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 Eina í djúpu kvirruni. / Kauko

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RAKENNUS
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MessageSujet: Eina í djúpu kvirruni. / Kauko   Lun 31 Juil - 23:41



Eina í djúpu kvirruni.



Les jardins semblaient désespérément déserts, et le mercenaire aimait ça. Il aimait le silence qui régnait autour de lui, comme si les bruits du monde entier avaient été doucement tassés, étouffés par la neige qui tombait. Tout était toujours tellement calme, les jours de neige. Pourtant, la couche qui recouvrait le sol n’était pas très épaisse, comme à chaque fois que le printemps se rapprochait malgré tout des frontières du Nord. Mais les flocons gardaient cette incroyable capacité de tamiser l’environnement sonore avec une douceur qui leur était toute particulière.
A quelques mètres de lui, la jeune louve blanche au museau noir batifolait entre les rafales de neige qui allaient et venaient au gré des brèves petites bourrasques qui s’infiltraient tant bien que mal entre les hauts murs du château d’Ulfdalar. Sven sourit doucement en regardant le canidé. Elle avait déjà plus de six mois. La neige, elle la côtoyait quotidiennement au camp. C’était la première fois qu’elle en était loin, sans doute la raison de son excitation. Des flocons, certes, mais des flocons dans un environnement différent. Les jardins d’Ulfdalar avaient cette atmosphère intimiste et rassurante, comme la forêt Hóddmimir alors qu’une tempête se prépare et qu’on se sait à l’abri du danger entre les hauts conifères.

L’aîné Lindgren claqua légèrement sa langue sur son palais pour rappeler la louve à l’ordre. Celle-ci réagit aussitôt, s’arrêtant au milieu de la fine couche de poudreuse qui ne durerait pas. Là, bien campée sur ses pattes, elle attendait le prochain ordre.
Sven n’avait pas un mot à dire. Il releva légèrement le menton, fit un signe de la main incitant l’animal à s’approcher. Celle-ci s’exécuta, trottina tranquillement jusqu’à son maître qui leva alors un doigt, la regardant avec une certaine douceur.

« Sit. »

La louve s’assit dans la neige et se lécha les babines par réflexe. D’habitude suivait une récompense sous la forme d’une friandise, généralement un morceau de viande. Bien que Sven eût abandonné cette récompense-là des semaines plus tôt, la louve continuait de se passer la langue sur les dents avec une certaine envie dans le regard.
A la place, le chef Rakennus s’accroupit en face de sa compagne de voyage à quatre pattes et tendit les mains pour se mettre à lui frictionner énergétiquement le coup, la tête, les oreilles. Il s’amusa à faire remonter ses mains jusqu’à la mâchoire de la louve pour lui relever la tête, lui marmonnant des compliments, avant de passer ses mains le long de ses oreilles, les couchant puis les relevant, secouant la main quand les poils restaient accrochés à ses manches.

« Et si on te trouvait un nom, hein ? Qu’est-ce que tu en dis ? Depuis le temps que tu devrais répondre quand on t’appelle… Ce serait bête que tu répondes éternellement à non, pas par-là »

La louve ne bougeait pas. Elle restait là, sagement assise, fixant son maître de ses yeux bleus, profitant des caresses que celui-ci lui dispensait. Elle aimait ça, agissait comme un chien. Un très gros chien dont les parents étaient vraisemblablement des animaux sauvages.
Encore un détail auquel Sven n’avait jamais fait attention. Il continuait de lui parler, d’une voix douce, sans se préoccuper de quoi que ce soit d’autre que trouver un nom à une louve qui, il y arrivait de plus en plus, allait finir par être exclusivement la sienne.

« Voyons voir… Je pourrais t’appeler Lumi mais ce serait un peu facile. Tu aimes ça, ou pas ?, demanda-t-il à la louve qui, l’espace d’un instant, parut s’interroger ; Sven esquissa une vague moue dubitative. Hm, non. On peut trouver mieux que ça. »

Il eut un bref instant d’hésitation, arrêtant de passer ses mains dans la fourrure de sa louve, la regardant simplement. Puis, il lui frotta les joues.

« Eh, c’est toi que ça concerne, demoiselle ! Si tu m’aidais un peu, pour une fois ? »

Tout en faisant abstraction de la fois où elle lui avait volé une botte.



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CIVIL
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MessageSujet: Re: Eina í djúpu kvirruni. / Kauko   Mar 1 Aoû - 1:23

La neige tombe doucement alors que mon souffle blanc monte tout aussi paresseusement. C’est une neige tranquille qui chute du ciel, bien moins abondante et conséquente que celle qu’on peut avoir au coeur de l’hivers. Je pense qu’un étranger ne ferait pas la différence, il s'arrêterait au fait qu’il neige. Sans se rendre compte qu’il s’agit d’un signe annonciateur du retour prochain du printemps.
Printemps prochain ou pas, le jardin a été déserté. Il y règne un calme profond, à peine si l’on n’entend pas le bruit des flocons qui s’entassent les uns sur les autres. Le bruit feutré de mes pas, celui d’un corbeau qui se pose sur une branche.
Personne à l’horizon, juste le calme et la tranquillité des lieux.
J’aime ces moments dans le cocon blanc et poudreux des jardins de la citadelle, on dirait une forêt miniature. Je caresse le lichen recouvert de givre d’un pin et me stoppe.
Il semblerait que je ne sois pas si seule que cela finalement…


« Sit. »


Et en quelle compagnie… Je reconnais Sven Lindgren, à quatre pattes dans la neige, en train de cajoler un chien bizarre…  
Le Grand Méchant Sven… Celui là même qui travaille pour mon oncle… Celui à cause de qui j’ai pleuré petite (même si je ne sais plus si ce n’était pas à cause d’un cauchemar dans lequel il apparaissait). Est en train de jouer les papas gâteaux à quatre pattes dans la poudreuse avec un gros chien.
Est-ce que je suis en train de rêver éveillée ? Ce serait tellement plus plausible.
Je suis pétrifiée. Ebahie par ma découverte et statufiée par ma crainte de me faire remarquer si je fais le moindre geste. Je ne peux que regarder la suite fascinée.


« Et si on te trouvait un nom, hein ? Qu’est-ce que tu en dis ? Depuis le temps que tu devrais répondre quand on t’appelle… Ce serait bête que tu répondes éternellement à non, pas par-là »


Cette voix douce est elle vraiment celle de l’homme que j’ai sous les yeux ? Par les astres je n’aurais jamais soupçonné qu’on puisse trouver ce genre de choses chez lui… L’humour compris. Certes ma tendance à m’éclipser dans la direction opposée dès que j’entraperçois l’ombre de Sven n’aide pas à nuancer ma vision. Mais même son ombre me terrifie en temps normal !
Je trouve ça adorable comme scène. Grandement surréaliste mais adorable. Le canidé blanc avec son museau noir, une bête superbe, reste immobile dans la neige. Son dressage doit vraiment être bon je pense, je ne suis pas experte mais je ne serais pas étonnée que ce soit le cas.


« Voyons voir… Je pourrais t’appeler Lumi mais ce serait un peu facile. Tu aimes ça, ou pas ? Hm, non. On peut trouver mieux que ça. »


Premier essaie non concluant, il ne semble convaincre ni l’animal ni son maître et moi non plus. Même si donner mon avis sur la question est bien la dernière des choses que je veuille faire. En plus cela révélerait ma présence et ni Sven ni son limier ne semblent l’avoir remarqué. Je ne vais pas m’en plaindre.
Le Grand Méchant Sven, qui paraît subitement beaucoup moins imposant et effrayant, arrête un instant ses caresses dans la fourrure de la louve (j’aurais mis le temps mais j’ai fini par m’en rendre compte… Malgré l'attitude de chien docile de l’animal), la regardant simplement. Avant de se remettre à lui frotter les joues débordant d’affection.


« Eh, c’est toi que ça concerne, demoiselle ! Si tu m’aidais un peu, pour une fois ? »


Si on m’avait dit un jour que j’assisterais à pareil scène. Je n’y aurais pas crû une seule seconde.
Pourtant je suis bien là, à regarder Sven Lindgren faire des papouilles à une louve à quatre pattes dans la poudreuse.
Je ne tiens vraiment pas à signaler ma présence. Je n’arrive pas pour autant à détacher mon regard de la louve et de son maître, pas plus à mettre mes jambes en action pour m’enfuir avant que le mercenaire ne s’avise de mon existence.
Crak.
Le bruit funeste du bois mort qui cède sous la pression résonne dans tout le jardin il me semble, étrangement proche du son du glas.Sans m’en rendre compte j’avais le pied posé sur une branche morte depuis tout à l’heure, et à force d’appuyer mon poids sur elle... Eh bien le résultat n’a pas manqué de se faire entendre.
M’enfuir en courant ne me parait pas une bonne option, de toute façon j’ai l’impression que mes jambes refuseront de me faire aller n’importe où.
Je reste figée sans savoir quoi faire… Par les astres que je hais attirer l’attention sur moi ! Oh que faire ? Rester plantée là silencieuse comme une potiche n’est sans doute pas approprié.


-Bon..Bonjour ! Je réussis à faire sortir ces mots de ma gorge nouée. Bon une marque de politesse basique, ce n’est pas si mal.


-Elle… elle est vraiment très belle… Je parle évidement de la louve.


Je m’abstiens de tout commentaire sur la position actuelle de mon interlocuteur… Même s’il y a matière pour pas mal de choses… Je manque de tripes pour ça. Autant rester sur un terrain moins glissant.
Je me surprends quand même à trouver le courage d’adresser quelques mots au Grand Méchant Sven. Bien que je pense que que je doive revoir son titre maintenant...
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RAKENNUS
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MessageSujet: Re: Eina í djúpu kvirruni. / Kauko   Mar 1 Aoû - 23:13



Ils n’étaient plus si seuls. Sven tourna la tête, plus par réflexe qu’autre chose, et pour être sûr de savoir qui venait de le saluer. Si le visage de Kauko lui était familier, sa voix ne l’était pas. C’était même la première fois qu’elle lui parlait, aussi loin qu’il s’en souvînt – et ses souvenirs allaient parfois beaucoup plus loin en arrière qu’il n’aurait pu le souhaiter. Bien souvent il avait vu la silhouette discrète de la jeune femme disparaître au détour d’un couloir.
Le mercenaire ne s’en formalisait pas. Jamais. Il avait l’habitude de faire peur à la plupart des gens, ça ne l’avait aucunement étonné que la nièce du seigneur Von Græntlauf préférât se tenir loin de lui. C’était parfaitement compréhensible.

« Bonjour. »

Le ton de sa voix avait peut-être légèrement changé, par habitude. Sven s’éclaircit la gorge et changea vaguement de position, en trouvant plus confortable d’avoir un genou à terre. En face de lui, la louve ne bougeait toujours pas. Il avait encore les mains autour de la tête de cette dernière et elle ne semblait absolument pas en être dérangée. Tout compte fait, c’était comme un gros chien. Assez machinalement, mais avec une certaine douceur, le chef Rakennus esquissa un sourire, reporta son attention sur la louve blanche.
C’était vrai, qu’elle était belle. Déjà bébé, les yeux à peine ouverts et collée au ventre de sa mère, la petite louve avait quelque chose de spécial. En grandissant, elle avait développé ce charme qu’ont certains animaux, celui d’attirer les regards et l’envie de les approcher, quand bien même on saurait qu’ils ne sont pas faits pour être des compagnons qui dorment au pied du lit. Sven s’en moquait.
Sven n’avait jamais rien fait comme tout le monde. Ce n’était pas aujourd’hui qu’il allait commencer. La louve, elle, commençait à s’agiter, sa queue battant la neige. Décidément, un très gros chien.

« C’est vrai, qu’elle est belle. »

Il eut un petit rire, regarda de nouveau Kauko qui ne semblait pas vouloir bouger, comme tétanisée de son côté d’une barrière invisible et probablement faite de glace imaginaire. Les flocons, eux, tombaient toujours, totalement indifférents à ce qui pouvait avoir lieu dans la ville, ou ailleurs dans le monde.

« Mais ne lui dites pas trop souvent, elle finirait par y prendre goût et elle deviendrait certainement intenable. »

Il ne s’agirait pas non plus de gâter un animal dont le dressage n’était pas encore achevé. Elle n’avait pas de nom, la bestiole. Sven allait encore devoir lui apprendre à répondre à celui-ci, quand il aurait trouvé quelque chose qui aille à la louve, ce qui ne s’annonçait pas être une mince affaire.
Il fit un bref signe de la main à la jeune Henning.

« Vous voulez vous approcher ? Venez. Elle ne mord pas, ne vous inquiétez pas. Elle se conduit comme un chien. »

Presque désinvolte, il eut un petit haussement d’épaules. La louve ne mordait que si on le lui ordonnait, et elle semblait préférer mordre des choses non humaines, comme des lapins, des oiseaux, des papiers importants et des vêtements divers et variés – à la limite, des goules, mais elle n’avait pas eu l’air d’apprécier l’expérience plus que qui que ce soit. Sven, lui, n’avait pas bougé, toujours un genou à terre dans la mince couche de neige. Les ronds de cuir sur les braies le protégeaient du froid, bien que celui-ci ne l’eût jamais vraiment gêné, et de l’humidité de la neige fondue.

« Vous allez peut-être pouvoir m’aider… Je lui cherche un nom, mais j’avoue être à court d’idées. Et je m’en voudrais qu’elle finisse par croire que bestiole est son nom. »

Quoique ça ne lui allait pas trop mal, encore.




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CIVIL
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MessageSujet: Re: Eina í djúpu kvirruni. / Kauko   Mer 2 Aoû - 1:10

« Bonjour. »


Je déglutis, on ne se défait pas de vieilles angoisses en quelques instants. Et je n’aime pas attirer l’attention de base…
Le mercenaire a encore les mains autour de la tête de la louve, qui ne bronche pas calme. J’aimerais aussi être figée avec la même nonchalance, pas par peur juste parce… Parce que bouger n’est pas nécessaire. Ou quelque chose comme ça.
Sven a changé sa position entre temps, il a désormais un genoux à terre. C’est déjà moins cocasse comme position, comparé à quelques instants plus tôt…
Dans un geste non dénué de douceur, toujours aussi surprenant, il tourne sa tête vers la louve pour la contempler, le regard emplit de fierté.
Elle est vraiment superbe. Ses yeux bleus son museau noir qui contraste avec le reste de sa fourrure immaculée. J’ai envie de m’approcher près d’elle, de passer ma main dans son manteau blanc. Cette dernière sans doute ravie de toute l’attention qu’on lui porte remue joyeusement la queue. Si elle apprécie tant mieux,, je serais sans doutes morte de frousse à sa place…


« Mais ne lui dites pas trop souvent, elle finirait par y prendre goût et elle deviendrait certainement intenable. »


Je sens l’ombre d’un sourire se tracer sur mes lèvres. Sans doute tordu et crispé… Ah et minuscule aussi.
Sven me fait signe de m’approcher.


« Vous voulez vous approcher ? Venez. Elle ne mord pas, ne vous inquiétez pas. Elle se conduit comme un chien. »


Ce n’est pas tant la louve qui m’effraie… Il y a une différence entre rester bien sagement ici, à quelques pas et franchir ces pas. J’hésite. J’ai vraiment envie de voir la louve de plus près…
C’est le premier pas qui est le plus dur. J’ai l’impression que mes muscles sont fait de plomb et que la gravité vient soudain d’augmenter drastiquement. Je me sens raide et gauche, lourde. Durant tout le temps que dure ce pas. Une seconde peut-être moins, mais qui me paraît durer une éternité. Mais je le fais. Je sens une vague de fierté et d’autosatisfaction me parcourir couvrant un peu l’angoisse qui m’étreint. Les pas qui suivent sont guindés mais tellement plus simples…


« Vous allez peut-être pouvoir m’aider… Je lui cherche un nom, mais j’avoue être à court d’idées. Et je m’en voudrais qu’elle finisse par croire que bestiole est son nom. »


J'hoche la tête en signe de consentement. C’est vrai que “bestiole” ne rend pas justice à la louve. Je la regarde un petit moment. Ses yeux bleus brillent et scintillent. On dirait deux étoiles. Son pelage me rappelle l’hermine et la pie. Et elle est surtout éclatante. Je crois que j’ai quelques pistes...


-J’ai.quelques pistes… Stjärna. Skata… Ou peut-être Lijust…


Je n’en dis pas plus. Je viens d’échanger en moins d’un quart d’heure plus de mots qu’en vingt-six ans avec cet homme. C’est perturbant… Et je ne sais pas comment les derniers mots ont pût franchir mes lèvres.
La neige continue de tomber doucement. Impassible.  Tranquille. Rien n’arrête la neige dans le Nord. A force se devient une compagne familière. Traître et meurtrière quand on arrête de s’en méfier. Mais une compagne quand même et souvent liée à de très beaux souvenirs.


-Est… Est-ce que je… peux la caresser ?


Eh bien on bat des records d’audace aujourd’hui… Qu’est ce que j’ai mangé ce matin ?
C’est dit sur une toute petite voix, craintive et timide. Mais c’est dit.


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RAKENNUS
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MessageSujet: Re: Eina í djúpu kvirruni. / Kauko   Mer 2 Aoû - 16:59



Sven gardait une main sur le pelage de la louve, pour lui rappeler de ne pas bouger. Elle avait beau être bien dressée, elle ne résistait pas à un compliment et elle ne s’était jamais montrée menaçante envers qui que ce soit. Elle avait plutôt tendance à chercher le contact, et il ne faisait aucun doute à l’aîné Lindgren qu’elle irait voir Kauko et essayer de s’en faire une amie sitôt qu’il la quitterait des yeux quelques secondes. Après tout, ce n’était encore qu’un louveteau qui a bien des choses à apprendre.
Le chef Rakennus ne bougeait pas. Doucement, il se remit à caresser sa louve, du bout des doigts. C’était une manière de faire diversion, il attirait l’attention de l’animal pour ne pas effrayer Kauko parce qu’une certaine bestiole lui serait arrivée dessus en courant, essayant de se dresser sur ses pattes arrière pour recevoir son câlin du jour.
En même temps, il écoutait les propositions de la jeune femme. Lijust lui semblait être la meilleure option, mais la louve n’avait absolument pas réagi. Avec le temps, Sven avait appris plusieurs choses. La première était de se fier à son instinct. La deuxième était que les animaux se fiaient constamment au leur et réagissaient en conséquences. Si Bestiole n’était pas intéressée, ça ne servait à rien d’insister.

« Hmm… »

Peut-être qu’elle allait vraiment finir par s’appeler Bestiole, finalement. On avait vu plus crédible, certes, mais on avait déjà vu pire. Sven commençait à considérer sérieusement cette option quand Kauko parla à nouveau. Il tourna la tête vers elle, oublia quelques secondes qu’il avait un louveteau en quête de liens sociaux avec lui.

« Bien sûr, v… »

Il n’eut pas vraiment le temps de lui dire d’approcher que l’animal avait déjà quitté son champ d’action et s’était mis totalement hors de portée, trottinant gaiement vers la nièce du seigneur d’Ulfdalar. Sven Lindgren cligna des yeux, interdit, avant de se relever, époussetant ses genoux d’un coup sec pour les débarrasser de la neige fondue, et d’aller récupérer la louve qui faisait présentement le tour complet de Kauko, fourrant sa truffe dans le tissu de ses vêtements, levant alternativement les pattes avant pour les poser sur les poignets de la jeune femme.
Quand il fut enfin arrivé à la hauteur de la catastrophe, il attrapa la louve par le collier de cuir qu’elle avait autour du cou et la tira en arrière.

« Dis donc, toi ! Qu’est-ce qu’on avait dit, à propos des gens ? Sit ! »

Bestiole, car elle allait vraiment finir par être dénommée comme telle, couina, chouina, et leva de grands yeux bleus qui se voulaient tristes vers Sven qui, lui, leva simplement les sourcils, transmettant tout son mécontentement via le regard. Le louveteau détourna les yeux, jouant les innocents, avant de finalement obéir à l’ordre donné et de s’asseoir, sa queue balayant toujours la neige d’un mouvement vif. Sven soupira.

« Désolé. Elle est encore un peu trop spontanée avec les gens qu’elle ne connaît pas. L’idée c’est de ne pas la quitter des yeux trop longtemps. »

Ce que Sven n’allait pas mentionner, en revanche, c’est qu’elle ne faisait quand même pas ça avec tout le monde. Elle avait déjà grogné sur plusieurs personnes, notamment un Heikki Signesen qui n’avait absolument pas su comment prendre la chose, pendant qu’un certain Pål Silander riait bêtement de voir qu’il y avait finalement eu un animal à ne pas apprécier le général Rakennus.
Tout un programme.

« En tout cas, elle vous aime bien… N’hésitez pas à lui dire de se calmer si jamais. Dites-lui non, franchement, vous pouvez aussi lui dire de s’asseoir. Si vous avez l’air menaçante, ça marchera d’autant mieux. »

L’avantage de savoir faire peur, la louve allait de toute façon lui obéir, à lui, au doigt et à l’œil. Le chef Rakennus eut un bref sourire.

« Si vous voulez, je vous apprends ? Nous pourrons continuer de lui chercher un nom, par la même occasion, je ne sais pas… Et puis, elle évitera de vous sauter dessus la prochaine fois, une fois qu’elle vous aura enregistrée comme étant le deuxième grand chef. »




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MessageSujet: Re: Eina í djúpu kvirruni. / Kauko   Jeu 3 Aoû - 0:27

« Bien sûr, v… »

Alors que Sven me répond la louve prend les devant. Trottinant gaiement vers moi, ce qui laisse son maître un instant un peu déstabilisé.
La jeune louve tourne autour de moi, m’examinant sous tous les angles, fourrant sa truffe dans les plis de ma robe ses pattes se posant successivement sur mes poignets mendiant je ne sais quoi en écho avec ses yeux bleus suppliants. Je sens mon corps entier se crisper sous l’effet de la peur, mes muscles devenir tout aussi raides que du bois gelé. Je ne devrais sans doute pas réagir comme ça, à retenir mon souffle devant la louve qui n’a aucune intention belliqueuse. Mais ça je ne parviens pas à le faire intégrer à mon corps qui reste aussi tendu que la corde d’un arc.
Sven vient saisir la louve espiègle par son collier de cuir pour la tirer en arrière et l’éloigner de moi. Je reprend mon souffle. Je ne m’étais même pas rendu compte que je l’avais retenu…

« Dis donc, toi ! Qu’est-ce qu’on avait dit, à propos des gens ? Sit ! »

La louve lance un regard de chien battu déchirant à son maître, l’accompagnant de pleurs déchirants. Son maître ne se laisse pas prendre au jeu et se contente de lui envoyer un regard sévère et mécontent qui fait taire la louve et s'asseoir penaude.

« Désolé. Elle est encore un peu trop spontanée avec les gens qu’elle ne connaît pas. L’idée c’est de ne pas la quitter des yeux trop longtemps. »

-Ce.. Ce n’est pas grave.

Je ne vais pas faire un drame de tout cela; et puis j’envie la spontanéité de la louve à aller ainsi vers les autres ainsi… Enfin un peu. Je vis très bien de mon côté. Et en fait j’admire plus cela que je ne l’envie.

« En tout cas, elle vous aime bien… N’hésitez pas à lui dire de se calmer si jamais. Dites-lui non, franchement, vous pouvez aussi lui dire de s’asseoir. Si vous avez l’air menaçante, ça marchera d’autant mieux. »

-Comme avec les enfants ?

Le parallèle ne me parait pas si étrange que ça, la louve me fait un peu penser à eux.

« Si vous voulez, je vous apprends ? Nous pourrons continuer de lui chercher un nom, par la même occasion, je ne sais pas… Et puis, elle évitera de vous sauter dessus la prochaine fois, une fois qu’elle vous aura enregistrée comme étant le deuxième grand chef. »

Je sens un sourire un peu plus marqué et tranquille se former sur mes lèvres comparé au dernier. C’est tentant… Même si une partie de moi à envie de se rouler en boule dans un coin et de ne plus bouger durant un long très long moment. Après j’aime bien la louve et ce que je pourrais apprendre comme méthode de dressage pourrait être intéressant. Et j'aimerais bien savoir comment elle va s’appeler la jolie.

-Je veux bien… Oui.

Eh bien aujourd’hui je vais assez loin… Ce serait dommage de s’arrêter maintenant non ?



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RAKENNUS
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MessageSujet: Re: Eina í djúpu kvirruni. / Kauko   Jeu 3 Aoû - 11:02



L’analogie avec les enfants était on ne peut plus vraie, et Sven opina doucement du chef. C’était exactement ça. A quelques détails près : les louveteaux faisaient quand même moins de bruit qu’un enfant humain, ce qui les rendait déjà beaucoup plus sympathiques aux yeux du chef Rakennus, qui avait toujours trouvé quelque chose à reprocher aux êtres humains, oubliant très vite qu’il en faisait partie.
Pour le moment, il faisait en sorte que la petite louve se tienne à peu près tranquille, même si ça crevait les yeux qu’elle avait envie de faire plus ample connaissance avec Kauko. Kauko qui venait d’accepter sa proposition. La chose avait un côté étonnant, et sans vouloir jouer les pessimistes, l’aîné Lindgren n’avait jamais vraiment pensé vivre assez vieux pour un jour voir la nièce de son mécène ne pas s’enfuir au courant et se cacher devant lui. A ceci près qu’il avait, dès le départ, tout le temps de vivre assez vieux pour ça.

Maintenant, il était temps de revoir les bases. Sven resta debout, se décalant juste légèrement pour se mettre face à la louve, sans la quitter des yeux une seule seconde. Elle n’avait pas l’air de se douter de quoi que ce soit. Et ce fut donc sans la lâcher du regard que le mercenaire commença la leçon pour Kauko.

« Elle vous aime bien, ce qui est un point positif. Elle vous a déjà acceptée, plus ou moins, si vous préférez. Vous êtes comme un membre de la meute, sa meute. »

Enfin, plutôt la sienne, à lui, puisque c’était lui qui s’était imposé comme grand chef dans l’esprit taquin de la petite louve blanche. Et il comptait bien rester le susdit grand chef tout du long.

« Maintenant, l’idée c’est que vous lui montriez que c’est vous qui détenez l’autorité. L’idéal, c’est de ne pas avoir l’air d’hésiter. Les chiens, et les loups, le sentent, et comme ce sont des animaux très sociables, ils vont insister d’autant plus en essayant de vous mettre à l’aise. Ils vont être d’autant plus… oui, collants, vous allez hésiter. »

Le chef Rakennus inspira à fond. L’air ambiant avait l’odeur du froid et de la neige. Ce parfum très distinct, presque aussi invisible qu’un flocon qui vient de tomber sur le sol du Nord, léger et qui échappait parfois à certaines personnes. Le parfum du givre et des matins d’hiver, quand on ouvrait les lourds volets en bois des fenêtres du camp et que le vent amenait avec lui l’odeur du froid, mêlé à celle de la mer, iodée, plus forte, ramenée le long des falaises.

« Parlez-lui distinctement. Haussez-le ton si nécessaire, mais évitez d’avoir une voix trop aiguë. Les loups ont une ouïe très fine, les aigus ont tendance à les exciter plus qu’autre chose. Ne criez pas, restez calme, c’est le plus important. Ah oui, et, bien sûr, ne la lâchez pas des yeux. »

Ce qu’il avait scrupuleusement appliqué, dérogeant à l’une des règles de base de la politesse, à savoir regarder son interlocuteur dans les yeux en lui parlant. Il avait dû faire un choix. S’il avait détourné la tête, ne serait-ce qu’une seconde, son interlocutrice – en l’occurrence – aurait été par terre, escaladée par un louveteau de sept mois. Pas encore adulte, donc, mais plus vraiment de la taille du bras d’un enfant.

« Essayez de lui dire de se mettre debout. Je vais vous montrer, et vous essayez ensuite. »

Bestiole résonna dans sa tête mais il se contenta d’un vague claquement de doigts pour attirer l’attention de la louve qui, si elle n’avait pas bougé, avait résolument tourné sa tête vers Kauko et la regardait avec des yeux pleins d’espoir.

« Upp ! »

En l’espace d’à peine quelques secondes, elle fut debout dans la neige. Sven eut un sourire.

« Sit. »

Cette fois, elle s’assit.




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MessageSujet: Re: Eina í djúpu kvirruni. / Kauko   Dim 6 Aoû - 11:57

La louve ne m’a pas quitté des yeux durant tout le temps que dure les explications de Sven.
Qui lui garde son regard sur la louve, sans doute pour éviter qu’elle revienne à l’assaut. J’écoute soigneusement et attentivement ses consignes, oui ça ressemble un peu à ce qu’il faut faire avec un enfant. Même si je n’ai jamais vraiment réfléchi à comment je m’y prenais techniquement avec eux.
La louve réagit au quart-de-tour, se levant d’un bond, ce qui fait peindre un sourire sur le visage de Sven Lindgren. Eh bien c’est de plus en plus la journée des inédits !
Encore sous l’ordre de son maître la louve se rassoit avec la même vélocité. C’est assez impressionnant. Et je crois que c’est à mon tour de réaliser ça… Allez Kauko, n’aie pas peur pour rien. Tu peux parfaitement t’en sortir. Respire un bon coup et suit les conseils du chef des rakennus, fais comme s’il s’agissait d’un enfant, en beaucoup plus poilus. Je ne lâche pas la louve des yeux à mon tour. Je sais ce que je vais faire, il n’y a pas de raisons d’hésiter. Je suis calme, je vais y arriver, je dois juste rester naturelle.
Ma voix est calme, peut-être un peu plus forte qu’en temps normal mais pas aiguë. C’est bien.

-Upp!


La louve obéit, peut-être un peu moins vite qu’avec le chef des Rakennus mais elle le fait. Je sens une vague de fierté et de joie m’envahir. J’ai réussi.

-Sit.

La louve se rassoit. Je sens un grand sourire se tracer sur mes lèvres. J’ai réussi. J’ai un peu peur de ce que je vais faire, mais j’en ai très envie. je m’approche de la louve, et passe ma main dans sa fourrure doucement.

-Bonne fille. Je souris durant toute la caresse, même si elle n’est pas vraiment appuyée.

J’espère juste ne pas avoir fait de bêtise. Même si c’est assez secondaire dans mon esprit tout de suite, je suis toute à ma joie et ma caresse pour la louve.


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MessageSujet: Re: Eina í djúpu kvirruni. / Kauko   Lun 7 Aoû - 13:12



Le chef Rakennus continuait de sourire, et s’était autorisé à détourner brièvement les yeux, sachant la petite louve sous bonne garde. Kauko se débrouillait bien. Croisant les bras, Sven regretta un instant de ne pas avoir eu l’occasion de mieux connaître les parents de la jeune fille. Ils auraient sans doute été plus faciles à vivre qu’Eärior, qui avait parfois ces attitudes qui pouvaient déranger le mercenaire encore engoncé dans son mode de vie très strict aux règles bien carrées.
Il regarda autour de lui, les jardins toujours déserts. Les seuls jardins qu’il avait déjà vus bondés, c’étaient ceux de Muspelheim. Partout où il était allé, ailleurs, chaque ville avait comme déserté ces endroits calmes pourtant construits pour une raison. Pour ce qui était des jardins intérieurs des domaines privés, les seuls qu’il avait vus étaient bien sûr ceux d’Ulfdalar.

Il n’avait aucune envie d’aller voir ceux de Midgard. A côté de lui, la petite louve profitait des caresses dispensées par la nièce du seigneur Von Græntlauf. Elle se tenait tranquille, jusqu’ici, ce qui était positif. En continuant de scruter la végétation persistante des jardins, Sven réfléchissait à un nom pour la bestiole. Le mieux était de ne pas attendre.
Sven faisait de toute façon plus confiance à  Kauko qu’à Pål pour trouver quelque chose qui aille à la louve et soit suffisamment sérieux pour n’étonner personne. Dans tous les cas, la chose allait se révéler plus compliquée que prévue, alors il laissa cette entreprise de côté pour le moment.

Il y avait dans ce monde comme quelque chose qui faisait que plus on cherchait, moins on trouvait. L’aîné Lindgren reporta son attention sur la louve, claqua des doigts pour la rappeler à l’ordre, et elle revint se coller à lui, glissant son museau le long de sa jambe pour chercher sa main, les oreilles couchées et les yeux larmoyants. Décidément, songea Sven, elle ne perd pas le nord…
D’ordinaire, le chef Rakennus appréciait le silence. Mais celui qui s’était installé ne lui plaisait pas. Il y avait quelque chose de gêné dedans, sans doute lui qui n’en finissait pas d’intimider la jeune Henning. Mais malheureusement, pour ça, il ne pouvait pas faire grand-chose.
Il avait toujours été de ces gens qui ont tendance à faire un peu peur. D’ordinaire, ça l’arrangeait.

« ... Votre oncle n’est pas au château, en ce moment, c’est bien ça ? demanda-t-il d'une voix douce, posée, qui ne résonna pas dans le désert végétal des jardins.




HRP : voilà ! j'ai pris la liberté d'introduire la discussion sur l'oncle histoire que ça avance un peu. N'hésite pas à me dire s'il y a quoi que ce soit, si tu as envie qu'on parte sur autre chose, ou quoi /o/


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CIVIL
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MessageSujet: Re: Eina í djúpu kvirruni. / Kauko   Mer 9 Aoû - 20:43

La louve semble apprécier les caresses et je ne me prive pas pour lui en donner puisque à en juger le silence et l’inaction du chef des rakennus ce n’est pas un soucis. Alors je ne me prive pas, et la louve ne trouve rien à y redire.

-Il va falloir te trouver un nom hein ma jolie. A moins que tu ne préfères les câlins et les grattouilles.


La louve semble sourire avec sa gueule grande ouverte et sa langue pendante. Et ses yeux brillent à chaque caresse.

-Tu es une câline hein, toi… Je la grattouille derrière l’oreille.

Au claquement de doigts la louve rejoint immédiatement son maître se collant à lui et réclamant des caresses de sa part les yeux larmoyant et les oreilles rabattues. Décidément elle aime ça les cajoleries.
Le silence se réinstalle, un silence lourd et gêné. Malgré tout je reste intimidée en présence du mercenaire. Vingt-six ans ça ne s’efface pas comme ça. La louve a bien aidé à amorcer à changement. Mais il faut du temps.
La voix douce et posée du mercenaire résonne dans le jardin.

-Oui. Mais j’ai cru comprendre qu’il n’allait pas tarder à revenir.

Hiraën est d’ailleurs très impatient du retour de son père. Il lui manque, il a déjà perdu sa mère, et même si il n’en dit rien je crois qu’il a aussi peur de le perdre lui. Je le comprend, au fond Eärior est tout ce qu’il reste de notre famille. Et le voir partir ainsi peu avoir quelque chose de déchirant. Lorsqu’il sera plus grand peut-être mon oncle prendra-t-il son fils avec lui. Mais j’ai quelques doutes… Du moins qu’il le fasse de gaité de coeur. Midgard ne semble pas être une destination de plaisance à ses yeux.
Pour le moment les intrigues politiques passent au dessus de la tête de mon cousin, et moi je préfère m’en tenir en retrait, la place de mon oncle ne m’a jamais fait envie… Bien au contraire.

-Je suppose que vous devez vous entretenir avec lui. D’où votre présence.

J’ai rarement, pour ne pas dire jamais, vu Sven à la citadelle sans que mon oncle y soit. Bon honnêtement je ne l’ai jamais cherché non plus… Cela n'aide pas à se faire une idée de la véracité de la chose.
La neige continue de tomber en silence. Frêles flocons presque printaniers.


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MessageSujet: Re: Eina í djúpu kvirruni. / Kauko   Jeu 10 Aoû - 22:01



Sven faisait confiance au seigneur Von Græntlauf pour revenir en temps et en heure. C’était un homme très à cheval sur la ponctualité, et rien ne l’énervait plus qu’un retardataire. Il devait revenir le lendemain. Comme à son habitude, l’aîné Lindgren était arrivé avec vingt-quatre heures d’avance à Ulfdalar. Personne ne posait de questions. Il avait ses entrées dans le château.
Personne n’était surpris de le voir. C’était tellement pratique. Et vaguement navrant, d’une certaine manière. Alors, le plus machinalement du monde, le chef Rakennus ne fit que hocher la tête en gardant une main sur la tête de la louve, le regard perdu dans le vague.

« Je le verrai demain en début d’après-midi, normalement. »

Normalement. Sven était aussi bien informé que le seigneur d’Ulfdalar pouvait n’en faire qu’à sa tête, à moins que les rumeurs qui courent çà et là provenaient de Midgard où il était de rigueur de se forger un personnage et de porter un masque. Même s’il détestait la capitale, Sven ne pouvait nier qu’il était curieux de savoir ce qui s’y faisait et qu’il serait prêt à passer une soirée dans le domaine royal, masqué de son habituel personnage de voyageur sans défense.
Il prenait un malin plaisir à laisser certaines personnes le penser inoffensif avant de leur donner une bonne raison de le craindre. Avec Kauko, il se passait plutôt l’inverse. Elle n’avait eu aucune raison de le craindre, et il lui donnait des preuves tangibles pour qu’elle lui fasse, sinon confiance, au moins l’honneur de lui accorder le bénéfice du doute. Sven n’avait rien contre Kauko.
Aucune raison de l’intimider.
Aucune raison de vouloir sa peur.

« En attendant, je logerai ici, au château. Comme d’ordinaire. » Il eut un vague petit sourire, tourna la tête vers la jeune femme. « Maintenant que vous avez fait la connaissance de cette petite louve, vous risquez sans doute de la retrouver le matin sur le pas de votre porte. »

Ce qui, en soi, pouvait être un problème, comme pas du tout. La petite bestiole avait tendance à être très collante au début, puis à plus ou moins se désintéresser progressivement. Restait toujours la question du nom, mais elle reviendrait bien assez tôt sur le tapis.

« Vous vous occupez des affaires de la ville, en l’absence de votre oncle, c’est bien ça ? »




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MessageSujet: Re: Eina í djúpu kvirruni. / Kauko   Jeu 17 Aoû - 21:32

Il ne fait alors aucun doute que mon oncle se tiendra près dès la fin du déjeuner à recevoir le chef des rakennus, et ce malgrés la fatigue du voyage depuis Midgard. mon oncle est quelqu’un de très à cheval sur la ponctualité et qui prend ses obligations très au sérieux.
Ah voilà qui risque d’être problématique… Avec Hiraën qui aime venir me réveiller ou juste faire des visites nocturnes à cause de cauchemars. La louve pourrait l’effrayer ou tenter de jouer avec lui… Quoique avec le retour de son père il aurait plus tendance à rester sagement dans sa chambre. Mais on n’est jamais à l’abri d’une frayeur nocturne, et la louve devant ma porte ne le rassurerait sans doute pas… Comme il pourrait finir par jouer dans la neige avec elle. Mais sans surveillance je ne serais pas tranquille, même si la bête n’est clairement pas agressive elle reste jeune et prompte à l’emportement. Et surtout un animal qui ne se rendra surement pas compte des blessures qu’elle pourrait infliger au petit garçon. Oui, il faut vraiment que j’en parle à son maître pour éviter de se retrouver dans cette situation. Ce ne serait bon pour personne.

-Cela risque d’être problématique avec Hiraën… J’ai peur qu’elle l'effraie en qu’en voulant jouer avec elle le brusque un peu trop.

J’espère que Sven aura une solution pour ça. Ou que je me fais du mouron pour rien. Mais s’il arrivait quoi que ce soit à mon cousin… Je ne me le pardonnerais pas.

-Oui, mais il est petit et l’assistant de mon oncle m’aide. Et lorsqu’il est présent c’est mon oncle qui gère tout celà.


J’aime mon travail je dois dire, je me sens utile. Je n’ose pas vraiment en dire plus.La neige tombe encore. Impassible.


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MessageSujet: Re: Eina í djúpu kvirruni. / Kauko   Dim 20 Aoû - 12:30



« Je ferai attention à ce qu’elle ne sorte pas de ma chambre, alors. »

S’il s’agissait de supporter les chouinements incessants d’un canidé, Sven savait qu’il avait suffisamment de patience en réserve pour accepter le calvaire. Au pire, ce serait une question de distraction ; sitôt la louve occupée par quelque chose, elle cesserait de gratter à la porte en pleurant. Et au pire, la bestiole agirait comme un réveil, lui rappelant qu’il a largement passé le temps de traîner au lit pour le simple plaisir d’être sous une couverture.
Le silence revint. Il ne gênait pas le chef Rakennus. Ce dernier n’avait plus rien à dire. Toutes les questions qu’il pouvait poser étaient pure politesse, et il connaissait déjà les réponses. Il avait largement eu le temps de discuter avec Eärior de la famille de ce dernier. Sven connaissait déjà Kauko.
Ce serait mentir que de dire qu’il ne l’avait pas littéralement vue grandir. Comme il avait littéralement vu son oncle grandir, et tous les autres membres de la famille avant eux.

Le mercenaire retint un soupir. C’était presque navrant, d’être aussi proche du bicentenaire et de n’avoir absolument personne pour s’en douter. Il eut un regard pour la louve, lui fit un rapide signe de retourner batifoler dans la neige comme le jeune animal qu’elle était.
Puis il se tourna vers Kauko et eut un léger sourire.

« Je vais vous laisser, vous devez avoir du travail. Bonne fin de journée, mademoiselle Henning. »




HRP : et voilà :) tu peux toujours écrire quelque chose, donc n'hésite pas si tu as envie !


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MessageSujet: Re: Eina í djúpu kvirruni. / Kauko   

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