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 Välkommen ! / Raiksos

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RAKENNUS
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MessageSujet: Välkommen ! / Raiksos    Sam 11 Fév - 8:16



Välkommen !



Les températures avaient doucement commencé à remonter à mesure que le printemps arrivait, mais la neige n’avait pas pour autant cessé de tomber. La couche qui ornait le sol s’était simplement faite moins épaisse comme la poudreuse fondait plus rapidement qu’elle ne tombait avec les éclaircies fréquentes dans les nuages et des rayons de soleil moins timides. Sven souriait presque sans discontinuer depuis quelques jours. Les renforts promis par sa chère sœur allaient bientôt arriver. Les renseignements que les coursiers lui fournissaient régulièrement lui avaient appris que le bataillon entier de Raiksos que Frey mettait à son entière disposition était à moins d’une journée du camp.
Et il avait eu l’information la veille. Ce qui signifiait que, bien évidemment, les Rakennus allaient très bientôt devoir cohabiter avec des gens qui usuellement n’étaient certes pas désignés comme des ennemis, mais pas non plus comme des amis. Tout le monde avait été prévenu, pendant l’hiver. Une fois, deux fois, une troisième fois histoire d’être sûr que tout le monde avait compris.

Maintenant, les choses sérieuses allaient commencer. La journée était bien avancée et les renforts arrivaient, ils étaient clairement visibles, et les portes du camp étaient grandes ouvertes. Le sourire de Sven s’élargit. Sa sœur n’avait absolument pas menti quand elle avait dit qu’elle lui envoyait suffisamment de gens pour tenir un siège. Heureusement que ça n’allait pas être un problème de les loger.
Toujours affublé de son grand sourire, qui devint presque idiot, Sven avisa une tête qu’il connaissait bien dans le tas. Un ricanement lui échappa et il croisa les bras en laissant la foule de Raiksos se rapprocher un peu plus, passer les portes. Et là seulement, le chef Rakennus décroisa les bras et siffla entre ses doigts.

« FARULF ! »

Ni une, ni deux, il y eut du mouvement dans les rangs Raiksos jusqu’à ce qu’un énorme loup n’arrivât en courant et ne lui sautât dessus. Sven finit dans la neige, riant et flattant le cou de l’animal avant de le pousser un peu pour pouvoir s’asseoir, non sans continuer de frictionner la fourrure de la gorge et de la tête de ce qui aurait pu passer pour un chien, gabarit excepté.
L’aîné des Lindgren venait de perdre une bonne dose de sa crédibilité, mais il n’était plus à ça près – et ça n’allait pas être un Pål Silander consterné qui se frappait le front du plat de la main qui allait l’arrêter, oh non. Sven avait fait ça parfaitement à dessein. Il y avait quelqu’un dans cette foule qu’il connaissait très bien et qu’il allait saluer tout particulièrement quand l’occasion se présenterait. Pour la crédibilité, il repasserait.

Finalement, Sven se releva, ordonna à Farulf de rester sans bouger, ce que le loup fit. Le chef Rakennus sourit tranquillement. Décidément bien dressée, cette bestiole, et il avait eu la très bonne idée de s’acheter son affection quelques années auparavant. Maintenant, il était peut-être temps pour un discours. Il prit un air plus sérieux, tout de même.

« Bonjour. Et bienvenue ! également. Comme on vous l’a sans doute déjà dit avant que vous ne partiez il y a… je dirais, trois semaines, à tout casser, vous êtes ici en tant que renforts. Ce qui ne signifie pas que vous allez vous la couler douce. Vous participerez aux activités du camp. En fonction de votre rang chez les Raiksos, vous serez assignés à telle ou telle tâche ici. Sachez que nous avons fait en sorte que les attributions correspondent. »

Après tout, c’était la moindre des choses. Il désigna vaguement Pål de la main.

« Pour votre accréditation, demandez à Silander, un par un de préférence. Il vous indiquera votre poste, où vous dormirez, et vos horaires ; rassurez-vous, vous vous ferez très rapidement à ces derniers, l’habitude vient avec une vitesse incroyable. Maintenant, je tiens aussi à ce que vous sachiez que vous n’échapperez à aucun entraînement auquel nous jugerons bon que vous participiez. »

Son sourire s’agrandit, devint un brin plus sardonique qu’avant, et il joignit machinalement les mains dans son dos comme il faisait toujours quand il s’agissait d’annoncer des nouvelles qui n’étaient pas bonnes uniquement pour la personne d’en face.

« Vous n’êtes plus sous les ordres de Frey Lindgren, ici, vous êtes sous les miens ! J’ai le dernier mot dans cet endroit, et maintenant que vous y êtes, vous n’allez pas faire demi-tour, croyez-moi. Vous allez être traités comme des membres à part entière de notre camp. A la moindre incartade, ce n’est pas chez Frey Lindgren que nous vous renverrons, nous nous occuperons nous-mêmes de votre cas, assurez-vous que cette partie a été longuement discutée avec votre cheffe et qu’elle a totalement approuvé. Jusqu’à ce que la mission pour laquelle vous avez été envoyés ici ne soit accomplie, vous n’êtes plus des Raiksos, vous êtes des Rakennus, que cela vous plaise ou non ! Aussi je ne tolérerai aucune bagarre ou démonstration d’une quelconque rivalité. Vous êtes sous le même drapeau, conduisez-vous en conséquences ! »

Ce qui signifiait gentiment que la décapitation pouvait en guetter certains. Ceci devrait largement suffire à dissuader les quelques esprits les plus échauffés de l’assemblée Raiksos. Etrangement, Sven leur faisait plutôt confiance pour s’adapter à la situation et ne pas tenter le diable. Du côté des Rakennus, ça risquait d’être un peu plus compliqué, mais Sven Lindgren était loin d’être connu pour sa tendresse quand il s’agissait de distribuer les sanctions. Un exemple, deux à la rigueur, devraient largement suffire en cas d’esclandre.
Maintenant… Le chef se tourna vers le loup, Farulf. Son sourire se transforma encore. Il devint plus amusé.

« Va dire bonjour, Farulf ! »



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MessageSujet: Re: Välkommen ! / Raiksos    Dim 12 Fév - 15:10



Välkommen !


Je n'avais absolument aucune envie de retourner dans le nord. Déjà, il y faisait froid. Une évidence vous me direz, mais vous ne pouvez pas savoir, pauvres sots, qu'on ne parle pas là-bas du gentil froid qui vous fait doucement frissonner, non non... Il s'agit plutôt d'un frimas si rigoureux que vous en perdriez les doigts si par malheur vous vous promenez sans gants. Et puis je n'avais pas envie de retrouver les Rakennus. Si on m'avait demandé mon avis, je n'aurais pas été de cette expédition. Mais voilà, on ne me demandait pas mon avis. Je faisais partie de la fière bande de suicidaires qui cheminait depuis trois semaines vers le nord. Wouhou, grande était ma joie... Heureusement, mon trajet fut quelque peu adouci par la présence de Farulf à mes côtés -qui faisait le pitre dès qu'on lui en donnait l'occasion- et mes rêvasseries concernant un autre de mes confrères Raiksos... La veille de notre départ, je ne pensais pas le revoir avant... Allez, quatre à six mois, et même si au départ nous ne voulions que discuter un peu et profiter de la présence de l'autre avant une longue séparation, eh bien... Ce qui devait arriver arriva, comme dirait l'autre. Au petit matin, je m'étais quelque peu sauvé comme un voleur, ne laissant derrière moi que l'un des bouts de tissu que j'utilise pour attacher ma crinière lorsque je cuisine.

Lanière que je retrouvai à peine une heure plus tard sur le poignet de Varg, alors que ce dernier se préparait lui aussi à partir pour le nord. Bah tiens, les choses auraient été trop simples si elles avaient dû se dérouler comme c'était prévu. Pour le coup, j'avoue que je ne savais plus trop quoi penser, ni comment réagir. Tant et si bien, à vrai dire, que je réalisai à peine que nous étions déjà aux portes du campement Rakennus.

« FARULF ! »

Eh bien voilà qui avait le don de me ramèner à la réalité. Cette voix, je la connaissais. Et le seul fait de l'entendre à nouveau résonner dans l'air me collait des frissons. Seigneur, faites qu'on s'en aille le plus vite possible d'ici. Mon loup partit comme une flèche, sans se soucier de bousculer plusieurs personnes sur son passage, pour bondir droit sur Sven. Parfait. Voilà que j'avais une nouvelle raison d'être jaloux de quelqu'un.

« Bonjour. Et bienvenue ! également. Comme on vous l’a sans doute déjà dit avant que vous ne partiez il y a… je dirais, trois semaines... »

Et bla bla bla... Je levai discrètement les yeux au ciel avec un léger soupir, avant de fusiller mon loup du regard. Traître, va. Mais en même temps il avait l'air si heureux de revenir ici. Je m'en voulais un peu de l'avoir séparé de tout ça. Enfin bon. C'était trop tard pour ce genre de remords.
Aller parler à Silander. Tiens donc, voilà qui ne m'avait pas vraiment manqué non plus. Par contre, merci Sven, mais je la récupère, ma grosse peluche. Je sifflai longuement une seule fois, coupant net Farulf dans son élan alors qu'il s'apprêtait à sauter sur un petit groupe de Rakennus curieux amassés dans un coin. Ils me remercieraient plus tard, ceux-là.
Vu que personne ne semblait se décider, je m'avançai vers Pål en essayant de paraître le plus décontracté possible. Franchement, ce n'était pas le cas. Mais tant que je parvenais à faire illusion...

- Njall Ásmundr, je suis cuisinier chez les Raiksos et magicien négociateur. Farulf glissa sous museau sous ma main en lâchant un léger geignement, agitant mollement la queue. Ah oui, et j'ai cette carpette qui me colle tout le temps et partout, aussi.






« There are things, I have done, There's a place, I have gone, There are things, I regret, To can't forgive, You can't forget, So take this night, Wrap it around me like a sheet, I know I'm not forgiven, But I need a place to sleep, So take this night, And lay me down on the street, I know I'm not forgiven, But I hope that I'll be given, Some peace »

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MessageSujet: Re: Välkommen ! / Raiksos    Dim 19 Fév - 15:39



Le voyage avait été particulièrement rude pour Klemens qui n'avait pas l'habitude de faire de tels trajets. Il n'avait pas imaginé il serait envoyé dans le nord chez les Rakennus peu de temps après son arrivée au camp des Raiksos. Il ne savait pas pourquoi on l'envoyait, il n'était pas seul, certes, mais il ne comprenait pas la situation. Ses sentiments étaient confus. Il avait peur, très peur, mais en même temps il trépignait d'impatience de rencontrer ces soldats à la force et résistance hors normes. Certains nomades qui s'étaient arrêtés à son village avaient raconté de nombreuses histoires sur les terrifiants Rakennus. Ces hommes et ces femmes surpuissantes. Ou en tout cas, c'était comme ça que le petit bonhomme se les était imaginé.
Le trajet avait vraiment été long et dur, il avait tenté de suivre du mieux qu'il pouvait, mais les efforts physiques de la sorte n'était pas sa spécialité. Il avait en plus de cela, eu du mal à se remettre de son premier grand voyage, celui qu'il avait fait pour rejoindre son camp. Ses jambes le faisaient souffrir, tout comme son dos sur lequel reposait son sac remplit de toutes ses affaires. Et non seulement il devait se trimballer ses affaires, mais en plus de ça, il devait porter la cage dans laquelle il avait mis son lapin pour qu'il ne s'échappe pas. Dedans, il avait fourré quelques de ses vêtements pour qu'il n'ait pas trop froid.
Les paysages qu'il découvrait sur le chemin lui donnait envie de vagabonder et d'explorer ces lieux inconnus, mais la voix de la sagesse l'en empêchait. C'était sa première mission, il ne devait pas se laisser envahir par l'excitation et la curiosité, même si pour le moment c'était surtout la fatigue qui l'envahissait.

Quand ils arrivèrent au camp des Rakennus, Klemens ne put s'empêcher de regarder avec appréhension et curiosité les alentours, il observa les grandes portes ouvertes pour accueillir les Raiksos. Son ventre se noua, il voulait s'arrêter et retourner au camp, ou rentrer chez lui, ce serait même plus court. Il se mit à trembler autant de fatigue que de nervosité de froid. Il avait connu des hivers vigoureux, mais ce froid-là était vraiment plus intense et le garçon ne connaissait rien de comparable. Il posa la cage de son lapin pour s'emmitoufler dans sa cape en fourrure que sa mère lui avait confectionné pour son départ.
Un homme attira toute l'attention en appelant le gros chien qui avait accompagné les voyageurs. Le jeune garçon ressentit une sorte d'affection pour cet homme qui semblait beaucoup aimé l'animal et ça, ça rappelait le lien particulier qu'il avait avec Edel, son lapin. Il sourit niaisement en regardant la scène mais l'homme prit un air sérieux, ce qui l'inquiéta un peu. Il l'écouta plus ou moins attentivement, il ne pouvait s'empêcher de tourner la tête pour regarder le camp dans lequel il allait se retrouver pendant un certain temps. L'intonation de l'homme changea et fit frissonner de crainte Klemens qui tressaillit et se reporta son attention sur lui, comme pris sur le fait d'inattention.
Il regarda autour de lui à la fin du discours, paniqué. Il chercha une tête familière mais il y avait trop de monde. Il attrapa la cage de son lapin et se déplaça çà et là. Il vit un groupe se former devant une personne, il tapota doucement le dos d'un homme qui se retourna et le dévisagea avec un air méprisant.

« P-Pardon mais... Où doit-on aller maintenant ?

Demanda-t-il nerveusement. Il se fit réprimander pour ne pas avoir écouté, les larmes lui montèrent aux yeux mais il se retint du mieux qu'il pouvait pour ne pas pleurer, il frotta ses yeux avec son avant-bras tandis qu'une autre personne le poussa dans la bonne direction.

- Dépêche-toi de te présenter !

Le garçon hocha brièvement la tête et alla là où on lui avait indiqué. Il n'en pouvait déjà plus de tout ça. Il espérait pouvoir se poser ne serait-ce qu'une petite heure pour dormir et reposer son corps endolori. Il se retrouva devant un homme à qui, de ce qu'il avait compris, il devait se présenter, il s'exécuta alors après avoir posé sa cage.

- Je m'appelle Klemens, monsieur. Oh... Euh... Klemens Adelheid. je... Je suis... il chercha son mot pendant un instant. … Commis, chez les Raiksos. Oh ! Et...

Il souleva la cage et montra Edel.

- Lui c'est Edel, mon compagnon ! »

Il afficha un large sourire sur ses lèvres bleues de froid, fier de son animal.
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RAIKSOS
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MessageSujet: Re: Välkommen ! / Raiksos    Mar 21 Fév - 11:30

Des bleus et des rouges
Välkommen ! ~ Intrigue


Pourquoi n’avait-il pas dit à Njall, la veille du départ, que lui aussi devait se rendre au Nord ? Ni les jours d’avant, alors qu’il n’avait eu de cesse de tenter de l’en dissuader – ou de le convaincre de, il ne savait pas, se faire porter pâle ou ce genre de chose ? Il ne savait pas trop. Il n’y avait pensé, il n’avait pas jugé important de le prévenir. S’il y avait pensé lorsque Njall était venu pour discuter et passer du temps avec lui avant ce qu’il pensait être une séparation longue de plusieurs mois, les choses avaient rapidement tournées en moment intime et il avait oublié. L’esprit ailleurs. En se réveillant le lendemain, il n’y avait plus de Njall, mais l’un de ses bandeau était resté sur le matelas, et Varg s’était empressé de l’accrocher à son poignet avant de se préparer pour partir. Il avait étonné son camarade en arrivant le matin, avec les autres : mais il ne l’avait vu qu’à son expression. Le voyage vers le Nord avait été long, et Njall avait évité son contact. Une foule de questions poussaient à la porte de son esprit, ainsi que pas mal d’incompréhension. Mais le voyage se passa tout de même.

Plus ils approchaient du Nord, plus il faisait froid. Varg n’était pas jamais monté beaucoup plus haut que Midgard, jamais plus que le lac Leiptr. Il y avait, après tout, un début à tout, et il eut la « joie » de remarquer qu’il n’était pas si frileux qu’il le pensait. Oh, il sentait le froid, évidemment. Le climat, comme les paysages qu’ils avaient pu observer lord de leur voyage, tout était différent… Mais lorsqu’il observait, de loin, l’air de rien, certaine personne, il se rendait compte que ses résistances naturelles lui semblaient plus élevées contre l’air glacé. Plusieurs fois, Varg avait commencé à dévier un peu, ou à vouloir s’engager sur un petit chemin, mais il était régulièrement tiré par la cape et ramené au milieu des autres. On savait tous où menaient les « raccourcies » de Varg, et généralement le temps de trajet était doublé… Quand tout allait bien. Mais ils arrivèrent finalement au camp Rakennus, les pieds dans la neige et le visage dans le vent.

Le soldat fit s’enquit de bien écouter les directives données, après avoir esquissé un sourire amusé à la vue de Farulf. Où était Njall ? Il s’enquit de la présence du cuisinier avant de se reconcentrer sur leur chef, ici. Il était aussi excité d’être ici qu’il avait envie de rentrer chez eux après le discours, et entreprit de rejoindre Njall lorsqu’ils furent enfin libérés. Il n’en eut pas vraiment le temps, et se retrouva derrière un gamin avec un lapin pour aller se présenter, qu’il avait déjà cru apercevoir aux cuisines (ce que confirma sa présentation).

« Soldat Varg Eindride. » fit-il avec un sourire lorsque son tour arriva enfin.

Il aurait pu s’étendre sur les détails de sa vie et de son identité, mais il avait plus important à faire et sitôt qu’il le pu, il s’esquiva pour – enfin – rattraper le cuisinier. Ses interrogations plus ou moins balayées, quoi que toujours présentes dans un coin de son esprit mais jugeant que ce n’était plus le moment et qu’il était à présent temps de renouer, il posa une main sur son épaule avec un grand sourire.

« Hey, Njall ! » son sourire autant que son regard était innocent et pétillant, comme d’habitude, et la main posée sur l’épaule de son camarade Raiksos était habillée au poignet d’un bandeau que le cuisinier ne connaissait que trop bien. « On est finalement arrivé. Et il semblait connaître Farulf, alors je suppose que tu viens bien d’ici, finalement ! »


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RAKENNUS
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MessageSujet: Re: Välkommen ! / Raiksos    Mer 22 Fév - 5:43



Sven pouvait lire la consternation et l’agacement sur le visage de Pål Silander, mais il prenait la chose avec un sourire tranquille et le plus grand des calmes. L’aîné Lindgren savait parfaitement que son bras-droit était l’une des personnes les plus patientes de cette planète, et surtout qu’il avait une tendance plutôt prononcée à s’occuper des autres avant lui-même ; sans oublier son incroyable capacité à casser du sucre sur le dos de n’importe quelle personne ayant eu le malheur de se retourner trente secondes de trop. Mais patauger dans la neige pour voir un défilé de Raiksos n’aurait enchanté personne. Surtout pas Sven. C’était la principale raison pour laquelle il avait délégué la tâche avec diligence à la personne de confiance qu’était Silander.
Et celui-ci ne devait avoir qu’une seule envie, c’était de retourner s’enfermer au chaud dans son bureau. Sven l’aurait parié, mais pas sans réserves, car contrairement à Pål, il n’était pas psychomancien ; et encore moins mage.

D’un œil attentif, le chef Rakennus observa les nouvelles recrues qu’ils accueillaient. Nouvelles recrues était sans doute un bien grand mot, certains Raiksos ayant déjà une bonne expérience, mais Sven considérait que toute personne passant pour la première fois les portes du camp était une nouvelle recrue. Les soldats que sa sœur lui avait envoyé allaient en baver, ce qui ne fit qu’accentuer son sourire et son air satisfait.
Et puis, il cherchait une tête qu’il connaissait, et il savait qu’il allait la trouver rapidement. Il suffisait de trouver quelqu’un qui dépassait tout le monde dans cet endroit. Il ne fut pas long à retrouver la personne qu’il cherchait. Njall Ásmundr. Sven s’approcha tranquillement et faillit reculer quand un soldat, facile à identifier puisqu’il ne disposait d’aucun insigne ni d’aucun matériel spécifique à un autre poste dans le camp, débarqua, semblait-il de nulle part.
Qu’à cela ne tînt. Le chef Rakennus avait de toute façon une excuse toute trouvée pour faire dégager n’importe qui, et ça pouvait parfaitement commencer ici et maintenant. Ceci dit, il ne put s’empêcher d’écouter attentivement ce qui se disait.

« Soldat ! »

Parfaitement droit, les mains jointes derrière le dos, Sven se moquait parfaitement d’être le plus petit des trois. Il comptait sa taille comme un avantage, et il avait beaucoup plus d’expérience que les deux zigotos en face de lui. Et puis c’était son camp. C’étaient ses règles. Lindgren cilla à peine.

« Vous êtes attendu dans vos quartiers. Comme le reste de vos camarades combattants, vous serez évalué afin de connaître votre niveau, et vous êtes attendu pour ce faire dans les plus brefs délais. Ne perdez pas de temps, filez. Vous aurez tout le temps de badiner ce soir. »

Pour ce qui était de se reposer, Sven n’allait laisser de temps à personne avant plusieurs heures. Ils n’avaient pas toute l’année pour préparer cette expédition. Le dégel du printemps allait leur assurer la possibilité de s’enfoncer plus loin au nord que n’importe qui auparavant, mais ils ne pouvaient pas se permettre d’attendre ni l’été, ni les prochaines gelées de la fin du mois d’octobre. Ils devaient agir vite, pendant que le terrain restait favorable à l’apparition de goules sur le territoire. L’été était toujours la saison préférée du nord. A part une ou deux de ces créatures, isolées et affaiblies par des températures plus douces, voire chaudes, et une absence totale de neige, il était facile de s’en débarrasser.
Mais le chef Rakennus comptait toujours les capturer et les garder au camp pour les étudier. Ça n’allait pas valoir une étude directement sur le terrain, mais c’était moins risqué.

Finalement, Sven reporta son attention sur Njall. Il ne s’attendait pas à le revoir ici, c’était plus qu’une certitude, mais maintenant qu’il était là…

« Ainsi donc, tu leurs racontes autre chose ? Heureusement que Frey n’est pas aussi facile à berner… »

Son sourire ne cilla pas, s’élargit encore moins. Sven restait là, à quelque distance, guère plus d’un mètre, et regardait un des anciens membres du camp dans les yeux, sans une once de cynisme ou d’arrogance.

« Qu’est-ce que ça fait, Njall, de revenir ici ? »



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MessageSujet: Re: Välkommen ! / Raiksos    Mer 3 Mai - 6:56



Välkommen !


Si ça ne tenait qu'à moi, j'aurais pris la fuite depuis longtemps. Attrapé un cheval, un poney, une chèvre, n'importe quoi pourvu que je puisse grimper dessus pour m'enfuir loin d'ici. Oui, bon. La chèvre, je n'en aurais pas fait grand chose. Quoique, elle aurait pu me servir de réserve de nourriture d'urgence durant le voyage de retour, ceci dit. Malheureusement, je ne pouvais pas faire ça. Non seulement parce que Sven me rattraperait en moins de temps qu'il n'en faut pour dire le mot "goule" et que je ne tenais pas, mais alors pas du tout à m'attirer les foudres du chef Rakennus... Mais également parce que sa petite soeur n'est guère préférable. Si elle me voyait revenir à peine un mois et demi après notre départ du camp Raiksos, elle se douterait qu'il y a anguille sous roche, et j'aurais vite fait de me retrouver dans une sale posture. Donc, le résultat de l'équation est fort simple : je me retrouvais bloqué dans le nord pour la moitié de l'année environ. Voire même un peu plus. Ouaiiis, haut les coeurs, wouhou... Bref.

Quand une main se posa sur mon épaule, j'eus un sursaut réflexe. J'ai une tendance à me comporter comme un lapin apeuré quand je ne suis pas à l'aise quelque part, oui. Un léger soupir de soulagement m'échappa en réalisant qu'il s'agissait de Varg, très rapidement suivi d'un sentiment de stress aussi subit que désarçonnant en me faisant la réflexion que j'allais sûrement devoir lui fournir des explications sur les dernières semaines. Je paniquais déjà intérieurement, incapable de produire un seul son, le regard bloqué sur le ruban -mon ruban- qu'il semblait fièrement arborer au poignet.
Mon salut vint -paradoxalement- de Lindgren aîné, frigide mercenaire en titre et souverain incontesté d'une bande de pignoufs givrés. Il aboya quelques ordres, renvoyant Varg à ses propres affaires sans plus de cérémonie. Débarrassé de l'imminente menace d'une discussion sérieuse sans doute à coeur ouvert, je retrouvai quelque peu mon aplomb, et parvins à me recomposer un masque d'apparente assurance. Tandis que contre ma jambe, Farulf fixait Sven en agitant la queue de joie. Crédibilité, vous dites ? Connais pas.

- Je raconte encore ce que je veux, que je sache, non ? J'ai pas envie que le premier venu en sache trop, c'est tout. Je serrai quelque peu les dents, nerveux. Je n'ai jamais aimé la façon dont Sven détaillait les gens, un peu comme s'il cherchait à fouiller le moindre recoin de l'esprit de son interlocuteur. Dérangeant au possible. [color:2034=##006699]A mon avis, vous savez très bien ce que ça me fait de remettre les pieds ici. Et vous devez également être parfaitement au courant que si votre soeur ne m'avait pas collé un coup de pied au derrière, je ne serais certainement pas dans ce coin glacé et paumé.






« There are things, I have done, There's a place, I have gone, There are things, I regret, To can't forgive, You can't forget, So take this night, Wrap it around me like a sheet, I know I'm not forgiven, But I need a place to sleep, So take this night, And lay me down on the street, I know I'm not forgiven, But I hope that I'll be given, Some peace »

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MessageSujet: Re: Välkommen ! / Raiksos    Mer 14 Juin - 9:09


Un frisson parcourut le dos de Klemens alors qu’il se présentait à l’inconnu – un soldat des Rakennus – alors qu’une présence plutôt impressionnante se faisait sentir dans son dos. Il souleva la cage de son lapin avec le peu de force qui lui restait pour le présenter puis s’écarter le plus vite possible. Il lança un regard rapide en arrière pour savoir de qui il s’agissait, il remarqua très vite l’uniforme des soldats et son cœur se mit à accélérer, ses yeux à pétiller et son sourire à s’étirer sur son visage pâle et enfantin. Il lui fallut quelques instants pour reconnaître le soldat qui venait assez souvent à la cuisine.
Ne regardant pas où il allait, il trébucha et tomba sur la cage. Il grimaça et sentit les larmes lui monter aux yeux. C’était douloureux de base (il l’avait déjà expérimenté), mais ça l’était davantage quand on mourrait de froid, de fatigue et de faim. Il se releva en titubant et se frottant le torse et les bras. Il ne remarqua pas qu’il avait attiré les regards sur lui et il ne pensa pas une seconde que les autres se demandaient probablement ce qu’un jeune garçon maladroit et frêle comme lui faisait ici. Ce qui le préoccupait à cet instant était son lapin, qui avait dû à la fois être secoué et presque écrasé. Il s’agenouilla alors et glissa ses doigts entre les barreaux pour caresser son doux duvet bien qu’il ne pût le sentir à cause de ses gants.

« Tout va bien. Désolé d’être tombé sur toi…

Il regardait l’animal avec un air inquiet et s’efforçait à lui parler d’une voix douce et rassurante. Il se leva après un instant, passa ses mains sur son pantalon et attrapa de nouveau la cage, essayant de faire attention à ne pas être trop brusque. Il regarda autour de lui, admirant les épées attachées aux ceintures de la plupart des personnes et en un instant, son sourire refit surface. C’était merveilleux. Comme lors de son arrivée dans le camp des Raiksos. Voir toutes ces armes, ces armures, toutes ces personnes puissantes ! C’en était presque émouvant ! Mais il ne devait pas pleurer de joie, non, pas encore !
Il se demanda ce qu’il devait faire maintenant qu’il s’était présenté à l’inconnu qui devait écouter encore un bon nombre de personnes. Demander à un soldat ne semblait pas être la meilleure des idées, il se souvint de la réaction de la précédente personne et il ne voulait absolument pas revivre cette expérience déstabilisante. Son regard se posa sur des têtes qui lui semblaient familières, il essayait de comprendre ce que faisaient les personnes, sans succès. Il remarqua alors le soldat qui s’était tenu derrière lui dans la file. Il était allé vers quelqu’un, il ne voyait rien de ce qu’il se passait : le soldat était dos à lui et cachait l’autre personne qui avait le gros chien à côté de lui. Il remarqua aussi que l’homme qui avait fait le discours de « bienvenue » (celui que n’avait pas écouté Klemens) s’approchait des deux personnes.
Le garçon posa sa cage et s’assit par terre, en tailleur, les bras croisés contre sa poitrine. Sur son visage était affichée une expression de réflexion qui pouvait sembler exagérée alors qu’elle ne l’était pas. Il lança un regard en coin d’œil à son lapin et murmura :

- Edel, tu crois qu’ils ont fait des bêtises ?

Il fouilla dans une de ses poches et sortit une petite bourse dans laquelle il mettait des petites friandises pour son animal de compagnie. Il en sortit une et la donna à la boule de poil.

- Je crois aussi qu’ils ont fait des bêtises… Mais je peux rien faire… Il a l’air fort ce monsieur… Quoi ? Tu penses qu’ils vont se battre ?? Oh non… Les Rakennus sont trop forts et plus nombreux que les Raiksos… Enfin, que nous !

Il regarda l’animal avec un air déterminé.

- On est des Raiksos maintenant ! »

Il ne pût s’empêcher de lâcher un rire cristallin et enlaça sa cage. Son regard vagabonda sur le camp et les soldats, son sourire se dissipa légèrement tandis qu’il se recroquevillait davantage pour se réchauffer du mieux qu’il pouvait. Il se demanda combien de temps ils passeraient ici, ce qu’il allait pouvoir faire d’intéressant, mais surtout ce qu’il devait faire à cet instant. Il vit des groupes se former, des regards critiques se poser sur lui, mais il ne savait pas trop où il devait aller ou à qui il devait parler. Il n’était pas soldat, loin de là, il se sentait donc perdu.
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Välkommen ! / Raiksos
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