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 Já, dansaðu vindur. / Libre

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CIVIL
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MESSAGES : 18
DATE D'INSCRIPTION : 21/05/2017
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MessageSujet: Já, dansaðu vindur. / Libre   Mer 31 Mai - 21:11



Já, dansaðu vindur.



Pour la première fois depuis longtemps, il y a des gens à l’extérieur. Il y a des gens dans les jardins du domaine royal. Il y a des gens.
Et toi, tu ne sais absolument pas ce que tu vas faire, ni comment tu vas le faire. Tu travailles, comme tous les matins. Avec ton chapeau enfoncé sur ta tête, que tu gardes baissée comme si tu avais peur qu’on te voie, et tes outils de jardinage dans un panier. Les gens ne t’ont pas vu, mais ce n’est sans doute qu’une question de minutes, surtout que tu ne peux pas éternellement jouer les anguilles. Tu es bien obligé, à un moment, de t’arrêter pour faire ce que tu as à faire.
Les mauvaises herbes ne chôment jamais, elles. Toi non plus, d’un côté, mais tu prends toujours plus de temps à les enlever qu’elles n’envahissent le moindre espace vert. Ce n’est pas faute de les laisser vivre dans certains endroits, par pur esprit professionnel. En tant qu’herboriste et horticulteur, tu sais que les plantes catégorisées comme « mauvaises herbes » ont leur utilité. Même dans les jardins. Elles apportent un certain équilibre.

Et puis, flûte, les fleurs des orties sont jolies.
C’est un peu risqué de les cueillir, certes, mais c’est bien parce qu’elles restent en place qu’elles sont aussi belles. Il y a toujours quelqu’un pour ramasser des primevères, une rose, ou camélia ici et là. Parfois c’est toute une branche du massif d’églantiers qui y passe. Et toi et tes collègues pouvez juste vous arracher les cheveux et rajouter quelques chardons.
C’est donc ton chapeau encore plus résolument enfoncé sur le crâne et les cheveux à moitié devant les yeux que tu t’installes, pas assez loin des gens à ton goût, pour commencer à retirer les mauvaises plantes qui ont décidé qu’elles allaient pousser à côté des framboisiers. Déjà que le framboisier est une plante plutôt envahissante, si en plus les pissenlits s’y mettent, tu n’es pas rendu. L’avantage, c’est qu’il y a du vent.
Les gens restent rarement quand il y a du vent. Il est souvent frais, pour ne pas dire froid, amené du nord, et il décourage un certain nombre de personnes de rester dehors à profiter de l’air libre de l’extérieur et des rayons de soleil du printemps qui s’installe.
Tu avais juste oublié un détail, Egíl. C’est que tu peux enfoncer ce chapeau autant que tu le veux sur ta tête. Il finit toujours par s’en aller à cause du vent.

Tu n’as pas plus tôt réussi à arracher un pissenlit avant de partir à l’assaut des racines que la température du vent et la sensation de ce dernier dans tes cheveux t’informe que ton couvre-chef vient de quitter ton crâne. Tu lâches tous tes outils et tu relèves d’un bond.

« Mais c’est pas vrai ! »

Toi qui voulais rester discret, c’est raté. En quelques foulées, tu réussis à rattraper ta galure, mais tu as aussi réussi à attirer l’attention sur toi. Oups. Tu te figes l’espace d’un instant, les bords du chapeau dans les mains, avant de le remettre aussi sec sur ta tête et de retourner désherber en marmonnant contre les faibles bourrasques qui balaient Midgard depuis quelques jours.
Tu vas vraiment coudre un lacet pour qu’il reste un minimum accroché, même s’il doit essayer de t’étrangler, ce sera toujours moins gênant que de lui courir après à travers tous les jardins devant tout le monde, ce chapeau. Ah, et tu viens de réussir à enlever les racines. Elles n’étaient pas bien profondes.




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GRADE/MÉTIER : Domestique

MessageSujet: Re: Já, dansaðu vindur. / Libre   Sam 24 Juin - 20:12



Já, dansaðu vindur


Si vous êtes capable de supporter les démangeaisons, être transformiste est un véritable avantage. Enfin, à supposer que vous n'avez pas choisi de vous changer en... Escargot. Ou en tortue. Il y a bien des originaux qui ont adopté cette option-là. Le monde ne peut pas être composé que de personnes sensées. Sinon il n'y aurait personne pour se lancer dans de grandes guerres épiques, ni pour se promener dans le nord en plein hiver. Imaginez un peu, il n'y aurait plus de goules, ni de quoi les nourrir.
Tragédie. Mais on divague.

Depuis que Lilja avait changé d'employeur -pour le meilleur soit dit en passant-
elle se retrouvait assez souvent désoeuvrée. Loki n'était pas un patron particulièrement exigeant. Ne pas traîner dans ses jambes, interdiction absolue de toucher ou même d'approcher sa paperasse, ne pas fourrer son nez dans ses affaires personnelles (matérielles ou non)... Voilà à peu près tout ce qu'il fallait savoir. Pour ce qui était du reste, on ne peut pas dire que la jeune femme se trouvait assommée de travail. En deux heures, tout était plié. Et encore, la plupart du temps, elle traînait volontairement.
Alors voilà, Lilja se trouvait actuellement dans les jardins, à voleter d'une branche à une autre. De temps à autres, elle jouait avec le vent, usant des courants aériens pour s'élever ou à l'inverse, plonger en piqué avant de redresser la barre quelques centimètres à peine au dessus du sol.

Malgré tout, même quand on aime voler presque autant que l'océan -ce qui veut tout dire la concernant- on finit par s'ennuyer. Lilja se posa, et reprit son apparence d'origine. Tout ces gens dans les jardins lui semblait inhabituel. D'ordinaire, il aurait fallu arracher les nobles de la cour à leurs confortables fauteuils pour les voir en extérieur. Et encore, généralement ils espéraient croiser la route du roi, ou d'un quelconque membre de la famille Tyvalar.
Autant dire que là, une fois rentrée dans sa chambre, la demoiselle ferait une croix sur son calendrier. Histoire de s'en souvenir.

« Mais c’est pas vrai ! »

Intriguée par cet éclat de voix, Lilja tourna instinctivement la tête dans cette direction. L'un des jardiniers du château, qu'elle avait déjà vu à l'oeuvre entre les massifs de fleurs lors de certaines de ses promenades, courait après son large chapeau, emporté par une rafale. Elle haussa vaguement une épaule, alors que l'homme retournait à son ouvrage, et qu'elle reprenait sa marche tranquille.
Du moins, c'est ce qu'elle comptait faire. Car un nouveau coup de vent faucha une fois de plus le couvre-chef de l'horticulteur, qui roula et sautilla presque gaiement jusqu'aux jambes de Lilja, contre lesquelles il se plaqua. Allons bon. Avec un imperceptible soupir, la jeune femme se baissa pour le ramasser, et vint à la rencontre de son propriétaire pour le lui tendre.

- J'ai comme l'impression qu'il a des envies de fugue, aujourd'hui. Vous devriez envisager de le poser de côté, ou bien de l'attacher sur votre tête. Sinon vous risquez de le perdre.

Ce qui serait dommage. Il avait une belle allure, ce chapeau.





« We notch our bows and wait for the 'morrow, Cold is the night and nary a tear, For on the morn' we head into shadow, There is no room for our fear, Tha'nera Telezia, Fly straight and true ô my arrow, The day of destiny comes, I'll follow the path only fate knows, Tha'nera Telezia, Forwards to glory my sisters, Today our hearts beat as one, When hope is the faintest of whispers »

  (c) Bloody Storm
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MessageSujet: Re: Já, dansaðu vindur. / Libre   Dim 25 Juin - 20:04



Tu te rends rapidement compte qu’il va être très compliqué de garder ton chapeau sur ta tête s’il n’a pas un lacet que tu peux nouer sous ton menton. Tu viens tout juste de commencer ton troisième pissenlit que, de nouveau, ton couvre-chef s’envole. Tu restes interdit un bref instant, le nez en l’air, les mains levées à hauteur des épaules, paumes ouvertes mais quiconque regardant d’assez près se rendra compte que tes doigts sont légèrement crispés, et tu soupires. Tes épaules retombes.
Tu abandonnes.
Tu coudras un lacet à cette chose dès ce soir, comme ça, ce sera réglé. Maintenant, il faudrait que tu ailles récupérer ce qui t’appartient, alors tu laisses tes outils sur le sol et amorces un mouvement pour te retourner et te lever, aller chercher ce maudit chapeau, mais quelqu’un t’a visiblement devancé. La jeune femme te tend ton bien, et tu ne peux que hocher la tête face à ce qu’elle te dit. Oui. Tu es on ne peut plus au courant que, faute de lacet, tu risques fort de perdre ton chapeau un nombre incalculable de fois à cause du vent. Par contre, pour le poser à côté, il ne faut pas rêver.
Tu le récupères rapidement, ton chapeau, et tu le visses une fois de plus sur ta tête en baissant les yeux. Toi ? Gêné que tu aies été visible sans ton sempiternel couvre-chef ? C’est exactement ça.

« Merci. »

Quand on y pense, tu es toujours un genou au sol, arrêté en plein mouvement. Tu restes planté là, sans trop savoir quoi faire. Les humains, ce n’est pas tellement ton rayon. Tu es plutôt du genre inadapté social, Egíl, tu t’occupes de tes plantes. Elles ne disent rien, elles. Elles ne te jugent pas, ou si elles le font vraiment, elles ont la décence de le faire dans le plus complet des silences.
Tu relèves légèrement la tête, ceci dit, histoire de regarder la jeune femme, à défaut de la regarder dans le blanc des yeux, au moins voir son visage et donner l’impression que tu n’es pas totalement intimidé par le fait de devoir interagir avec quelqu’un d’autre.

« Je pense que je vais coudre un lacet, ce soir. Ce sera toujours utile. »

Et comme c’est toujours dans tes habitudes, tu oses un sourire et tu continues de détailler ton interlocutrice. Elle a des yeux violets, et des cheveux tellement clairs qu’ils ont simplement l’air d’être dotés de reflets argentés, comme de la neige en plein soleil. Tu en profites pour remettre les deux genoux au sol, et tant pis si tu as l’air bête, mais tu as quand même du travail qui t’attend. Pour ce qui est de parler en même temps, tu peux bien le faire. Tu n’en as pas spécialement l’habitude, mais tu peux le faire.
Désherber, ça ne demande pas une très grande attention.

« Je vous ai vue, régulièrement, de loin. Vous vous promenez assez souvent par-ici, je crois, non ? Vous aimez les jardins ? »

C’est calme, c’est tranquille. Qui n’aimerait pas les jardins de Midgard, sérieusement ?




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