AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Into the open air. / Rorik

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
CIVIL
avatar

MESSAGES : 730
DATE D'INSCRIPTION : 11/07/2013
GRADE/MÉTIER : Paperasseur en chef

MessageSujet: Into the open air. / Rorik   Sam 3 Fév - 23:05



Into the open air.



Mais qu’est-ce qui lui avait pris d’accepter ?
La question tournait en boucle dans sa tête alors qu’il regardait le soleil décliner par la fenêtre de ses quartiers. Pourquoi, au diable pourquoi, avait-il fini par céder aux incessantes requêtes de Rorik ? Loki n’avait absolument aucune envie de sortir du domaine royal – pas plus n’avait-il envie de se joindre aux festivités organisées par le gratin pour le gratin – alors qu’est-ce qui lui avait pris de finir par dire oui ? L’agacement, sans doute. L’envie d’entendre Rorik se taire.
Il avait peut-être espéré que le prince ne prenne pas son assentiment au sérieux, mais c’était mal connaître le cadet des Tyvalar.

Ce qui, apparemment, voulait dire qu’il connaissait mal son élève. Loki soupira, levant les yeux au ciel, et se détourna simplement de la croisée, les doigts de sa main droite pianotant sur les jointures de ceux de la main gauche. Comme il avait accepté cette remarquablement bête excursion, il devait aussi se plier aux plans de son instigateur, lequel avait bien sûr insisté pour ne pas sortir avant la nuit. Etait-ce au moins bien ça ? Le conseiller du roi n’arrivait même plus à se souvenir correctement, quoi que Rorik ait pu lui dire, c’était devenu flou, fuyant.
La seule certitude qu’il avait était qu’il ne voulait certainement pas sortir.
Suivie de la certitude qu’il n’avait, de toute façon, pas le choix.

« Bon... marmonna-t-il pour lui-même en se laissant tomber sur le rebord de son lit, les yeux rivés sur la jonction des dalles du sol avec les pierres du mur.
Il n’avait plus qu’à attendre, en soi. Aussi flous qu’étaient ses souvenirs, il était assez sûr d’avoir entendu Rorik lui dire qu’il viendrait le chercher. Sans doute l’assurance de ne pas écoper d’un faux bond de sa part, et une initiative qui surprenait un peu Loki, en soi. Il n’aurait peut-être pas imaginé le prince mener pareil raisonnement, mais après tout, il était question d’aller dehors, en pleine nuit, au mépris de tous les règlements les plus simples mis en place pour protéger les rejetons de la famille royale, alors bien sûr que le cadet Tyvalar allait se révéler être d’une sagacité sans faille.
C’en était presque énervant, d’ailleurs.
Loki se demandait ce qu’il avait bien pu rater dans tout ce joyeux bazar pour ne se rendre compte que maintenant que son élève était tout de même beaucoup plus... Beaucoup plus quoi, d’ailleurs ? Le conseiller du roi jeta un bref regard vers la porte de sa chambre avant de revenir à la jonction du mur et du sol, fronçant vaguement les sourcils, le menton dans une main et le coude au-dessus de son genou. S’il n’arrivait même pas à mettre des mots là-dessus, il était mal parti... En soi, c’était bien sûr évident que Rorik n’était pas bête, il était loin de l’être même, par contre il manquait cruellement d’attention.
Ou juste d’intérêt pour le fait d’être le prince héritier, c’était peut-être aussi simple que ça. Ceci dit, son professeur ne pouvait qu’admirer la logistique mise en place pour leur petite évasion.

Même s’il ne se souvenait de quasiment rien, ce qu’il avait retenu était bien pensé. Peut-être même un peu trop bien, d’ailleurs.

« Mais qu’est-ce qui m’a pris de me lancer dans des inepties pareilles... il murmura d’une voix éteinte avant de se redresser et de s’étirer un peu, adressant un regard à l’extérieur pour se rendre compte qu’il... neigeait. « ... Åh nej, tout mais pas ça... ! »

Aller dehors passait encore, même si sortir du château ne l’attirait pas plus que ça, mais si en plus il se mettait à neiger... Loki se passa machinalement les deux mains sur le visage en continuant de grommeler ce qui lui passait par la tête avant de décider qu’il allait au moins vérifier avoir de quoi survivre à une soirée dans la neige.
Dans l’idée, s’il pouvait éviter de finir frigorifié, ça l’arrangerait.



Paperasse en #dd2929

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
CIVIL
avatar

MESSAGES : 90
DATE D'INSCRIPTION : 22/12/2017
GRADE/MÉTIER : Dauphin

MessageSujet: Re: Into the open air. / Rorik   Mar 13 Fév - 23:03

«La véritable finesse n'est autre chose qu'une prudence bien réglée, qui fait qu'on est sincère sans être simple, et pénétrant sans être trompeur.»

— Jean-Baptiste Blanchard,
L'école des mœurs

_______________________________


19h07.

         L'heure où tu seras dehors. Loki te fait promettre qu'il ne t'accompagne que si tu peux lui prouver en quoi tu connais le chateau comme tes poches. Ta première interprétation de ces mots fût qu'il s'agissait d'un piège à ta personne, que Loki informera les gardes de tes petites manigances aussitôt que ton dos lui sera tourné. C'est l'oeil sceptique que tu l'observes d'abord, tu attends une chute ((sans savoir pourquoi, Loki n'est après tout pas de ceux à la boutade facile)). Finalement lancé par ton propre enthousiasme à l'idée d'aller voir comment se fêtent les hommages aux premières neiges de nuit dont rumeurs de grandeur t'étaient remontés par les servantes, tu lui présente sur une carte du château quels sont les atouts qu'il te faut mobiliser pour occuper au mieux l'attention des gardes pour ton ((votre)) évasion. Tu pousses de tes doigts des pions avec cette assurance et ce sourire, en parler comme tu parlerais de friandises d'antan, amusé, entrainé. Retiens-tu un certain sérieux derrière la manière dont tu esquisses, dont s'esquisse sur ton visage cette amabilité pour laquelle tu es tant reconnu ?

         Tu es préparé, un peu trop peut-être même, beaucoup d'extérieurs jouent un rôle important pour que tienne ton petit jeu. Aisleen fait partie des perpétuels complices, celle dont le comportement ne tombe pas dans l'habitude que tu attends d'elle ((assez imprévisible que tu ne sois capable de comprendre ce qui se trame dans son esprit quand la nuit tombe, qu'elle sache que tu veux sortir au final t'arrange parce qu'elle t'aide à trouver échappatoires et stratégies pour ce faire)). Étonnement, Loki n'admet en rien quelconque objection à laquelle le dauphin se serait attendue lors de son discours ((quelconque plan qu'il a, s'il en a, il le cache bien derrière ce semblant de fatigue)). Qu'advienne pourra, si Loki a recours à un conseil pour le forcer à rester dans le château qu'il comprenne que ça n'allait qu'alimenter ta soif d'en sortir. Il y a aussi irritable que tu sois, des manières qu'il ne peut être avec toi. Pas tant de rapport avec ton père, tu espères, plus un rapide coup d’œil sur ce qui se tient là, c'est toi, en soi. C'est là, Rorik, que tu estimes qu'il est juste de prendre pour confiance les mots qu'il t'a porté. Ce sont ceux qui disent vouloir la valeur de ton hardiesse estimer. Ceux que tu as jusqu'à lors douté.

         Craint-il que tu lui fasses la misère ? Plus que ça Rorik, son air renfrogné indique que c'est contre toi la partie qu'il quitte. Hahaha, que de flatteries.

         Suivre les gardes pendant leurs rondes de nuit furent fortuit à ton instinct qui ((par bonne mémoire et tentatives de suivre le quotidien de tes o chers gardes)) t'adresse par le souvenir dont tu dessines la trajectoire, un plan tout fait. Tu notes l'heure approximative, au bout de plusieurs tentatives admet un intervalle en minutes qu'il faille à ce bon vieux Amaël de te faire dos assez longtemps que tu glisses dans les jardins. C'est ces sessions que tu as avec toi-même, celles d'entraînement qui à long termes ne peuvent qu'être bénéfique. Un habit de simple marchand sur le dos, léger pour ne pas attirer l'attention d'une longue cape. Ce n'est tant un problème qu'on voie ton visage, toi ton objectif c'est qu'on ne soupçonne même pas ta présence. La bonne vieille sacoche t'es indispensable. L'air frisquet de soltice d'hiver raidit ta peau, souffrant déjà à ça de tes petits défis personnels. Elle s'irritait, aussi littéralement que métaphoriquement si parole lui était donnée de raisonner tes excès d'envie d'air frais. Les soldats se répartissent également la tâche de faire la ronde de la totalité du chateau. Il te serait être trop naïf que de penser qu'on ne soupçonne pas que tu te dévoiles lorsque les yeux te quittent. Aussi remarquas-tu qu'une plus grande partie surveillait les extérieurs, issues à emprunter. Ils apprennent de leurs erreurs, mais tu n'en reste pas là. Tes approches prennent forme suite à ce que tu as pu voir de la garde, et si tu feins ne pas entendre, tu sais que se tiennent à ton sujet de sérieuses tentatives de t'arrêter de sortir du palais. Ce n'est peut-être pas le cas de Loki qui aujourd'hui voulut écouter ce que tu avais à lui dire ((ou écoutait-il d'une seule oreille, cette alternative te paraissait bien plus, disons, réaliste)), tu choisis de lui faire confiance par obligation au final.

         Loki te suit de pas très loin tiens. Tu t'étais attendu à pire.

         La distance entre vous grandit et tu jures que ces yeux t'auraient assassinés si tu n'étais pas le dauphin.

         Tu t'en moques trop.

         Insultes à part. Il n'était pas question que tu passes la muraille et atterrisse dans un craquement de neige pour apprendre qu'il n'y avait pas de vieil homme vêtu de noir pour criser à tes moindres bêtises. Le conseiller et toi c'est un semblant de guerre perpétuelle, vous vous entraînez dans une spirale par vos comportements également insupportables sur les bords l'un l'autre ((toi pour ta défiance, lui pour sa froideur)). Tu lui offres un œil sur les mécanismes derrière tes méninges, un œil sur ton raisonnement, une connaissance qui pourrait permettre à Loki d'anticiper, un œil dans ton esprit Rorik qui ne respecte pas ton intimité. Tu le gardes avec toi, pour au moins protéger ça ((tu penses que tu cirais si tu le voyais d'un coup se lever alerter les gardes, ce serait hilarant à voir vraiment.)) Vous finissez par passer inaperçus, vêtus comme il se doit ((Rorik omet de dire qu'il a oublié de bien se vêtir et que son cher et o tendre conseiller du, encore une fois faire la mère aimante pour lui à son désarroi))

         -"Allez Loki, il est 19h, ce monde va pas se voir tout seul." Tu traces, comme tu le fais si bien.






Dernière édition par Rorik Tyvalar le Sam 24 Fév - 19:12, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
CIVIL
avatar

MESSAGES : 730
DATE D'INSCRIPTION : 11/07/2013
GRADE/MÉTIER : Paperasseur en chef

MessageSujet: Re: Into the open air. / Rorik   Ven 16 Fév - 22:24



Il était sans doute plus que temps qu’ils ne fissent demi-tour pour oublier ce plan stupide, restant au chaud et à l’abri des autres pour le reste de la soirée.
Mais c’était bien sûr sans compter sur Rorik et son incroyable propension à faire n’importe quoi, et à y entraîner n’importe qui. Parce que c’était ce qu’il se passait, Loki devenait n’importe qui. Une ombre parmi tant d’autres, loin des regards et de l’intérêt de la cour, il n’était guère plus qu’un passant qui devait regarder çà et là pour être sûr de ne percuter aucun de ses congénères. L’expérience avait un petit quelque chose d’agaçant, et un quelque chose d’un peu plus grand et d’un peu plus intimidant.
Le château, il n’en était pas ressorti depuis qu’il y avait mis les pieds. Pas envie. Trop de choses à faire, trop de travail qu’on lui abandonnait.

Et l’air était vif, piquant du froid des flocons qui tourbillonnaient et se confondaient avec les étoiles. Deux silhouettes au milieu de la foule, dont une obligée de suivre la première. Le conseiller du roi en avait déjà marre d’être dehors, mais d’un autre côté, il aurait eu du mal à nier que c’était grisant de tourner la tête pour apercevoir les hauts murs d’enceinte du domaine et de se dire je suis à l’extérieur. C’était inédit. Et c’était plaisant.
Ses pas crissaient sous la neige alors qu’il continuait de suivre le prince. Il n’avait pas tellement le choix. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était être content d’avoir de quoi se protéger un minimum du froid, être content qu’il se mît à neiger avant qu’ils n’eurent commencé à s’évader de la prison dorée de Midgard. Autrement, Loki n’aurait pas donné cher de leurs peaux.

« Solstice d’hiver, solstice d’hiver... ben voyons… marmonna-t-il tout de même pour lui-même en laissant un long frisson secouer son échine et ses omoplates.
Les fêtes l’ennuyaient au plus haut point. Du moins, celles organisées au château. Du reste, il n’en avait pas tellement connu, celles du peuple étaient toujours lointaines, il en était séparé par des murs épais qui gardaient trop bien la fraîcheur et ne conservaient aucune chaleur à certains endroits. Il dut presser le pas pour continuer de suivre le prince, ne pas le perdre de vue.
Autour d’eux, la ville s’agitait de plus en plus.

Il y avait tellement longtemps que les gens avaient décidé qu’ils ne rentreraient pas chez eux avant un moment. Loki découvrait les rues de la capitale sous un autre angle, rajustant le col de son manteau pour protéger sa nuque des flocons qui venaient y fondre.
Le conseiller avançait prudemment, guettant la moindre plaque de verglas cachée sous la poudreuse qui viendrait jouer les traîtres. L’espace de quelques secondes, peut-être bien plus d’une minute, il oublia Rorik. Il oublia Rorik, le fait que c’était grâce aux idées sagaces mais énervantes du cadet du roi qu’il était dehors, sous la neige, au mépris de tout et tout le monde. Un sourire lui échappa.
Les gens, autour, ils parlaient, ils bougeaient, ils vivaient.
La ville était vivante, bien loin des murs du château, la ville était mouvante et le froid qui la recouvrait brillait à la lumière des torchères exceptionnellement autorisées à être allumées. Il oublia tous les risques, même celui d’un incendie.

Peu importait l’heure, peu importait la raison pour laquelle il était là, loin des pierres sécurisantes de son habituel lieu de vie. Loki tendit une main de dessous les pans de son manteau, laissa la neige se poser sur le dos de ses phalanges et s’étaler sur le maillage du gant.
Quand il releva la tête, cherchant Rorik des yeux, il ne le vit pas. Ses pupilles s’étrécirent et son cœur sembla prendre plus de place que d’ordinaire dans sa poitrine, il pouvait presque en compter les battements. Se glissant entre les entités qui composaient la foule, Loki scrutait le moindre visage pour reconnaître celui du prince. Il hésita un instant à l’appeler, hésita.
Et si tout le monde connaissait son nom ? C’était fort probable. Des gardes patrouillaient, quiconque entendrait Rorik saurait que quelque chose ne tournait pas rond, que le prince était parmi eux, les gens du peuple.
Les répercussions seraient cuisantes. La première étant de revenir séance tenante au château.

C’était trop tôt, ils venaient tout juste d’arriver. Rentrer, déjà, ce serait tellement dommage. Loki étouffa un juron et s’éloigna un peu de la foule, pliant et dépliant les doigts de nervosité tout en continuant de chercher celui qui l’avait traîné dehors.
Il allait le lui payer.



Paperasse en #dd2929

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
CIVIL
avatar

MESSAGES : 90
DATE D'INSCRIPTION : 22/12/2017
GRADE/MÉTIER : Dauphin

MessageSujet: Re: Into the open air. / Rorik   Mar 6 Mar - 23:53

«La patience ôte à la méchanceté son aiguillon.»

—  Alfred Auguste Pilavoine,
Pensées, mélanges et poésies

_______________________________


T'élancer à pas chaloupés, à quelques pas là devant le bras droit du roi, celui qui en toi tient une amertume pour toi et toutes ces illusions que tu exclames tant ton coeur à lui seul ne puisse les retenir. Tu en serais un homme différent si tu t'en tenait à ce qu'on te disait, Rorik. La mine désabusée de ta compagnie tire chez toi audace et fierté. Tu lui jette ce coup d'oeil amusé.

         Tendres et douces lumières prennent place dans la pénombre, tintent d'une modeste couverture plus chaude que te tiennent les vêtements que Loki eût la bonne idée ((que tu n'as pas eue)) de t'apporter. Avec cette chaleur suit chaleur humaine, le peuple, son royaume à lui. Il n'y a que de meilleure famille que celle qui te reconnaît pas. Tu aimes le peuple également parce qu'il se mêle de ses affaires, que curiosité te pique comme ce froid à aller voir pour quoi ils se battent. Tu n'es au centre des regards comme tu l'es là haut dans ta cage d'or, tu te fonds dans la masse comme si tu en avais toujours fais partie - ce sentiment te comble.

Là au milieu de marchés, de décorations montées, créées pour fêter rassembler - c'est beaucoup mieux que tu l'espérais. Dauphin que tu es, mêlé à ce que certains appellent mondanités. Les foules sont nombreuses, créent des mouvements de vagues dans lesquels tu nages ((à contre sens)). Tu sens encore l'oeil lourd sur toi. Tu serais décontenancé, si Loki qui te regarde comme si tu étais une erreur dans l'existence n'arrivait pas si souvent.

((Et quand tu dis que tu sais ce que c'est, c'est triste, comme sérieux te serre quand tu saisis au vol les attentes.))

         Tu n'oublies pas Loki.

         Pour cette raison, c'est toi le premier à constater qu'il t'a perdu. ((Ce n'est, bien sûr en rien ta faute, à aucun moment ne t'es du défilé, émerveillé par ces petits trésors, antiques que vendaient là dans ce temps une jeune femme.)) C'est assez étrange, puisque ta première réaction est poignante. Tu sembles hésiter, prince, paniquer. N'étais-tu pas sorti prêt ?

C'est ce que c'est au final, grandement compter sur les autres pour que ton plan ne tombe pas en ruines. Le fonctionnement de ce dernier comptait énormément sur la présence de Loki à tes côtés ((qui de son intelligence comprendra bien que ne pas l'aider à retourner au château fera tomber sur lui des coups que le dauphin préparera de ses mains)) avec qui tu voulais passer du bon temps, tu remarques. La demi-seconde d'inquiétude te prend. Celle de la raison de la dernière minute. Elle ne dure pas plus que ça, tu ne la laisse pas.

Le mouvement des foules rend quelques endroit indistinct de là où tu te trouves. Tu t'es arrêté, à défaut de vouloir plus loin ((aussi parce que tu te dis que s'il arrive mésaventure à Loki ton père en entendra parler et il te donnera la fameuse expression neutre de mécontentement, celle quand il apprend que tu fais encore une bêtise, ah bah oui, parce que c'est qui qui fait des bêtises au château ? Bah c'est Bibi-))

Tu as ce rire cristallin - face à ta propre bêtise, face à l'étrange stress ((et adrénaline)) que te procure la situation. Le conseiller n'était en rien un enfant, il aurait pu ((Rorik hausse les épaules)) revenir sur son chemin ? Insulter dans sa tête tout ce qu'il maudit dans l'univers ((dont lui, surtout lui)) et faire demi tour en grognant parce que c'est décidément ce qu'il sait faire de mieux ? Pftahah, décidément.  

Bon, d'accord - tu admettras tous les siècles seulement, souffrir d'un cruel manque d'attention qui fait périr tes compères, toi rire ce qui eux les fatigue. Perdre le dauphin de vue n'est en rien du tout une bonne nouvelle pour Loki. Tu l'imagines se mettre à rapidement marcher péniblement dans ce froid ((essayer de ne pas glisser sur le verglas mais ne pas trop se fatiguer en même temps, vue qui, tu penses te donne un visu hilarant sur un vieil homme au bout de sa vie et au bout des âneries pour lesquelles l'héritier le fait suer)) confus s'il est actuellement pertinent de crier ton nom.

C'est celui qui t'amènes des affaires sachant que tu n'étais pas préparé au froid, c'est une sorte de maman poule grincheuse. Tu aimerais utiliser ce mot complètement à la légère, mais la manière dont tu te comportes avec Loki en dit plus que quelque mot que tu lui aies un jour dis, ou attention avouée. C'est un homme que tu aspires à apprécier, pour ce qu'il représente pour toi - et ces étranges balbutiements d'affection ((même si tu sais que derrière ça est un homme motivé à te changer et que gagner ton approbation est un moyen pour ce faire)).

Tu trouves une caisse sur laquelle t'asseoir tranquillement Rorik, à toi seul humer l'honneur que te ferais le conseiller de se montrer dans un si piètre état. Le temps passe, la foule dispersée par l'endroit, un peu moins fréquenté, tu ne bouges pas - aussi amusant serait-ce que de juste en profiter pour filer, la peine que Loki remonte l'information du Prince disparu ((encore)) alerterait beaucoup de monde pour rien. Le prince ne veut gâcher les festivités, qu'il puisse encore profiter de n'être personne là un certain temps, assis à observer.

         Tiens, c'est pas Loki là bas ?

         Le prince descend, trouve de la neige au sol, un grand sourire à la tronche.

         -"...ça va barder" Tu traces, cette fois en sa direction - tu n'attendras pas qu'il te voie, la seconde qu'il est à ta portée, c'est de la neige dans sa face.

         Tu vises bien, Rorik.

         Tu n'es peut-être pas le seul.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
CIVIL
avatar

MESSAGES : 730
DATE D'INSCRIPTION : 11/07/2013
GRADE/MÉTIER : Paperasseur en chef

MessageSujet: Re: Into the open air. / Rorik   Sam 10 Mar - 14:13



Rien à faire.
Il ne voyait Rorik nulle part, ne reconnaissait aucun des visages qu’il avait croisés en déambulant entre les gens, regardant çà et là s’il ne trouvait pas ce pignouf plus communément appelé prince. Loki avait depuis un petit moment écumé le répertoire de jurons qu’il gardait dans un coin de sa tête, répété au moins deux fois chaque insulte qui lui avait traversé la tête pour qualifier son élève et il était bien obligé de se rendre à l’évidence, il pouvait encore tourner en rond pendant des heures sans le trouver.
Rorik était passé maître dans l’art de se mêler à la foule. Un semblant de panique se glissa le long de son échine pour venir lui enserrer la poitrine, lui agacer le cœur comme une gêne désagréable. Qu’est-ce qu’il devait faire tache, au milieu de ce décor simple et des rires des gens, à regarder partout autour de lui en espérant voir autre chose que des flocons !

Loki se força à respirer doucement pour chasser l’impression désagréable qui avait décidé de s’incruster dans sa plèvre. Il ferma brièvement les yeux, s’exhorta à rationnaliser un tant soit peu les événements. Rorik ne pouvait être bien loin ; il était venu pour les festivités, quel profit y aurait-il à s’en éloigner. Ce soir, ils n’étaient personne, des passants parmi les autres. C’était ce qui rendait la tâche moins aisée que de repérer le prince au milieu de la foule du gratin peuplant le château.
Au château, il y avait toujours quelque chose qui lui avait permis de distinguer Rorik de tous les visages qui lui ressemblaient. Mais sous la neige, c’était plus compliqué, et Loki n’avait aucune idée de pourquoi. Une fois à peu près calme, il reprit son semblant de périple, décidant de s’aventurer là où la foule devenait moins dense.

Et c’était froid.
Mais ça brûlait quand même, sur le pourtour de ses yeux, à sa tempe. Ça picotait, comme des petites aiguilles, sur le coup il avait fermé les yeux et pilé net au milieu du passage. Il reprenait petit à petit ses esprits, chassant la neige compacte de son visage, finissant par tourner la tête dans la direction d’où l’attaque vient.

« Tu... fit-il en levant machinalement les mains, ses doigts se refermant sur le vide ; à défaut de pouvoir se refermer sur la gorge du principal intéressé.

Il. C’est Rorik, égal à lui-même, et le seul dans les environs à avoir pu lui lancer de la neige. Loki enleva les derniers flocons d’un geste sec, la matière du gant râpant sa pommette. Mais qu’avait-il donc bien pu faire pour mériter un tel déroulé des événements ? Il resta planté là quelques secondes, ne sachant trop comment réagir, hésitant entre le soulagement d’avoir retrouvé le prince et l’agacement plus que palpable de le voir aussi tranquille ; lui qui s’était inquiété pour lui ! Le conseiller du roi n’en revenait pas.
L’espace d’un bref instant, il eut l’impression d’avoir été utilisé, de n’avoir servi qu’à être l’objet d’un rire ou deux. Et la honte s’insinua doucement dans ses yeux, masquée par la lueur des torches.
Après quelques secondes d’hésitation supplémentaires, il finit par s’approcher de Rorik.

« Ne me refais jamais ça ! s’énerva-t-il à moitié, à voix basse et d’un ton raide en s’installant à côté du prince.

Maintenant, il était peut-être temps de remettre la balance à zéro. Rééquilibrer les choses et remettre un peu d’ordre dans leurs griefs puérils. Feignant de voir quelque chose au sol, Loki se pencha, prenant soin de cacher quoi que ce soit de la vue de Rorik.
L’instant d’après, il lui abattit une pleine poignée de neige sur le haut du crâne, l’air satisfait. Il souriait même un peu, le conseiller du roi.

« Voilà qui devrait suffire, il statua d’un ton plus léger, s’attendant parfaitement à recevoir des représailles dans les secondes qui suivraient.



Paperasse en #dd2929

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Into the open air. / Rorik   

Revenir en haut Aller en bas
 
Into the open air. / Rorik
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Mek' pour l'open de peinture GW
» ND Open IV
» Open Video a GW
» OPEN AIR frontenex 7 septembre
» Haiti est-elle vraiment “open for business” ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: RPG - Royaume d'Yggdrasill :: Plaine de Vanaheim :: Midgard-
Sauter vers: