as été incroyable ! J’croyais vraiment que j’allais y passer, j’t’ai sous estimé ! Et même, j’t’en dois une, t’es en train de faire ma soirée. Mais t’es pas trop fatigué j’espère, elle vient juste de commencer !

L’euphorie du moment lui faisait dire des bêtises. Au fait non, il disait des bêtises tout naturellement, au moins ça témoignait de sa bonne santé. D’ailleurs, en parlant de bêtise, il en remit une couche, parce que l’ambiance était festive :

-Puis tu t’es battu pour l’avoir, faut que t’en profites !


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MessageSujet: Re: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Jeu 30 Mar - 14:27


Tu as un autre ricanement stupide quand Maden précise que tu as eu ton compte. Est-ce que tu as eu ton compte ? Plus ou moins, mais ça, tu ne l’avoueras à personne. Tu as déjà bu plus que ça, et pas que quand tu étais pirate, en tant qu’ancienne recrue et désormais soldat Frilägen, tu as aussi un beau palmarès. Ceci dit, boire plus après le jeu idiot que tu viens de faire, ce n’est pas une bonne idée, alors, oui, on peut dire que tu as eu ton compte.
Mais ça, à la limite, tu t’en fous. Comme tu t’en fous que ton assiette soit froide, tu manges. Enfin. Tu chipotes plus qu’autre chose, tu grignotes. Ce serait pas mal que tu la finisses cette assiette, surtout que c’est toi qui l’as commandée – même si ce n’est pas toi qui va payer vu que tu as gagné ton pari. Seulement, d’un côté, tu t’es largement rempli le ventre de bière et tu n’as absolument plus faim. Ça ne t’empêche pas de sourire à Maden, toujours avec ton air stupide de type plus ou moins bourré, en continuant de grignoter le contenu de ton assiette.

« T’inquiètes ! D’ici… ouais, deux ou trois heures je s’rais d’nouveau opérationnel… Normalement. »

Tu ris un peu et tu en profites pour finir ton assiette avec un peu plus de conviction avant de soupirer. Tu t’affales encore un peu plus sur ta chaise et tu t’étires paresseusement. Là, tu dois bien avouer que tu ne serais pas contre une bonne sieste, mais Maden a raison, la soirée ne fait que commencer, et c’est surtout grâce à toi. Avouons-le, les gens autour de vous sont plutôt euphoriques et bien partis pour être tout aussi bourrés que toi d’ici peu. Seulement, toi, tu as l’esprit totalement ralenti par l’alcool et le repas que tu viens de finir.
Tu es une loque, Pasi. Et malgré le peu de cerveau disponible que tu as, tu t’en rends compte. Tu te sens un peu comme une loque.
Tu hausses vaguement les épaules en regardant Maden.

« T’en fais pas pour moi, vraiment, profite de ta soirée, c’est aussi la tienne. C’pas tous les jours qu’on peut profiter de c’qu’on veut sans avoir quoi qu’ce soit à payer ! Fais-toi plaisir ! »

Tu arrives encore à faire des phrases cohérentes. Ce qui n’est pas mal et peut servir d’indicateur concernant ton ivresse. Tu peux encore parler normalement, avec plus de raccourcis que d’habitude mais bref, donc tu es encore en état de profiter de la soirée même si tu as l’air… Moui, totalement à la masse. Une larve, tu es une larve mais ça n’a rien de très nouveau.
Ce n’est pas la première fois, et ce ne sera sans doute pas la dernière fois que tu vas être une larve. Surtout ce soir, tu vas l’être un moment.
Enfin c’est sans compter sur l’aubergiste à qui tu avais commandé des desserts avant de te lancer dans un jeu à boire avec un parfait inconnu. Desserts que ledit aubergiste amène justement, avec un vague sourire – si tu étais un peu plus éveillé que ça, tu dirais qu’il est encore un peu tendu à l’idée que son auberge puisse être saccagée par un type pas spécialement content de s’être fait battre et de devoir payer pour les autres.
Mais, eh, tu as gagné ce pari ! Un pari est un pari.
Ce mec a intérêt à payer.

Mais voyons voir, les desserts. Tu remercies l’aubergiste. Mais dès qu’il a le dos tourné, tu soupires un peu, et tu fais même un peu la tronche. Tu pousses ton assiette vers Maden.

« Tiens… Prends-le, moi j’ai plus faim du tout. »

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NOMADE
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MessageSujet: Re: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Dim 23 Avr - 13:22



J'ai une panse donc je suis







Le nomade écoutait les paroles de son ami, qui assurait qu’il allait s’en remettre dans deux ou trois heures. Pourtant, il avait l’air d’être bien fatigué – c’était le cas de le dire – même si sa naïveté et sa bonne foi étaient en train de le persuader que le soldat disait la vérité. Maden voyait bien qu’il avait du mal à terminer son assiette, tout comme il était affalé sur sa chaise. Quand il disait qu’il avait eu son compte, il ne croyait pas si bien dire. Mais puisqu’il disait qu’il irait mieux, alors il croisait les doigts pour que ça soit bien le cas, qu’il allait être en pleine forme d’ici là et qu’ils pourraient profiter ensemble de cette soirée. Il le méritait, c’était la sienne, et il avait même réussi à mettre de l’ambiance dans cette auberge. Il ne manquait plus que lui en forme, en vérité. Et même s’il disait que c’était aussi sa soirée à lui, elle n’aurait pas la même saveur sans son sauveur du jour – ou de la soirée, enfin peu importe – à ses côtés pour faire la fête. Et tout ça, il le pensait franchement, parce qu’il serait bien malhonnête de profiter des efforts d’un autre – même si l’effort consistait à se saouler la gueule sans chuter – et d’en plus de cela en ressentir de la joie. Et il tenait aussi à remercier celui qu’il avait entraîné dans ses galères en lui faisant passer une agréable soirée.

Son regard s’illumina quand il vit les desserts arrivés. Ça avait vraiment l’air appétissant, et le jeune homme savait que son estomac n’aurait aucun mal à faire de la place pour manger sa part, même s’il avait déjà mangé et but une quantité qui était plutôt grande. Mais la faim appelait la faim, et Maden n’était pas du genre à faire les choses de moitié – que ce soit les bons ou les mauvais actes –, surtout lorsqu’il s’agissait de nourriture. Manger était quelque chose de très important à ses yeux, et les bons repas se faisaient rares dans une vie qui se déroulait loin de celle qui était dans une maison tranquille dans un petit village paisible. Alors quand il fut servit, il entama le dessert en prenant soin d’enregistrer le goût – et oh que oui, c’était bon – parce qu’il savait qu’il n’aurait pas de si bon mets pour longtemps après cette soirée. Et puis, c’était gratuit. Il pouvait même se resservir s’il le souhaitait.

Il fut surpris de voir Pasi refuser le dernier plat, poussant son assiette vers lui en lui disant qu’il n’avait plus faim.

-Mais tu peux pas refuser ! C’est délicieux !

Et il ne mentait pas, c’était l’un des meilleurs desserts de sa vie. D’ailleurs, il continua de manger la part qui lui était attribuée tout en poussant légèrement l’assiette en arrière, en direction de l’envoyer. Quoi que, une petite voix dans sa tête lui disait qu’une part de plus ne ferait de mal, alors que sa bonne conscience lui disait que son ami n’avait pas le droit de ne pas en profiter. C’était un crime gastronomique, enfin !

-Je t’assure que tu vas rater quelque chose !


[HRP : je te laisse clôturer le rp ! Rorik ]
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FRILAGEN
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MessageSujet: Re: J'ai une panse donc je suis [Pasi]   Jeu 27 Avr - 14:10


Disons-le franchement, tu as vraiment eu ton compte. Tu es une loque, et ce n’est pas utile d’essayer de le nier. La meilleure décision que tu pourrais prendre, là, maintenant, ce serait d’aller dormir, en espérant te lever à l’heure demain ; ce qui risque d’être facile vu que tu es supposé rentrer à l’auberge choisie par les grands chefs pour vous héberger, vous Frilägen, le temps de votre court séjour à Huginn. Oups. Tu avais oublié ce détail-là quand tu as lancé ton petit pari stupide.
Tu vas devoir rentrer à l’auberge, et ça risque de ne pas être triste. Déjà parce que tu partages une chambre avec un de tes camarades soldat – mais, ça, à la limite, il t’a déjà vu bourré donc ce n’est pas trop gênant – mais ensuite parce qu’il y a toujours un risque que tu tombes sur… le gradé qui vous accompagne.

Cette idée t’arrache un geignement de râlerie pure et dure, qui pourrait ressembler à un oh non. Si le destin, ou quoi que ce soit d’autre en charge de ce monde, puisse faire en sorte que tu ne croises aucun gradé en rentrant ou en allant t’affaler dans ton lit, ce serait vraiment bien.
Et Maden qui insiste. Bien sûr, que tu rates quelque chose en faisant une croix sur le dessert, mais c’est beaucoup mieux comme ça. Alors tu repousses simplement l’assiette vers lui.

« ’M’en fous... »

Et pour t’en foutre, tu t’en fous. Que tu rates ou non quelque chose, tu t’en fous aussi royalement qu’il est possible de le faire pour un ancien pirate. Tu vas revenir à Huginn, de toute façon. Tu y passes à peu près deux ou trois fois dans l’année – parfois un peu plus, ça dépend des grands chefs. Et l’aubergiste se souviendra sans doute de toi pendant un moment. Tu auras tout le loisir de revenir lui dire bonjour et de goûter ses desserts sans être totalement ivre en bonus. Alors, tu t’en fous.
Tu n’y toucheras pas, à ce dessert.
Mais tu ne te fais pas trop de souci, d’après ce que tu as vu, Maden ne le laissera pas sur la table éternellement – ce serait un beau gâchis et tu doutes, curieusement, que ce soit le genre du nomade. Toi, tu te contentes de bâiller en t’affalant un peu plus sur ta chaise.

Et si tu dormais là ? De toute façon, quelle que soit l’heure à laquelle tu rentres à l’auberge, le réveil sera compliqué. Mais, ça aussi, tu t’en fous. Tu somnoles déjà.

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