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 Beyond your Lands [Feat. Amely]

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FRILAGEN
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MessageSujet: Beyond your Lands [Feat. Amely]   Dim 16 Mar - 15:29

Beyond your Lands

2- Midgard



Et Sér, donc?

Quoi, "Sér"?

Elle grommela, rajustant ses lunettes sur le nez.

Aaah commence pas à faire comme si tu ne savais pas! Me dis pas que tu pensais cacher ça longtemps!

Tu tournas un visage désabusé vers elle. Parfois, elle pouvait vraiment être tenace quand elle le voulait. Mais il fallait continuer sur ta lancée. Après tout, ce n'était pas à elle de savoir ce genre de choses. Et puis, tu étais beaucoup trop vieille pour ces histoires. Tu fronças les sourcils et tournas à nouveau ton regard face au chemin devant vous. L'air était frais, la nuit tombait assez vite sur les plaines, et vous n'aviez pas encore atteint la capitale.

Je ne vois pas de quoi tu parles. Et puis, je ne sais même pas d'où tu sors cette conversation! Sér n'est pas là, on est en mission je te rappelle.

Ouai, ouai... au fait, vous vous êtes rencontrés comment? La même année?

Pourquoi elle te posait ce genre de questions? À bien y réfléchir tu aurais peut-être préféré qu'un homme t'accompagne. L'avantage avec eux, c'est que certains ne parlaient jamais. Ou alors d'autres restaient concentrés sur leur envie de bien se faire voir alors ils restaient un minimum droits. Heden... c'était différent. Largement. Elle se fichait autant de ton statut que du temps qu'il faisait et n'hésitait pas à aller là où elle n'avait pas le droit. Pourtant tu ne la réprimandais pas plus que ça. Ça t'arrivait à toi aussi d'être curieuse, tu étais un peu son miroir, en différente.

La même journée, à quelques heures près. Mais on ne se parlait pas.

Oui, bien loin de là. Cela restait plutôt "je m'enferme dans mon monde et je suis les ordres". Comme si vous aviez autre chose à penser d'ailleurs! Pourtant tu lui fis signe de la main. Ça suffisait pour aujourd'hui. Vous approchiez de l'endroit le plus réputé du monde, tu n'avais pas non plus envie que ces gens-là sachent quoi que ce soit sur le camp. Elle te dévisagea quelques secondes puis sourit.

Bah, tu fais à peu près la même taille ça devrait aller!

Tu te retournas brusquement, écarquillant les yeux.

Quoi?!

Rien, rien!

Tu aurais bien voulu lui lancer de l'eau dans la figure et la faire tomber du cheval, mais tu savais que cela lui donnerait raison. Tu te contins et te contentas de guider ta monture par la bride, avant de le lancer au trot. Tu n'avais pas envie qu'elle voit ce visage à ce moment-là, celui sur lequel la couleur rosâtre du sang s'était propagée, laquelle pourtant ne se dévoilait jamais sur toi. Tu n'aimais pas être concernée, tu préférais rester dans ton monde. Jusqu'ici, tout t'avait réussi.


Ϟ



Les chevaux atteignirent rapidement la ville. Midgard.
Cela faisait bizarre de te retrouver ici. Tu ne connaissais pas la capitale et tu ne l'avais jamais vue de ta vie. C'était la première fois que tu pouvais poser ton regard sur elle et ses bâtisses, sur le château qui ornait toute sa grandeur. De nuit, elle était fabuleuse. Des lumières partout décoraient les masures, et l'ambiance festive était au goût du jour. Au moins on ne pouvait pas dire que ce n'était pas une grosse ville! Pourtant lorsque vous posâtes le pied à terre, il n'y avait rien d'ouvert. Ou alors si, mais tout semblait déjà fermé.
Complet, complet, complet... et encore complet. Vous aviez fait le tour de la ville que rien n'avait été laissé pour vous, chères voyageuses. Tu soupiras. Tu ne voulais pas passer ta nuit dans une écurie. Non pas que les odeurs pouvaient te gêner, mais tu ne pouvais concevoir que ton dos subisse une nouvelle fois la dureté du voyage. C'était assez suffisant comme ça! Heden pesta contre la chance, et toi tu pestas contre l'heure. Si vous étiez parties plus tôt aussi! Finalement, tu la regardas :

Bon, on va déposer les chevaux d'abord. Toi tu iras de ce côté et moi de l'autre. Il y aura bien une âme charitable pour nous prêter un petit coin d'étable.

Heden soupira à son tour.

Oui, il vaut mieux! Parce que bon, les écuries très peu pour moi.

Vous aviez pensé la même chose. À peine les bêtes déposées et nourries, vous vous étiez séparées pour pouvoir chercher chacune de votre côté. Rajustant ta longue cape brune sur ta poitrine, le col remonté sur ton nez, tu essayais de trouver un foyer où l'activité pourrait te sembler familière. Il n'y avait personne à cette heure-ci, en même temps la lune était déjà bien haute dans le ciel. Et tu pensais tout espoir à la chute.
Pourtant, c'est en marchant une bonne heure que tu entendis un bruit caractéristique : celui du tintement du métal. Au bout de la rue, mélodieuse et rythmée, faisant écho aux quelques aboiements lointains, le chant du fer semblait égayer tes esprits. Quelqu'un travaillait encore à la forge? L'espoir recommençait à naître dans tes pensées et tu ne pus t'empêcher d'accélérer le pas pour atteindre les lieux d'où provenait une lumière intense.
En arrivant devant la grande porte, tu sentis la chaleur sortir de la pièce celle d'un four. Ce monde était peut-être brûlant, mais tu le supportais. Tu le connaissais. Il y avait non loin de chez toi, plus jeune, un forgeron qui ne cessait de travailler nuits et jours. Peut-être était-ce le destin de tous ces hommes qui touchaient au fer? Quand bien même, tu restas un instant devant l'entrée. Une silhouette assez grande et impressionnante était penchée sur son œuvre, à frapper, graver, faire chanter ce métal qui se transformerait bientôt. Tu avais toujours été fascinée par les artisans. Ils créaient des choses merveilleuses avec si peu. Mais tu avais également une crainte irréversible pour les hommes imposants. Pourquoi? C'était aussi un sujet à discussions. Néanmoins, tu n'avais pas le choix : soit vous dormiez aux écuries, soit dans un lieu plutôt à l'abri. Pour des femmes, c'était assez recommandé. Tu fis mine de puiser dans la source de ton titre de général et toqua finalement à la porte, ouverte, lorsque tu jugeas qu'il avait fini en partie et qu'il était apte à entendre.

Excusez-moi?

Tu penchas un peu la tête.

Loin de moi l'idée de vous déranger à une heure si tardive... repris-tu, toujours en parlant clair mais bas, de façon à ne pas réveiller le voisinage, mais mon amie et moi rencontrons des problèmes de couchage. Pourriez-vous nous aider?

Tu te sentais gênée de devoir déranger quelqu'un à une heure pareille, mais ton choix était limitée.

Nous vous paierons ce qu'il faudra.

Le plus aimable possible. Après tout, vous restiez pour plusieurs jours.

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MessageSujet: Re: Beyond your Lands [Feat. Amely]   Mar 29 Avr - 16:53


Les marteaux tapent en rythme, la chaleur étouffante te semble agréable et rassurante. Ce son répétitif et sec, le bruit du métal que l’on torture pour l’affiner, le travailler et lui donner nouvelle vie est le son le plus délicieux du monde à tes oreilles. Tu en as toujours rêvé, d’aussi loin que ta mémoire te permet de remonter. De tes premières visites en ville tu ne te remémore aujourd’hui que le bruit métallique du travail de ces artisans passionnés, le rouge-orangé du foyer et la chaleur dans laquelle tu plongeais en passant les portes de cette première forge et la force et la précision gravée dans ces mouvements amples et assurés. Beaucoup y auraient vu un travail pénible et épuisant, tu y avais vu la grâce et la constance.

Et maintenant c’était ton tour, évoluant dans la chaleur du foyer sans cesse alimenté de bois et ravivé par le souffle lourd et lent du soufflet. Tu ne délaisserais ton travail pour rien au monde et là où certains se plaindraient d’une charge de travail bien trop importante tu va même te proposer. Tu ne vis que pour la forge, respires par son soufflet et tes bras d’un mouvement mécanique  ne se lassent jamais de répondre aux demandes les plus folles de tes clients. Pour peut que l’on te commande seize fleurets tu t’acharnerais à les terminer dans la semaine.

Ta vie consiste donc à taper sans relâche, comme par cruauté sur des métaux plus ou moins précieux, dans un travail toujours précis. Tu vis pour ça et pour autant que tu t’en souviennes, tu n’as plus que ça. Car tu n’as plus rien si ce n’est ton travail. La famille vit trop loin et tu n’es pas certain qu’elle t’accueillerait à bras ouverts si tu revenais. Les seuls regrets vont à ta sœur cadette que tu t’es promit de faire venir quand tu en auras les moyens. C’est ce que tu rumines le soir quand tu restes tard à travailler à la lumière du foyer de braise et du métal rougeoyant. Et ce que tu rumines ce soir avant d’être interrompu par une voix de femme.

« Excusez-moi ? »

Tu mets un certain temps avant de relever la tête car l’information met un certain temps à pénétrer ton cerveau. Il est tard, beaucoup trop même pour la plupart des gens. Le relais du reste des informations est encore plus lent. Une sorte d’épais brouillard t’embrouille l’esprit et tu secoues la tête comme pour te remettre les idées en tête avant de fixer la jeune femme qui s’est avancée. Tu la détailles du regard sans gène, non par voyeurisme mais par ce que cette notion t’es totalement inconnue. Tu laisses le silence s’installer un instant tout en remuant ses phrases dans ta tête. Tu poses tes outils, la fixant toujours, remontant tes yeux au niveau des siens.

« Oh … Oui. D’accord. »

Tu laisses ton accord en suspend, reprenant ton inspection de la jeune femme. Tu ne saurais pas dire grand-chose d’elle, malgré tes observations, si ce n’est qu’il te semble qu’elle ait fait un long voyage et que ses cheveux turquoise t’intriguent. Tu ranges tranquillement tes outils, ton établi, délaissant quelques minutes ton « invitée ». Tu prends soin de vérifier chaque recoin, chaque outil et la liste des commandes avant de retourner vers l’entrée et vers la voyageuse.

« Suivez moi, je pense avoir de quoi vous accueillir, vous et votre amie. »

Tu lui indiques la porte que tu refermes derrière elle avant de te diriger vers chez toi. Toujours sans un mot de ta part, avançant d’un pas rapide vous atteignez tous deux assez vite une porte en bois qui ne paye pas de mine. Tu la laisse entrer en première et t’agites dans ton rituel habituel : tu allumes un feu dans la cheminée, met de l’eau à chauffer pour un thé.

« … Il y a un lit dans la pièce d’à coté, un peu étroit pour deux mais vous et votre amie pourraient surement y tenir. »

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MessageSujet: Re: Beyond your Lands [Feat. Amely]   Jeu 15 Mai - 3:07



Tu souris. Tu semblais avoir dérangé la personne dans son travail, et elle te détaillait comme si elle émergeait d'un rêve long et profond. Pourtant tu n'en fis pas grand cas. Contrairement à ces hommes démesurés que tu craignais, l'aura de celui-ci semblait apaiser, et t'apaisait à ton tour. L'ambiance de cette forge brutale et étouffante paraissait entre ses mains et autour de lui d'une délicatesse incommensurable, une douceur que tu n'aurais jamais vu dans une forge. Ou tout du moins, cela y ressemblait.
Tu pensais que la question serait longuement posée, mais ce ne fut pas le cas. Sans même demander vos origines, il te proposa directement un endroit où t'installer, et tu te sentis coupable de t'imposer de la sorte. Te menant directement à un autre endroit, tu le laissas te guider et pénétra dans les lieux qui semblaient tout aussi calmes que la forge en elle-même. C'était comme si le temps s'était arrêté, et tu te souvenais brusquement de ces nuits en pleine montagne dans des chalets abandonnés.
L'homme alluma un feu, rangea par-ci par-là. Tu n'osais pas bouger mais tu finis quand même par déposer ta charge des épaules sur le sol. Rien que ce geste te fit lâcher un soupir de soulagement. C'est que les épaules parfois en ont assez.

C'est trop aimable à vous... commenças-tu en essayant de trouver quelque chose pour l'aider, mais tes jambes ne bougèrent pas, ton cerveau ne trouvant rien pour s'activer. Ne vous inquiétez pas, c'est déjà énormément pour nous.

Tu cherchas dans ta bourse et, sous le passage habile de tes doigts, les pièces tintèrent. Tu finis par poser ces écus d'or entre les mains du jeune homme et souris.

Ce n'est qu'un avant-goût. Nous pourrons vous payer mieux que ça quand nous partirons.

Heureusement, ta paie de général en valait la peine. Et tu avais au moins les moyens de remercier chaleureusement une personne qui ouvrait sa porte en pleine nuit. Mais en général tu évitais de montrer que tu avais assez d'argent, ne sait-on jamais.

Par contre, je ne suis pas une maîtresse de cuisine, donc je ne pourrai pas être d'une très grande aide! Avais-tu lancé sur le ton de l'humour.

À l'extérieur, la nuit semblait déjà profondément installée et Heden ne revenait toujours pas. La connaissant, tu te doutais qu'elle s'était arrêtée quelque part à fouiller des objets ou des créatures insolites, sans pour autant qu'elle ne prenne le temps de te prévenir. Après tout, elle était toute aussi tête en l'air que tu l'étais lorsque tu franchissais la frontière des bois.
Tu soupiras et calmement après t'être assise, tu massas doucement sous ta poitrine, au niveau de ton estomac. Une forme semblait bouger discrètement. Tu souris imperceptiblement et continuas le massage, jusqu'à ce qu'une tête noire et brillante daigne traverser les deux sinuosités de ta poitrine, endormie, cherchant un repère sur les traits de ton visage. Ces derniers montraient une certaine sérénité, alors la tête estima que les lieux étaient sûrs.
Puis, elle sortit un peu plus, et une langue fourchue, toute rose, commença à sonder les lieux. L'air semblait rassurant, alors elle se réveilla tranquillement, sondant les ondes de ta voix au travers de cette langue et de ses écailles.

Allez, va prévenir Heden, elle doit s'être encore perdue!

Le serpent mit un temps à comprendre, puis tourna la tête un peu partout, avant de sortir de ta poitrine pour glisser le long de ta jambe. Il passa par la fenêtre et disparut. Nidhögg était un serpent assez spécial, et qui, contrairement à beaucoup, arrivaient à comprendre tes intentions, ressentait les mêmes nécessités, sentait tes émotions. Et c'est peut-être pour cela que tu lui faisais confiance, aussi bien qu'il te faisait confiance. Tu espérais cependant qu'il ne se perde pas et qu'il retrouve facilement cette lunetteuse.






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MessageSujet: Re: Beyond your Lands [Feat. Amely]   Ven 20 Juin - 9:29


La jeune femme t’avait suivit sans un mot. Tu l’avais laissée un instant le temps de faire un peu se rangement selon ton habitude. Tu t’apprêtais à servir le thé lorsque la jeune femme s’approcha pour déposer de la monnaie dans tes mains. Tu restas un moment figé, te demandant ce que cela pouvait bien signifier. Tu n’avais pas en tête de demander la moindre rémunération pour une chose aussi triviale. Il te semblait d’accueillir la jeune femme chez toi, surtout à une heure pareille. Personne d’autre n’aurait pu l’accueillir si tard en ville. De plus, elle n’avait pas l’air d’être le genre de personne à pouvoir te causer le moindre problème.

« Ce n'est qu'un avant-goût. Nous pourrons vous payer mieux que ça quand nous partirons. »

Tu restas interdit un instant. Tu fixais les pièces dans tes mains, calculant la valeur de chacune. Non, vraiment, Tu ne n’y attendais pas mais surtout tu ne pouvais accepter ça. Pour toi seul le travail méritait un salaire et ton métier n’était pas aubergiste mais forgeron. Tu t’apprêtais à protester pour rendre à la jeune femme son argent mais elle interrompit ta pensée.

Bon. Elle n’était pas douée en cuisine selon elle. Ca ne te dérangeait pas trop. A force de vivre tout seul tu avais fini par apprendre pas toi-même à faire la cuisine et pour ne pas manger sans arrêt la même chose tu avais du apprendre à faire des plats un peu plus élaborés. Bref, ça n’était pas un problème pour toi. Renonçant à lui rendre l’argent, tu le déposas sur un meuble et posas les tasses de thé près te ton invitée. Tu aurais tout le temps de la convaincre de reprendre son argent plus tard.

Tu t’assis à table, en face de la femme aux cheveux d’un vert bleuté. Tu l’observais à nouveau sans t’en rendre compte, détaillant ses mouvements. Entre deux gorgées de thé tu faillis hurler de stupeur. La jeune femme parlait, tête penchée vers sa poitrine et une tête noire et brillante semblait s’en extirper. Tu fis un bond en arrière, toujours sur ra chaise, posant précipitamment la tasse sur la table. Tu laissas échapper un grognement à la vison de la langue de la bête.

Ca n’était pas contre cette bestiole particulière mais contre l’espère toute entière. Toute ton enfance on t’avait raconté toutes sortes d’histoire, qu’elles soient vrais ou non. Certaines traitent des mythes de la région, d’autres des dieux. Et d’autres beaucoup plus triviales. De celles que ton frère aimait te raconter, juste pour voir ton air effrayé avant de dormir et dans les jours suivant si il avait le malheur de te les rappeler. De ce fait tu avais une peur presque panique des serpents. Pour toi, ils n’étaient rien d’autre que des jeunes dragons. Sans pattes, certes, mais tu étais certain qu’elles allaient pousser un jour.

Tu fixais le serpent qui, après que la jeune femme lui ai donné quelques instruction la bestiole descendit et s’enfuit par la fenêtre. Tu resta paniqué un petit moment avant de rapprocher ta chaise de la table.

« Euh … Par rapport à la nourriture, ça n’est rien. Je sais cuisiner, ça n’est pas un problème. … Vous comptez rester combien de temps ? Que je sache quoi prévoir … »

Tu ne voyais pas trop quoi dire d’autre. Ni quoi faire. Tu poussas sa tasse vers la jeune femme, ne sachant pas si elle l’avait vue ou si elle en voulait vraiment.

« Enfin. Je ne demande pas ça pour vous presser. Vous pourrez rester autant que vous désirez. »


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MessageSujet: Re: Beyond your Lands [Feat. Amely]   Lun 21 Juil - 16:03



Tu écarquillas les yeux à la surprise de ton hôte. Sa peur pour la petite péliade frappait aux yeux, cela était certain et tu n'avais pas pris le temps de l'en prévenir. Tu te sentis coupable de l'avoir ainsi surpris, et tu penchas légèrement la tête lorsqu'il te tendit ta tasse. La légère vapeur qui en sortait te fit sourire et tu l'attrapas délicatement entre tes mains. Il semblait s'y connaître en cuisine, ce qui en général te rassurait lorsqu'un homme te disait cela. Tu ne pouvais demeurer chez quelqu'un pour lui rendre la monnaie sans trouver des excuses pour ce thème très délicat qu'était celui de la cuisine. Pour le peu que tu en avais touché, peut-être avait-elle une ou deux fois explosé, une ou deux fois brûlé, et les autres centaines de fois le repas était infecte. Le plus étonnant de tout ça, c'était que tu ratais tout : même avec recette. À croire que le destin ne voulait pas de toi aux fourneaux.
Tu soufflas doucement sur ta tasse fumante, l'écoutant d'une oreille attentive. Son calme t'inspira également un calme à toute épreuve, comme la transmission d'un tout. Tu souris à nouveau :

-Tout dépendra de … de nos affaires en somme. Nous ne connaissons pas la ville alors il nous sera difficile de diagnostiquer un nombre de jours.

Tu te rendis compte de ta maladresse, notamment pour une personne qui vous hébergeait, et finalement tu fis signe de la main en gage de sentiments rassurants.

-Oh mais ne vous inquiétez pas, nous vous aiderons pour toutes les charges! N'ayez rien à dépenser pour nous, nous ne voulons être à vos frais! Par ailleurs, vous aurez simplement à nous dire ce dont vous aurez besoin, nous nous occuperons de toutes ces courses.

Tu penchas à nouveau la tête, tu savais qu'il allait répliquer. Mais un sourire plus franc encore se dessina sur ton visage :

-Et puis, c'est la moindre des choses pour vous avoir effrayé.

Le calme et la tranquillité régnaient en maîtres en cette demeure. Comme si le temps et la nuit venaient l'encercler pour une éternité, tu semblas comme déroutée par tout ce voyage et cette fatigue. Pour autant, tu fus ressaisie par la douceur du thé qui détendit tous tes muscles un à un, et te fit oublier le stress du voyage. Après un léger moment de silence, tu repris, anxieuse :

-Je suis désolée, je dois accaparer votre temps! Ne vous dérangez pas pour moi. Et puis...

Tu réfléchis un instant. Tu espérais que les deux reviendraient assez vite, car la journée risquait d'être longue et chargée. De plus, une visite générale s'imposait avant de tenter quoi que ce soit. Deux semaines peut-être? Ce serait un fil conducteur pour ne pas trop tarder. Mais connaissant Heden, tu savais que le temps ne valait rien, les limites encore moins.

-Nidhögg ne vous fera aucun mal. Il est très gentil et obéissant. Si vous voulez, je le cacherai et le restreindrai à son sac favori.

Au bout de quelques minutes seulement, Heden toqua avant de se présenter, s'excusant pour son étourderie. Elle avait le serpent dans sa petite sacoche, qui somnolait encore de sa route nocturne. Il devait avoir mangé pour ne faire aucun bruit ni même s'agiter. Elle s'installa donc après maintes excuses, soupirant que la capitale était trop grande.

-Demain nous inspecterons les lieux pour que tu ne te perdes pas! En attendant, remercie ce jeune homme de nous aider comme il le faut!

Ton subalterne ne manqua pas de le faire, un peu gênée. Ce n'était pas la générosité que vous connaissiez, au contraire...



HS:
 





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