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 « i can't believe the news today » — Lekný [TERMINE]

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CIVIL
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MessageSujet: « i can't believe the news today » — Lekný [TERMINE]   Dim 13 Avr - 15:49


oh i can't close my eyes

C’était le troisième soir qu’il s’éclipsait du château pour échapper à l’aînée des enfants Tyvalar. Toute la journée il avait évité son regard tant qu’il le pouvait, toute la journée il s’était caché dans les recoins en attendant que la jeune femme soit passée au bout du couloir pour le traverser. Il l’avait ignorée autant qu’il avait pu tout le dîner durant, et était finalement monté dans sa chambre en prenant le soin de fermer la porte à clef et de laisser la clef dans la serrure, guettant le moindre bruit lui indiquant que la harpie serait retournée dans son monde.
Et quand il en avait été sûr, il avait simplement attrapé son manteau et s’était éclipsé du château, serrant la clef de sa chambre, soigneusement bouclée, entre ses doigts au fond de sa poche.

Il savait déjà où aller.
Pour être tranquille il n’avait pas trente-six mille solutions, et de nature casanière, il préférait se retrouver dans un environnement familier plutôt que d’aller courir l’aventure à un coin de rue choisi au hasard.
Il ne cessa de regarder derrière son épaule et de prêter attention à la moindre impression bizarre qui pouvait le saisir tout le temps que lui dura le trajet pour se rendre dans sa taverne préférée. Il ne put retenir un soupir de soulagement en refermant la porte de l’établissement derrière lui. La paix, enfin la paix. Il allait pouvoir passer quelques heures loin du château, loin de la frustration que ces hauts murs de pierres représentaient pour lui.
Il s’installa à une table près d’un angle, s’adossant au dossier de la banquette. Un regard à la salle de l’auberge lui permit de faire un état des lieux. C’était encore une soirée calme, comme beaucoup de ces soirées calmes qu’il appréciait après une journée les yeux dans la paperasse, le regard d’Aisleen braqué sur sa nuque.

Il fit signe au tenancier, avec un léger sourire. Il profita du moment pour discuter un peu avec lui avant de passer commande, attendant ensuite patiemment les quelques secondes qui passèrent avant que Patrick ne lui apporte son verre. Il y avait beaucoup moins de bruit dans la salle que le premier soir où il était arrivé. Il préférait encore ne pas trop penser à ce soir-là, et à ce qui en avait découlé. Il se remémorait trop bien le regard circonspect d’Alafair le matin, quand elle l’avait réveillé, en avisant l’hématome à son épaule et son air endormi.
Il haussa légèrement les épaules en entamant son verre, ne s’occupant plus du reste de la salle. Il était enfin tranquille pour quelques heures.

Le mieux qu’il avait à faire, c’était d’en profiter.

Tout ce qu’il avait à faire, c’était de ne pas rentrer trop tard. Pour l’instant, il allait pouvoir regarder le temps passer, sans avoir à se préoccuper d’une pile de papiers en retard à remplir pour l’heure suivante, d’une réunion assommante ou encore d’un cours à faire pour Rorik ; qui, comme à son habitude, n’en écoutait pas une miette et se contentait de demander quand il allait pouvoir aller manger.
Un soupir lui échappa et il but une nouvelle gorgée de son verre, essayant de chasser toutes ces idées de sa tête. Il se rendait compte qu’il n’avait rien d’autre à quoi se raccrocher.

Il fuyait ses souvenirs pour ne pas se laisser envahir par les images qu’ils étaient, et il n’avait aucun à-côté de sa vie au château pour s’échapper lors de moments d’ennui profond, au milieu de la paperasse ou du spectacle des gens de la cour.
Il n’avait que cette vie-là, celle au château entouré de personnes qui ne lui inspiraient pas grand’chose d’autre que le mépris et l’exaspération. Ses escapades à l’auberge n’étaient qu’une des rares parties de détente qu’il pouvait s’offrir. Mais au fond, sa vie restait la même.
Il retint un énième soupir, termina son verre en se mettant à ressasser les choses. Plusieurs problèmes non réglés traînaient encore dans un coin de sa tête et il se mit à les tourner et les retourner dans tous les sens en essayant de trouver une solution pendant de longues minutes, sans grand succès.

« Bon sang, quel foutoir… »

Il se mit à faire tourner son verre sur lui-même en chassant tout ça de sa tête.
Profiter de l’instant, il savait encore faire. Enfin, normalement.



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Dernière édition par Loki le Ven 31 Oct - 2:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « i can't believe the news today » — Lekný [TERMINE]   Sam 19 Avr - 7:24



Celui-là, de sûr, c'est le meilleur endroit. Avait-il dit alors en t'indiquant l'itinéraire sur un morceau de papier. Tu avais simplement posé une cape sur tes épaules et rabattu la capuche sur ta tête, pour sortir de la forge et arpenter les ruelles de la capitale.
Cela faisait déjà plusieurs jours que vous étiez arrivées. Vous n'aviez même pas eu le temps de visiter ne serait-ce qu'un peu cette ville que l'on dit si merveilleuse. Mais d'une certaine façon, tu ne regrettais rien de ce train-train quotidien qui vous berçait. Rechercher des recrues, discuter avec les forgeron... tout semblait tranquille et dénué de problèmes. En tout cas, tu voulais que ce soit le cas.
En parcourant une ruelle, tu la découvris enfin, l'auberge.
Tu entras prudemment, et finalement te rendis compte qu'aujourd'hui en tout cas, il n'y avait pas grand monde. La dure semaine de travail devait y être pour quelque chose. On te salua, tu répondis par un bonsoir léger, et vins t'installer au comptoir tout en ôtant ta capuche. Les regards insistants des quelques personnes présentes te démontraient bien que tu ne faisais pas partie de cette ville. Il y avait trop de différences, et tu étais beaucoup trop voyante pour qu'ils n'aient pas remarqué jusque-là ta présence. Tu avais néanmoins fait l'effort de mettre une robe plus sobre et couvrant également ta poitrine. Tu n'avais pas non plus les jambes à découvert, et tes cheveux, bien que d'une couleur assez inhabituelle, avaient été noués par une natte sur le côté. Apparemment, cela ne suffisait pas.
Tu commandas avec un simple sourire et sortit ton carnet.
Cela faisait du bien d'être seule. De ne pas avoir Heden sur le dos pour sortir ses théories, ou pour critiquer tout ce qu'elle voyait. Cela faisait du bien de savoir que tu n'aurais pas un questionnaire à remplir sur le sujet de Sér, et que tu n'aurais pas à expliquer le pourquoi du comment. Tu te mis à fixer les notes et les dessins récents sur ce carnet. Comment en étais-tu venue à ça? Toi-même tu ne savais pas. Tu n'avais jamais cherché à aimer ou être aimée. Tu utilisais tes atouts lorsque tu étais dans une situation difficile, mais si tu pouvais éviter les hommes, c'était mieux pour toi. Tu rivas ton regard sur le tenancier. Sa taille n'était pas commune, mais étrangement l'aura qu'il dégageait ne t'inspira aucune méfiance. Tu repris ta courte lecture et passas les pages. Pourquoi?
Ton cœur se serra et tu fis une moue en visualisant celles sur lesquelles tu avais écrit les combats auquel il avait participé, et les mouvements rapides que tu avais dessiné. Depuis quand serait mieux. Depuis quand.
Mais même toi ne savais pas. Peut-être que le subconscient y était pour quelque chose. Tu préférais éviter d'y réfléchir. Il y avait d'autres choses plus importantes. De toute manière tu n'eus pas le temps d'y penser, que déjà une silhouette s'imposait à côté de toi. Un sourire en coin de lèvres, un air séducteur et la pose qui allait avec. Il ne manquait plus que ça. Et toi qui croyais que tu avais assez dissimulé de chairs comme ça, apparemment ce n'était pas suffisant. Il essaya de te parler, de se rendre aguicheur, mais ton regard resta rivé sur tes notes, et tu les poursuivis tranquillement. On te servit un verre, tu remercias le tenancier avant de replonger dessus.
Il sembla alors agacé. Tu te dis qu'il abandonnerait assez rapidement. Il avait décidé autre chose : attraper ton livre et le balancer derrière lui, fier. Tu restas un moment silencieuse, alors qu'il s'imposait un peu plus.

-Laisse ça derrière, j'suis plus intéressant qu'un vieux bouquin! Allez, viens!

Tu inspiras, expiras tranquillement.

-Non, Nídhögg, reste là.

Tu arrêtas à temps l'allure du serpent que tu sentais remonter le long de ta poitrine, fébrile. À tes mots il ne sortit pas, mais resta aux aguets. Calmement, tu tournas tes pupilles noires sur le livre, au sol. Tu n'avais même pas daigné poser ton regard sur l'homme, qui tentait tant bien que mal d'attirer ton attention.

-Hey, j'te parle!

Il attrapa ta main, et dans un réflexe dont il ne s'attendait sûrement pas,  tu arrachas ton poignet de son emprise et frappa son nez si fort qu'il en bascula en arrière et se ramassa sur un des bancs. Quelques hommes s'étaient levés, l'homme pestait et hurlait contre la douleur. Tu soupiras, les sourcils froncés, te massant le dos de la main comme tu le pouvais. Les amis, certainement. Mais la silhouette du tenancier et son visage fermé leur traduisit rapidement qu'ils devaient partir. Ils ne tardèrent pas longtemps avant de le faire.
Tu soupiras à nouveau, lasse. Même en une soirée si tranquille, toi, tu ne pourrais jamais l'être. Le tenancier te tendis un linge et tu t'essuyas la main, le remerciant à nouveau pour le lui rendre. Tu te dirigeas alors vers le coin où se trouvaient tes documents éparpillés et les ramassas comme tu le pus, avant de te réinstaller, t'excusant auprès de l'aubergiste pour ton attitude. En général tu ne te laissais jamais aller, mais pour une fois que tu avais envie d'être seule, tu préférais y aller jusqu'au bout. Et puis... il avait mis à mal tes précieux documents.
Regardant attentivement chaque page, tu espérais seulement que tu n'en avais perdu aucune. Alors tu les passas et les repassas, cherchant désespérément une faille. Et tu la trouvas bien vite. Cette page manquait. Ton cœur commença à battre un peu plus vite. Tu te retournas légèrement et commenças à chercher au sol, du regard. Raaah, c'est pas vrai! Si c'était pas Heden, c'était le destin qui s'y mettait!





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Dernière édition par Lekný Jarvinen le Mer 7 Mai - 13:56, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « i can't believe the news today » — Lekný [TERMINE]   Sam 19 Avr - 8:29


and make it go away

Il s’était, machinalement, mis à observer les autres clients de la salle. Ils n’étaient pas nombreux et il apprit vite leurs mimiques. La tâche devint vite ennuyeuse, et il se résolut à vouloir lire sur leurs lèvres, évitant les regards qui se tournaient parfois vers lui. Loin de lui l’idée de vouloir créer un quelconque esclandre, mais il avait besoin d’occuper ses pensées pour ne pas se remettre à compter les problèmes pour les retourner dans tous les sens qui s’offraient à lui. Il n’avait pas non plus envie de rentrer au château se plonger dans la paperasse pour s’endormir dessus. Il voulait mettre le plus de distance possible entre lui et Aisleen, et ce pour le plus longtemps qu’il lui soit permis.
Il fit simplement signe à Patrick qui vint lui servir un deuxième verre, le remerciant ensuite d’un hochement de tête. C’était comme ça depuis le deuxième soir qu’il était venu, une sorte d’accord tacite. Tant qu’il ne se mêlait pas de trop près des affaires de l’auberge, on ne lui demanderait aucun compte. Et il ne comptait pas compromettre le seul endroit où il avait un tant soit peu de tranquillité tant vis-à-vis de la foule de l’extérieur que du spectacle grotesque de la cour, ou d’Aisleen et de ses regards insistants qui disaient tous la même chose.

Il se mit donc à siroter son verre en ignorant le reste de la salle. En y réfléchissant, il aurait dû demander à Pat’ de lui laisser la bouteille. Il aurait, à la limite, préféré avoir une salle bondée où les seules places restantes sont celles pour ceux qui n’ont pas peur de rester debout toute la soirée. Où les conversations vont bon train et où les visages sourient avec sincérité, plutôt qu’avec la lourde hypocrisie de la cour. Dans ces moments-là, il lui arrivait de se demander ce qui lui avait pris de s’incruster dans le cercle des privés de la famille royale.
Mais ce soir-là, il n’eut pas vraiment le loisir de se poser une énième fois la question. Le léger grincement des gonds de la porte d’entrée, très audible dans cette salle à moitié vide et silencieuse, lui fit tourner la tête. C’était encore un visage inconnu qui franchissait le seuil de l’auberge.

Il regarda cette nouvelle silhouette à ajouter au tableau de ses souvenirs avec une curiosité bien cachée. La première chose qu’il nota fut la couleur des cheveux de la jeune femme. Turquoise. Ou une couleur approchant, ce n’était pas non plus son domaine de prédilection. Ce détail l’étonna un peu, mais ne le perturba pas plus outre mesure. Le turquoise était une couleur parmi tant d’autres, même si on lui voyait plus une place sur une toile de peintre que sur la chevelure d’une femme.
Il finit par hausser simplement les épaules en terminant son verre. Il n’avait aucune raison de se mêler des affaires de cette personne. Il ne s’immisçait plus dans les affaires d’inconnus depuis que le roi avait fait de lui un noble et son conseiller. Il s’occupait des affaires du royaume et de celles de ces visages qui ne lui revenaient pas encore. Ceux qu’il cherchait à travers le monde.
Il en avait déjà trouvé un mais il lui fallait encore dénicher les autres.

Un bref soupir lui échappa, avant que son attention ne soit attirée par du mouvement, vers le bar. Il releva la tête en jaugeant la scène, sans bouger de sa place. Il resta un instant les yeux rivés vers le petit groupe qui se tenait derrière l’importun. C’est vrai, pourquoi être seul quand on peut s’y mettre à plusieurs ? Un rictus nerveux apparut au coin de ses lèvres avant qu’il n’avisât le carnet ; sans doute appartenant à la jeune femme embêtée par ces imbéciles ; voler à travers la pièce pour terminer son chemin au sol.
Il nota par réflexes les quelques pages éparpillées çà et là, sous les tables et les chaises.
Il hésitait à se lever pour intervenir. Ce n’était pas vraiment dans ses habitudes, même si son masque l’obligeait à se faire irréprochable. Mais d’un côté il connaissait plus d’une femme capable de se débrouiller seule qui n’hésitait pas à marcher avec insistance sur la première pointe de pied trop près de son talon.
Et l’une d’elle, il s’en souvenait très bien, maniait même le marteau.

Puis finalement, sembla-t-il, la nouvelle arrivante se débarrassa d’elle-même de l’autre pot de colle ambulant. Le petit groupe « d’amis » bougea aussitôt mais le regard noir de Patrick, de l’autre côté du comptoir, les dissuada aussitôt. S’attaquer à quelqu’un, qui plus est une femme, est déjà un acte lâche en soi ; et ce même si la personne est capable de se défendre. Mais le faire à plusieurs semble être le comble de la couardise, et de la connerie ; un curieux mélange ne faisant jamais de bonnes choses.

Puis il avisa la page manquante du carnet. Tout près, sous une table. Il supposait que c’était la page manquante aux regards que la jeune femme jetait aux alentours pour la retrouver.
Il résolut de se lever pour aller attraper ladite page, n’y jetant pas même un regard. Quand il atteignit la femme au carnet, elle était dos à lui. Il tendit machinalement la main tenant la page.

« Excusez-moi. »

Il inclina légèrement la tête de côté.

« Serait-ce ceci que vous cherchez ? »



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MessageSujet: Re: « i can't believe the news today » — Lekný [TERMINE]   Mer 7 Mai - 14:41



Excusez-moi.

Tu sursautas et te retournas brusquement. Toute cette histoire t'avais mise aux aguets, et tu n'avais pas vu, ni même entendu cet homme arriver. Tu avais haussé les sourcils, mais il avait tout de suite repris, une feuille en main, tendue dans ta direction.

Serait-ce ceci que vous cherchez ?

Tes yeux se rivèrent immédiatement sur la feuille. Dans un réflexe que tu ne te connaissais pas, tu attrapas celle-ci, la collant contre toi. Tes joues s'étaient empourprées de cette douce couleur que tu n'aimais que très peu, et tu détournas légèrement le regard. Avait-il vu? Tu ne savais pas, mais le mieux était de faire comme si. Finalement, tu la rangeas aussi vite dans ton carnet et te retournas vers lui. On ne pouvait pas dire que son physique était commun, il y avait quelque chose dans cette personne qui laissait croire à une certaine aura particulière. Était-ce le fait d'être restée trop longtemps près de Luniwën qui te faisait cet effet? En tout cas, tu savais que ce n'était pas le même degré que les imbéciles auparavant.

-Euh...

Tu avais oublié tes bonnes manières. D'un coup, tu ne savais plus quoi faire. Et comme un réflexe qui était sorti des tréfonds de tes pensées, tu inclinas la tête.

Merci beaucoup. Excusez-moi pour ce dérangement.

Tu tournas le regard vers le bar et haussa les sourcils. Comme une idée qui vient, d'on ne sait où, tu indiquas calmement la chaise haute à côté de toi. Tu n'étais pas spécialement avenante lorsqu'il s'agissait de discussions. Tu préférais même rester seule avec tes carnets et ton serpent, mais visiblement avec cette étrange silhouette, tu semblas plus prompt à déclencher un quelconque échange. Ton visage se fit moins crispé, tes traits s'adoucirent. Tu n'étais pas encore dans ton élément, cette ville n'était pas la tienne et tu ne la connaissais aucunement. Tu n'avais jamais fréquenté ses coins et recoins, les visages pour toi étaient comme ceux des arbres d'une forêt vivante : tous ressemblants. Mais en cette soirée si calme, après quelques petites échauffourées, ton tempérament réservé sembla laisser les portes ouvertes à toute nouvelle connaissance. Et surtout une connaissance comme la sienne.

-Je vous invite pour vous remercier convenablement. Je sais que ce n'est pas tellement élégant, mais...

Tu souris. Finement mais quand même. Avec une légère inclinaison de tête qui paraissait montrer une attention plus que touchée envers cet inconnu. Si au début tu pensais que beaucoup de citadins de cette capitale te paraissaient trop occupés par leurs tâches pour adresser la parole, ou alors trop rigides, d'un coup l'image que cet homme t'en fit changea du tout au tout. C'est vrai que tu ne pouvais classer tout le monde dans le même panier.
Puis tu tressaillis légèrement. Tes soldats avaient déteints sur toi depuis le temps : tu n'avais même pas daigné te présenter, ni même ne t'étais levée de ta chaise. Tu te laissas tomber sur tes deux pieds et pinça ta robe de chaque côté, faisant une modeste révérence. Tu n'étais pas une noble, et tu n'avais pas reçu cette éducation pour le faire convenablement, mais au moins tu en avais les bases.

-Veuillez m'excuser, j'oublie toutes mes bonnes manières, c'est assez inexcusable. Jarvinen, Lekný. Je suis enchantée, et je ne vous remercierai jamais assez pour votre aide.






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MessageSujet: Re: « i can't believe the news today » — Lekný [TERMINE]   Dim 11 Mai - 10:54


oh i may speak some tongue of old

Il fut légèrement surpris de la spontanéité avec laquelle la jeune femme récupéra la feuille de papier. Par réflexe, il recula légèrement la main une fois qu’elle eût récupéré son bien. Il haussa vaguement les épaules. Ce carnet avait l’air d’être quelque chose de précieux pour elle, il pouvait encore comprendre le fait qu’un coup d’œil trop curieux à l’une de ses pages soit l’équivalent d’une intrusion en fanfare dans son esprit. Il laissa de nouveau son regard se promener dans la salle. Le groupe d’hommes avait disparu, sans doute parti avant d’être chassés par l’un ou l’autre des gérants de l’établissement.
Un léger soupir lui échappa, avant que l’inconnue ne capte son attention à nouveau. Il tourna la tête vers elle en l’écoutant, esquissant un léger sourire, levant machinalement les mains à hauteur de ses épaules.

« Ce n’est rien, je vous ai au moins évité de la chercher des heures durant. »

Comment continuer la conversation maintenant ? Il n’en avait aucune idée. C’était plus facile au château, quand le reste de la salle embrayait automatiquement sur les problèmes courants, sur des questions de pure politique. Le défilé des gens qu’il voyait passer s’embêtaient généralement moins avec ce genre de formalités. Elles étaient là pour formuler des requêtes, ou encore pour créer d’interminables et soporifiques réunions sur des problèmes comme le prix du grain de blé.

« Je vous invite pour vous remercier convenablement. Je sais, ce n’est pas tellement élégant, mais… »

Il répondit machinalement à son sourire, haussant légèrement les épaules. Il n’avait rien d’autre à faire que passer sa soirée ici pour être tranquille loin du château et des charognards qui y évoluaient. Les soirées du château l’horripilaient, et le fait de rester seul dans son coin à l’auberge lui apparaissait souvent comme la chose la plus maussade qu’il ait pu faire de toute sa vie. Il n’était pas contre un brin de causette avec quelqu’un, pourvu que le quelqu’un en question ne cherche pas à s’approprier ses services ; que ce soit en le soudoyant ou en le menaçant, il était aussi hermétique à l’un qu’à l’autre. Il n’avait aucune idée de qui était cette jeune femme en face de lui, il n’avait aucune idée de l’endroit d’où elle venait, mais elle lui permettrait peut-être d’élargir ses horizons, ne serait-ce que le temps de leur conversation.
Il n’était pas contre une nouvelle connaissance avec qui parler.

« J’accepte votre invitation. Après tout, pourquoi ne pas discuter un peu, hm ? »

Il lui fit simplement signe d’attendre le temps de retourner prendre son verre sur la table où il l’avait laissé. Il revint vers son interlocutrice, et s’installa à côté d’elle en reposant le verre. Il cherchait toujours un moyen de pouvoir continuer la conversation, mais aucun sujet ne lui venait en tête. Il s’était machinalement mis à pianoter sur les côtés du verre quand sa voisine eut encore le don de le surprendre.
Il cligna des yeux en la voyant faire la référence, enregistrant machinalement son nom. Des révérences, au château, il y en avait des dizaines par jour. Il les remarquait sans les voir. Et il n’avait absolument aucune idée de pourquoi cette personne était en train d’en faire une ; et d’ailleurs, il n’en avait jamais vu l’utilité, quel que soit le milieu, quelle que soit l’occasion.

« Ne… ne vous embêtez donc pas avec ce genre de formalités, s’il vous plaît. »

Il soupira doucement, se retenant d’ajouter qu’il en voyait suffisamment dans la journée pour ne pas avoir envie d’en voir un peu plus le soir alors qu’il n’aspire qu’à être tranquille, loin du bruit du domaine royal.
Puis il inclina légèrement la tête de côté.

« Loki. Enchanté de vous connaître également. »

L’histoire qu’il avait montée, il se la repassa dans sa tête, s’attendant à devoir répondre aux questions. Il préféra anticiper.

« Je n’aime pas tellement qu’on me pose la question, alors… je vais vous devancer. Si j’ai eu un nom de famille un jour, je ne m’en souviens plus. Ni de ceux de mes parents. Je pourrais simplement vous dire qu’ils avaient des idées originales en matière de prénoms. »

Puis il sourit légèrement.
On l’avait oublié. Mais il ne pouvait quand même pas décemment leur dire qui il était réellement.



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MessageSujet: Re: « i can't believe the news today » — Lekný [TERMINE]   Jeu 15 Mai - 4:05



À peine installés et présentés qu'il avait déjà enchaîné sur une quelconque question en rapport avec un nom. Étrangement, celle-ci ne t'avait pas traversé l'esprit. Il faut dire que toi non plus tu n'aurais pas eu de nom si tu n'avais pas pris celui de ton époux, ou du moins, tu ne te souvenais pas du tiens. À croire qu'ici, ce genre de questions semblait récurent, ce n'était pas le cas de la campagne profonde. En tout cas, celle d'où tu venais. Si tout le monde devait avoir un nom juste pour se présenter, l'univers serait clairement trop ordonné. Et ce serait étrange. Tu souris simplement et hoche doucement la tête.

Ne vous en faites pas, je peux comprendre. Mais ce n'est pas quelque chose qui m'a inquiété.

Et non, tu n'étais pas du genre à poser ces questions et surtout pas à des inconnus. Si déjà tu ne savais rien sur le capitaine Fyrir, ce n'était pas pour harceler le reste du monde entier. Tu pris ton verre, fermas le cahier et le déposas à côté. Tu demandas au tenancier de le servir sous ton nom, et soupiras. Ce n'était pas non plus tous les jours que tu invitais quelqu'un, d'autant plus un homme, mais aujourd'hui tout spécialement, avec cette ambiance particulière de début de soirée, tu n'avais rien de mieux à faire que de le remercier de cette façon.

Je pense que tout ce qui touche au personnel ne doit jamais franchir les frontières de l'intimité, sauf si la personne souhaite en parler. Ce qui serait assez particulier d'en réciter, même les grandes lignes, à une étrangère. Sir Loki.

Un fin sourire se dessina sur ton visage, tu ne voulais pas forcément paraître de telle ou telle façon, mais au moins ne pas ressembler à une de ces vieilles sorcières dont on vantait les histoires les plus horribles. En plus, tu n'avais pas hérité du meilleur des prénoms, ce que ton accoutrement habituel pouvait souligner et faire passer pour un stéréotype.
Tu fixas ton verre. Un instant tu semblais croire que le temps était différent. Que les jours, les heures et le calendrier avait changé. C'était comme si tu étais dans un autre monde et que tu vivais ailleurs. C'était peut-être la sensation que l'on avait lorsqu'on était loin de chez soi, et qu'on ne savait pas trop comment progresser.
Soudain, la tête noire et brillante sortit de ta poitrine, cherchant un peu partout un repère de sa langue rose. En voyant la tête du tenancier, tu fis rapidement signe de la main.

Ne vous inquiétez pas, il n'est pas dangereux et il suit mes ordres! Par contre... n'auriez-vous pas quelques encas? Du genre, sucre ou fromage?

Cela n'avait pas l'air de l'assurer pour autant, mais il chercha ce que tu demandais. C'est vrai qu'un serpent, qui plus est une vipère, n'était pas forcément vu comme un animal de compagnie. Surtout pas aux côtés d'une femme, la plupart ayant craintes de ces créatures. Mais Nidhögg, outre le fait qu'il ait une tête un peu spéciale, était le genre de serpent qui ressemblait un peu à une peluche. Pas physiquement, mais dans son comportement. Et lorsqu'il comprit qu'il allait avoir à manger, il posa la tête sur ta poitrine et attendit calmement. À la limité, tu pensais d'une certaine façon qu'un chien s'était réincarné dans cette créature : il n'y avait pas d'autre explication. Tu adressas un sourire gêné à ton invité d'une soirée.

Excusez-moi, d'habitude il se tient tranquille... à croire que ce soir c'est aussi la pleine lune pour lui!






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MessageSujet: Re: « i can't believe the news today » — Lekný [TERMINE]   Ven 1 Aoû - 14:35


you're changing your heart

Il ne put retenir son étonnement quand il vit la tête triangulaire du reptile émerger de la poitrine de la jeune femme. Ce n’était pas tant la cachette que l’animal qui l’étonnait. Ce n’était pas tout le monde qui se baladait avec un serpent, et il cligna des yeux en voyant la vipère noire qui scrutait la salle de ses deux yeux jaunes. Ce n’était pas une scène anodine, mais elle avait comme bon côté d’éloigner les importuns et les imbéciles qui pourraient quand même trouver le moyen de venir gêner leur début de conversation. Finalement, il haussa les épaules pour signifier que la présence de l’animal lui était égale. Ce n’était pas le premier qu’il croisait, et ce ne serait certainement pas le dernier, et il ne pouvait pas nier qu’il appréciait les reptiles.
Il leur trouvait un côté sournois, leur manière d’évoluer en silence, sur le sol, leur rapidité, mais ça leur conférait également cette discrétion qu’il appréciait. Pour voir un reptile sauvage, il fallait le chercher.

Il se retint juste de dire qu’il avait l’habitude, avec Rorik, et que le rapport à la nourriture qu’entretenait l’héritier était plus ou moins similaire. A la différence que le jeune homme attendait rarement sagement d’être libéré de ses corvées du jour…
Il sourit légèrement.

« Ne vous inquiétez pas, ça ne me gêne pas. »

Puis il reprit son verre et commença à le siroter, tranquillement. Il voyait Patrick s’affairer de son côté, encore décontenancé par l’arrivée surprise d’un reptile rampant, ce qui le fit sourire un peu plus. Il avait du mal à comprendre cette répulsion qu’avait le commun des mortels avec les serpents, et même toutes sortes de reptiles. A croire qu’il n’y avait encore que les enfants pour s’intéresser aux lézards grimpant le long des murs.
Il termina son verre, soupirant doucement. C’était calme, comme soirée. Peut-être même un peu trop. Il était reparti dans ses pensées mornes quand il sentit le contact lisse des écailles du serpent sur sa main.

Il inclina la tête de côté, lâchant son verre pour avancer les doigts vers la tête du serpent, et les poser dessus, les faisant doucement glisser dans le sens des écailles. C’était lisse, presque doux, et tiède. Ce qui, pour un animal à sang froid, était assez inhabituel, mais il ne s’en formalisa pas.
Il releva la tête et regarda la jeune femme dans les yeux.

« Quel est son nom ? »



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MessageSujet: Re: « i can't believe the news today » — Lekný [TERMINE]   Dim 17 Aoû - 9:42



Tu fis un sourire.

-Nídhogg. Il s'appelle Nídhogg.

Le serpent s'était un peu dégagé de sa cachette et profitait des caresses de l'homme, qui ne semblait pas apeuré pour autant. Il le fixait avec un certain intérêt, comme s'il attendait la crainte dans ses mouvements, mais rien ne vint. Il finit par diriger sa tête vers le plat qui fut présenté, et ouvrit grand la gueule en attente du met. Tu ne tardas pas à le lui mettre en les crocs, et il s'amusa à se débattre avec pour le gober.

-Mais il n'est pas aussi méchant que dans la légende! Juste un peu grognon quand il fait froid!

Dis-tu, en riant. C'est vrai que beaucoup pensaient que les serpents n'étaient que de mauvaises créatures, et même s'il était vrai que celui-ci était assez exceptionnel, cela ne voulait pas dire que les autres l'étaient moins. À présent, c'étaient plusieurs années d'amitié et d'aventures qui se réunissaient entre vous deux. Il est certain que s'il disparaissait, tu serais dans un état pitoyable.
Tu en pris un également, le mangeant tranquillement, et te demandant si tu ne gênais pas tout le monde avec le reptile à table. M'enfin, tu savais que personne ne risquait rien.

-Sinon, à part ça, vous vous détendez souvent ici? On dirait un endroit propice au calme malgré les quelques désagréments.

Tu ne venais pas d'ici, tu ne connaissais ni les lieux ni les gens, et pour le peu que tu avais vu, les bagarres étaient tout de même récurrentes. Il y avait dans ce monde des choses inexplicables, mais la tendance à la bagarre était constante. À croire que les hommes dans leur généralité étaient tous propices à ce genre de choses. Qu'est-ce qui les attirait là-dedans? Déjà quand tu luttais, tu trouvais cela inutile, quels que soient les idéaux de chacun. Alors se battre pour être plus fort que l'autre... c'en était presque dérisoire.
Malheureusement, vous n'eûtes pas le temps de discuter plus amplement sur le sujet, que déjà des cris retentirent dans la rue. Des alertes se firent de plus en plus convaincantes lorsque les clients sortirent de l'auberge pour pouvoir constater ce qu'il se passait. Ils se mirent à courir, à crier... tes sourcils se froncèrent, tu te retournas. La situation était plus qu'étrange, et le vacarme extérieur en était de plus en plus inquiétant. Nídhögg te confirma l'histoire lorsqu'il se dressa sur son corps et montra les crocs. Tu te levas brusquement :

-Ce n'est pas normal...

Tu bondis rapidement de ta chaise et te dirigeas vers l'entrée, sortant avec prudence. Au début, tu ne vis rien qui alertas ton esprit... jusqu'à ce que la silhouette d'un homme ne se fasse surmonter par une autre, criant à la mort. Lorsque tu plissas les yeux, sous la faible lumière de la rue, tu compris que l'autre au-dessus n'était rien d'autre qu'une goule. Tu te réfugias à l'intérieur, fermant la porte et restant collée à celle-ci:

-Vite, ceux qui ne savent pas se battre cachez-vous quelque part! Il y a des goules dans la ville!!
Lanças-tu, alarmées.

-C'est bizarre, normalement elles n'atteignent pas souvent les villes...  Nídhögg, viens ici!

Le serpent glissa comme une flèche et s'agrippa à ton bras. En général elles s'introduisaient partout, sans distinction de luminosité ou d'obscurité, et étaient souvent attirée par les odeurs et les bruits. Vous n'aviez pas tellement le choix...

-Qui parmi vous sait lutter contre ça? Demandas-tu à l'assemblée présente, peu nombreuse.






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MessageSujet: Re: « i can't believe the news today » — Lekný [TERMINE]   Dim 17 Aoû - 10:43


and the seasons stop

Nidhögg.
Ce nom lui était plus que familier. Il le connaissait presque un peu par cœur, il l’avait souvent entendu, il avait eu l’occasion de le relire quelques semaines plus tôt. Il sourit légèrement, continuant de caresser la tête de la vipère. Nidhögg. Il ne lui manquait, somme toute, que des ailes pour ressembler au dragon qui avait terrorisé le monde entier pendant des décennies.

En réponse à la question de Lekný, il hocha simplement la tête, ses doigts se mettant à faire tourner son verre sur lui-même. Il venait ici souvent, très souvent. Peut-être même un peu trop, parfois. C’était le seul endroit où il savait que même la garde n’irait pas le chercher, parce qu’elle ne saurait jamais qu’il y serait. Le seul endroit qu’Aisleen rayerait de sa liste des lieux à fouiller sans envisager la possibilité qu’il puisse s’y cacher, tranquille, un verre dans la main, au calme. Loin de la paperasse, du caractère intenable de Rorik et des obligations de la cour. Il se disait qu’un jour, il irait ici quand une soirée aurait lieu.
Il n’aurait pas à se farcir le gratin du gratin pendant des heures, s’il faisait ça. Par contre, il risquait fort de s’attirer des questions gênantes.

« En milieu de soirée c’est plutôt calme, en général. Mais je n’y viens que le soir, alors je ne peux pas trop vous dire à quoi ça peut ressembler en journée. »

Il sourit légèrement.
Même s’il avait pu y venir en journée, il ne l’aurait pas fait. L’idée était d’attirer l’attention le moins possible. Et l’auberge était un peu trop loin du château pour qu’il puisse y aller pendant une heure fortuite où il n’aurait rien à faire in personne derrière son dos à regarder ce qu’il écrirait sur un morceau de papier.
Il était parfois obligé de brûler certaines notes et de savoir les restituer de mémoire, oralement, pour éviter que des yeux indiscrets ne s’y posent et ne décident de s’en servir.
Il profita d’avoir la carafe sur la table pour se resservir, resservant également son interlocutrice du soir. Même les rues étaient silencieuses, elles qui étaient pourtant audibles malgré les murs assez épais de l’auberge. Il se mit à siroter son verre, il ne savait pas exactement le combientième mais d’un côté, ça lui était un peu égal.

Il cherchait quelque chose à dire pour que la conversation ne tourne pas court quand des cris se firent entendre. Il fronça les sourcils. Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Lui qui passait le plus clair de son temps cloîtré dans une pièce aux épais murs de pierres, il n’aurait su dire. Tout ce qu’il savait, c’est qu’il y avait de l’agitation dehors, que ça ne plaisait pas à Nidhögg, ni à personne d’autre dans cette auberge d’ailleurs.
Il posa son verre et se leva au moment où Lekný bondissait de sa chaise pour filer voir à la porte. Il n’était pas vraiment sur de vouloir savoir ce qu’il y avait dehors, à moins que ce soit une bagarre d’ivrognes qui ait dégénéré.
Seulement, quand la jeune femme ferma la porte d’un coup sec, il se dit que ça ne devait pas être une simple bagarre.

Et le mot « goules » n’eut pas pour effet de le rassurer.
Un frisson remonta le long de sa colonne vertébrale, il pâlit légèrement. Il n’en était pas encore au point de certains qui avaient filé quand la porte était ouverte, ou qui étaient à présent cachés sous les tables, mais il avouait bien volontiers que les goules étaient bien la dernière des choses qu’il aurait aimé croiser de son vivant. Il avait eu jusqu’ici cette chance, et en voir une de près n’était pas vraiment dans sa liste de choses à faire.
Il se contenta de soupirer, tentant au mieux d’endiguer la panique qu’il sentait monter en lui, et commença à réfléchir à quelque chose à faire pour se débarrasser de ces cadavres ambulants.
Et tant qu’à faire de ceux qui étaient mordus pour éviter de transformer Midgard en capitale fantôme.

Le choix était plutôt réduit.
Ses compétences en magie se limitaient encore à attirer sa plume vers ses doigts, à fermer un livre ou à amplifier légèrement la flamme d’une bougie. Il ne savait pas se battre, était fichu de se blesser plutôt sérieusement avec un coupe-papier pour courrier, et se contentait en général d’asséner des coups de livres à l’arrière du crâne de Rorik pour le convaincre de bosser, et plus vite que ça.
Il essayait plutôt de se rappeler de ce qui attirait les goules. Les odeurs. Le bruit. Et généralement… la présence humaine seule suffisait.

Un simple regard à la salle confirma ses craintes. Onze, douze personnes, peut-être un peu plus. Des lampes et des fourneaux encore allumés.

« … S’il y a des volets aux fenêtres de cet endroit je crois que c’est le bon moment pour les fermer. »

Barricader les portes pouvait se révéler être une bonne idée également. Il faudrait, bien sûr, fermer tous les volets de toutes les fenêtres. Même si les goules n’aiment pas les hauteurs et montent rarement sur les toits, du fait que d’habitude, elles hantes plutôt les lieux froids et les cimetières, il ne voulait pas courir le risque d’une innovatrice dans son genre qui dirait ensuite à ses amies de se ramener par-ici pour un buffet de choix.
Et il était peut-être plus que temps de se bouger afin de limiter les dégâts.

« La salle n’est pas très grande, se battre ici relèverait plutôt du suicide. Les goules sont attirées par la simple présence humaine, nous sommes un peu plus de dix ici. Si on les laisse entrer pour les découper on se fera vite dépasser en nombre, et à ce moment-là, ce sera la fin. Le mieux qu’on ait à faire, c’est de fermer les volets, barricader les portes, calfeutrer tout ce qui peut servir d’entrée, et faire le moins de bruit possible. »

Il respira à fond, histoire de se calmer.

« C’est encore une de nos meilleures chances de nous en sortir. Ce n’est pas juste pour ceux qui sont dehors mais je ne sais pas me battre, et je pense ne pas être le seul dans ce cas-là ici. »

Il passa de l’autre côté du comptoir, attrapa une bouteille au hasard, et déchira un morceau de sa manche pour en faire une mèche. Il n’avait jamais vraiment aimé cette tunique, de toute façon.
Il tendit le tout à Lekný.

« Et avec ça, on pourra les faire brûler sans risquer de se faire mordre. Il suffit d’allumer la mèche et de bien viser. »



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MessageSujet: Re: « i can't believe the news today » — Lekný [TERMINE]   Ven 5 Sep - 14:22



Tu écoutas ses explications calmement, tenant la porte de tes bras. Tu n'aimais pas cette idée, même si vous aviez l'habitude. Après tout, tu préférais, toi comme beaucoup, éviter de te battre avec les goules. Il n'y avait rien de pire que les goules. À part peut-être les trolls. Tu inspiras de même. Ce n'était pas la première fois, tu devais penser à ça. Tu vis qu'à part toi, cet homme et le tenancier, les autres étaient déjà aux abris. Tu ne risquais pas de bien te battre avec des hommes pareils. Les cris retentissaient encore dans les rues, tu fronças les sourcils et serras les dents. Tu devais tenir bon.
Ils sentaient également la présence humaine, tant qu'elle vivait. Tu inspiras. Il n'y avait pas pire situation... d'ailleurs que faisaient-elles dans les rues de la capitale? Elles préféraient les lieux plus au nord. Et dire que vous n'étiez là que pour traverser et recruter... tu espérais que Heden s'était tirée de ce pétrin.

-Bon, fermez tout ça et abritez-vous. Faites le moins de bruit possible! Repris-tu alors pour accentuer les dires du jeune homme.

S'ils ne se bougeaient pas maintenant, vous ne risquiez pas d'en sortir indemne. Tout le monde s'activa pour retourner les tables et les coller aux portes ou aux fenêtres, ou bien pour fermer à l'étage supérieur les chambres ouvertes. Puis tu pris les bouteilles faites par ton camarade, avant de sourire franchement.
-Ca, c'est une idée de géant!

Tu alignas les bouteilles correctement à côté de toi.

-Je sais viser, et Nídhögg repère les goules n'importe où. Je ne pourrai cependant pas à moi toute seule protéger tout le monde.

Tu cherchas sous ton jupon deux ou trois dagues, en tendis une à Loki, puis tentas au tenancier, mais celui-ci montra déjà qu'il avait ses propres ustensiles. Tu souris, haussas les épaules et tu pris deux costauds pour prendre les deux autres dagues.

-Que nous soyons d'accord, vous êtes mordus par une de ces bêtes, vous êtes morts.

Il déglutirent, mais tu n'avais que faire à présent. Si chacun avait trop peur pour affronter la mort en face, on ne pouvait espérer une défense correcte. Tu sortis de ton sac quelques fioles, tu imbibas les lames d'un peu de poison avec un linge et leur rendis les lames.

-J'espère que ça vous donnera un peu de courage. Maintenant, cachez-vous! Je m'occupe de la porte!

Tu fis signe de baisser un peu le ton. Des ombres passaient par là. Loki était proche de toi, tu fis signe de tête que tu étais prête. Dans tous les cas tu pouvais au moins les repousser avec un peu d'eau, à la limite les figer un moment avec de la glace... ça servirait. Mais en attendant tu voulais éviter de dévoiler beaucoup de choses à ton sujet, en sachant que tu étais là de passage, et que tu n'avais pas forcément envie de te retrouver avec des intéressés sur le nez.
Les pas se firent plus lents, les reniflements s'entendirent. Tu serras les dents : eh merde. Ils avaient sûrement trouvé. Nídhögg siffla entre ses crocs, tu compris. Tu fis signe à Loki que tu étais prête, puis tu regardas le serpent qui t'indiqua où se trouvait la créature.

-Tu sais viser? Demandas-tu à ton nouveau camarade du soir, non? C'est pas grave, lance!

Tu ouvris la fenêtre légèrement et tu lanças une des bouteilles, avant de te cacher rapidement contre le mur et de te boucher les oreilles. Une explosion survint, brûlant vif la goule ou les goules plutôt qui s'aventuraient jusque là. Le souffle brisa quelques parties du bois, mais celui-ci tint bon. Les hurlements retentirent dans toute la ville. Les cris des hommes, surpris dans leur sommeil, était d'autant plus effrayant. Déjà les cors tonnaient à l'alerte.

-Allez, encore!!

Tu en lanças une autre là où le reptile te l'indiquait sans même viser, et l'explosion en détruisit d'autres encore. Enfin, pas totalement... elles brûlaient vives seulement, mais ne semblait pas pour autant mourir de ces blessures. Tu grimaças en regardant par une brèche.

-Nous n'aurons jamais toutes ces bestioles...






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MessageSujet: Re: « i can't believe the news today » — Lekný [TERMINE]   Jeu 18 Sep - 6:08


it keeps raging on

Une dague.
Non, il n’a pas rêvé, Lekný vient bien de lui donner une dague. Il la regarde, interdit, l’espace de quelques secondes, avant de se rendre compte que la lame de l’arme a commencé à entamer sa paume. Il lâche machinalement le poignard avec un sifflement de douleur. Evidemment. Evidemment, il ne sait rien faire d’autre que la paperasse royale, et il est déjà dangereux pour lui-même et les autres avec un coupe-papier, alors une dague… Il ne sait même pas s’en servir ; et de toute façon, s’il a su s’en servir un jour, ça remonte à trop loin pour que les réflexes reviennent en cinq minutes. D’ailleurs, ils n’ont pas vraiment cinq minutes.
Il ramasse la dague en jetant un regard désolé aux alentours. S’il avait su, il serait resté derrière les épais murs de pierres du château, là, au moins, il aurait été sûr d’être tranquille ; à une ou deux exceptions près. Il est à peine réconforté par l’idée que ses torches improvisées plaisent à Lekný.

Tant que ça plaît à quelqu’un, l’idée d’incendier des goules et des baraques par la même occasion… Un soupir lui échappe. Mais que fait-il là ? Pourquoi s’est-il embarqué là-dedans ? Bonnes questions, auxquelles il n’a pour l’instant aucune réponse. Il y réfléchira quand il aura le temps de le faire.
Pour le moment il a une dague dans une main, une entaille à la paume et pour mission d’incendier les goules qui passent près de la bâtisse. L’envie de se trouver un placard et de s’y cacher jusqu’au matin ; heure où, généralement, avec le lever du soleil, les goules ont tendance à cramer d’elles-mêmes ; le saisit un instant, mais il y renonce. Il a lancé une idée.
Il va bien falloir assumer la suite, maintenant, ce n’est pas comme s’il avait le choix de toute façon. Il marmonne pour lui-même. Sa capacité à trouver une idée dans la foulée le perdra. Et quand il ne s’agit pas d’écraser le monde entier, il est question de brûler du cadavre ambulant.

Et quelques maisons ici et là par la même occasion.
Foutue ville avec des baraques mitoyennes et des rues serrées. Le meilleur moyen de propager un incendie, tiens. Le temps que l’invasion « goulesque » soit maîtrisée, les incendies éteints ; ah tiens, il a quand même pas mal entamé sa manche à faire des mèches, il va pouvoir passer à la deuxième et effrayer Alafair en rentrant ; ils seront déjà le surlendemain et il aura encore plus de paperasse à faire.
Entre les plaintes et tout le reste. Et puis qu’est-ce que des goules vont faire à Midgard, sérieusement ? Sérieusement. Il ne fait déjà pas froid dans cette région à cette époque de l’année, c’est à croire que quelqu’un a amené jusqu’ici ses petits zombies décharnés aux dents pointues.

C’est ça.
Et elles sont dressées aussi ?

Il regarde Lekný et hausse les épaules. Non. Il ne sait pas viser. Mais bon. Il y aura bien une goule à passer et se prendre la torche à mèche qu’il vient de lancer. Merde. Il a oublié de l’allumer avec le briquet. Tant pis. De toute façon celle qui suit est allumée, et là…
Mis à part l’explosion, tout va bien. Ses tympans sifflent un peu, et l’odeur de la goule en train de cramer est vraiment très peu supportable, mais il va bien falloir faire avec.

« A moins que l’idée soit d’incendier l’intégralité de la ville, on risque d’avoir du mal à toutes les tuer avant le matin. »

C’est bête.
Mais il va bien falloir faire avec et endiguer simplement le flot de ces créatures. Il aimerait bien rejoindre ceux qui se sont planqués au fond de la salle, avec une barricade ; dérisoire, mais barricade quand même, on ne nie pas la légère protection qu’elle peut offrir ; improvisée avec les tables. Il aimerait bien avoir quelqu’un d’autre que Lekný, en plus.
Quelqu’un qui sait se battre, qui a une bonne expérience de la chose. Qui vit dedans, même, tiens, tant qu’à faire. Le profil lui dit d’ailleurs vaguement quelque chose.
Mais apparemment, non, il n’y a aucun tueur à gages châtain dans les environs. Dommage. La chose lui parlait pourtant vaguement, et maintenant, il est sûr d’en avoir déjà croisé un. Où quand comment et pourquoi, c’est une grande question, mais l’idée lui est vraiment familière.

Et une autre goule brûle, dehors, en emmenant quelques-unes de ses congénères avec elle. Il soupire un peu, se laisse machinalement glisser le long du mur. La nuit promet d’être d’une longueur affolante.

« Je déteste ces créatures, bon sang… Elles ne pouvaient pas tout simplement rester dans le nord ? »

Il jette un regard machinal à Lekný.

« Au moins à Nifhlheim elles n’embêtent personne… »

A moins que ce soient les cannibales qui leur mènent la vie dure. Une migration de goules ? Voilà qui ravira au moins Rorik, lui qui avait trouvé le moyen de demander si la goule est quelque chose de comestible.



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MessageSujet: Re: « i can't believe the news today » — Lekný [TERMINE]   Dim 21 Sep - 14:45



Tu soupiras à ton tour. Tu détestais également ces créatures. Ce n'était pas pour rien qu'à l'Est vous preniez des dispositions pour les avoir aussi loin que possible du château, et heureusement aucun danger de ce genre n'était venu perturber la vie du camp. Outre les trolls assez nombreux ces derniers temps. Tu finis par lancer de nouvelles valves, mais il était vrai qu'il n'y avait pas assez pour toutes les exterminer. Après tout, tu ne savais même pas combien elles étaient.

-Oui, j'imagine qu'elles ne viennent pas emmerder les gens là-bas...

Encore une explosion. Des cris de goules mélangés à ceux des hommes. Tu grognas, après tout, tu ne pouvais pas non plus prévoir la présence d'humains à côté. Ils étaient vraiment des abrutis, hein? De venir là où il ne fallait pas...

-Grrr... je n'ai pas beaucoup de munitions là...

Tu te mis à regarder un peu partout. Tu n'avais pas d'armes adéquates. La seule chose que vous pouviez faire c'était encore rester barricadés jusqu'au lever du jour... ils n'aiment pas la lumière, n'est-ce pas? Tu soupiras à nouveau. Tu n'avais pas hérité de pouvoirs permettant de tuer ces bêtes, et le destin avait préféré te donner des dons plutôt douteux. Tu finis par chercher dans ton sac, mais seuls quelques ustensiles pouvaient aider à une défense mineure.
Te battre à mains nues? Avec une dague? Tu regardas la main de Loki et écarquillas les yeux. Tu ne savais pas qu'il s'était blessé : en tombant peut-être? Tu arrachas un bout de ta robe et lui pris la main, essuyas avec et nettoyas la plaie avec l'eau que tu fis jaillir de tes doigts. Au moins, elle servait un peu à quelque chose. Une fois ceci fait, tu sortis rapidement un flacon de ton sac, tamponnas la plaie du produit qu'il contenait, avant de la lui refermer avec le tissu. Tu lui tins fort la main en le regardant dans les yeux.

-Ne laisses jamais une plaie ouverte ainsi. Elle pourrait s'infecter.

Tu rangeas le tout et scrutas derrière la fenêtre. Les goules étaient nombreuses, mais légèrement moins qu'avant. Devais-tu te contenter d'attendre? Tu tournas le visage vers les hommes dissimulés derrière la table, ils semblaient tous plus choqués les uns les autres de ton adresse précédente. Ah... tu avais oublié qu'ici les choses étaient différentes. Il ne fallait jamais montrer ses pouvoirs devant des hommes du peuple.
Tu fouillas à nouveau tes ustensiles. La nuit avait beau être avancée, l'aube n'était pas prête de pointer son nez. Mais peut-être que tu trouverais quelque chose d'aussi violent que les rayons de soleil? Tu sortis un miroir et le frottas un moment. La poussière l'avait quelque peu recouvert, mais il était toujours d'actualité. Tu souris.

-Tu crois que ça va être utile? Si on met la lumière de la flamme ici, ça devrait le faire, non?

Tu te demandais si, surtout, c'était assez puissant pour leur cramer les yeux. Au moins. Tu n'aimais pas trop avoir de tactiques bancales, mais bon, ce n'était pas comme si tu avais une trousse de secours plus importante. Tu rageais de ne pas avoir Heden à côté, ou même Sér et Ried. Cela aurait été plus pratique pour le côté "bataille". Tu lui tendis le miroir.

-Essaie pour voir, en attendant je vais les éloigner comme je peux. N'ouvrez surtout pas la porte!

Tu l'ouvris, sortis, et refermas derrière toi.
Lorsque tu te retrouvas sur la scène, tu compris que c'était grave. Les goules dévoraient les cadavres d'hommes ou de femmes qu'ils avaient réussi à pêcher, et certaines étaient même allées chercher leur repas en passant par les fenêtres. Quand tu te rendis compte de l'ampleur des dégâts, tu te retournas vers le toi de la taverne et t'aperçus qu'elles étaient déjà au nombre de trois à grimper vers les ouvertures des chambres. Rageant, tu créas une bourrasque d'eau pour les en faire sortir.

-Allez mes cocottes... attaquez-vous à plus fort!

Elles hurlèrent, tu te redonnas du courage. Nidhogg était prêt à mordre à tout va. Tu sortis ton bâton, tapas trois fois sur le sol, avant de faire sortir l'eau de tout ce que tu trouvais aux alentours, même les morts. Et c'est avec plusieurs salves de torrents et de glace, que tu commenças une lutte acharnée contre celles qui voulaient envahir cette maudite taverne où tu voulais seulement passer une soirée tranquille...






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MessageSujet: Re: « i can't believe the news today » — Lekný [TERMINE]   Mar 14 Oct - 13:08


our battles they may find us

Il ne sait pas pourquoi il est aussi blasé sur l’instant, mais il a juste envie de dire à Lekný qu’elle lui fait mal, à appuyer comme ça sur sa main, pile là où il y a l’entaille laissée par la dague. Ne jamais laisser une plaie ouverte. Il est au courant. Mais au milieu d’une attaque de goules, ce n’est pas vraiment la première chose à laquelle il pensait. Il pensait surtout à sauver sa peau, entre autres choses. L’avantage, c’est qu’il sait que Lekný sait utiliser la magie ; quant à voir si ça va servir ou non, mieux vaut attendre encore un peu. Ils ont déjà assez de goules à exterminer pour le moment, et si possible sans incendier entièrement Midgard. Il soupire un peu quand la jeune femme lui lâche la main. Il se dit qu’Alafair va le tuer quand elle remarquera l’entaille.
Mais pour l’instant, c’est le cadet de ses soucis. Les goules n’en finissent pas d’arriver, et s’il n’y a plus personne pour fermer les portes de la ville ; ce qui doit être le cas ; elles ne risquent pas de s’arrêter en si bon chemin. Des humains, des humains partout. Dans tous les coins ! Le rêve, pour une goule.

Mais il serait peut-être temps de penser à un plan de secours. Oûl et Pat’ n’ont pas un stock illimité de bouteilles, et ses vêtements en ont déjà marre d’être déchirés, alors autant arrêter de fabriquer des mèches. De toute façon, à part incendier Midgard, cette technique ne sert pas à grand’chose.

« Je déteste les goules. »

Nouveau soupir. Il a toujours une dague dans une main, et pas de sale idée à mettre en place dans sa tête. Il cherche. Il réfléchit, toujours adossé à son mur. La panique, elle s’est tout simplement envolée. Elle a laissé place à une sorte de fébrilité, celle du temps qui commence à manquer et des issues à trouver le plus rapidement possible. Adieu, la fatigue. Adieu le reste. Il lui manque juste une mauvaise idée à mettre en place.
Mais Lekný semble en avoir une en premier quand elle lui tend un miroir. Il arque vaguement un sourcil et le prend, en se demandant ce qu’elle veut faire. Il ne comprend que lorsqu’elle leur dit de ne pas ouvrir la porte. Il était question d’une flamme, et d’une lumière à réfléchir.

Juste avant que la jeune femme ne sorte il eut le temps de lui crier que ça ne fonctionnerait pas. Que la lumière de la flamme n’était pas assez forte. Que tout ce qu’ils pouvaient faire, c’était lancer la torche sur les goules et attendre. Attendre de voir s’il allait se passer quelque chose.

« Merde ! »

Il se retrouvait avec un miroir inutile et inutilisable, une torche qui attendait patiemment qu’on se serve d’elle, et d’une aube qui n’arrivait toujours pas. Et Lekný était dehors. Avec les goules. Il ne la connaissait que depuis une heure, ou deux à peine, et pourtant il n’avait aucune envie qu’elle soit là, dehors, à risquer sa vie, en plus d’admettre bien volontiers que la rejoindre ne l’enchantait absolument pas et qu’il ne le ferait pas, de toute façon. On est un lâche ou on n’en est pas un ; et il faisait plus partie de la première catégorie.
Mais le plus important était d’en finir avec les goules. Et tout seul contre le mur il continuait de réfléchir, aussi vite qu’il pouvait, en espérant que Lekný n’ait rien, là dehors.

Les goules sont de sales bestioles. Leurs griffes leurs permettent d’avoir plus d’allonge ; l’idéal est donc d’avoir une épée, ou la magie, ou les deux. Or, il n’avait ni l’un, ni l’autre. Leurs griffures ont la sale tendance de vite s’infecter, donc dans la mesure du possible, ne pas se faire avoir.
La morsure, si la goule ne vous dévore pas, vous transforme automatiquement en l’une des leurs : éviter donc de se retrouver avec leurs dents sous la peau.

Ses doigts pianotaient machinalement sur son genou. Se débarrasser des goules n’était jamais simple. Le mieux qu’ils avaient à faire était effectivement de les maintenir le plus possible éloignées, ou en tout cas de les tenir en respect, le temps que le jour se lève ; et il avait tendance à faire la grasse matinée ces temps derniers, le jour. Il n’avait aucune idée du temps qu’il restait avant le lever du jour. Il n’avait aucune idée de ce qu’il allait bien pouvoir inventer pour éloigner des cadavres ambulants.

… Comme celui qui est en haut, là, près des escaliers ?

« … Pourquoi est-ce qu’on n’a jamais un cinglé quand on en a besoin ? »

Probablement parce que personne n’est assez fou pour aller affronter une goule de près à moins d’y être expressément obligé.
Comment était-elle entrée, cette goule ? Bonne question. Mais ce n’était pas vraiment le moment de tergiverser. Le seul moyen de se débarrasser d’elle sans risquer de se faire mordre ou griffer, c’était bien évidemment d’y mettre le feu, et ce fut donc dans la précipitation de l’instant qu’il disparut de l’autre côté du bar pour achever de déchirer sa manque et créer une deuxième mèche.
Le seul problème étant qu’il n’avait rien pour allumer l’ensemble et le lancer sur la goule qui menaçait de dévaler les escaliers et atteindre le rez-de-chaussée.
Il jeta un regard désespéré à la mèche encore éteinte. Il suffirait d’une flamme. D’une toute petite flamme, de rien du tout, qui vient juste lécher le tissu, comme celle qui vient d’apparaître.

Oui. Voilà ! Comme celle qui vient d’apparaître et qui progresse en détruisant l’étoffe pour se frayer un chemin vers le contenu de la bouteille, qu’il s’empresse de lancer en visant la goule.
En quelques secondes, c’est l’explosion. La goule s’enflamme, l’odeur horrible du cadavre en décomposition, exacerbée par la chaleur, envahit la salle. Projetés par le souffle de l’explosion des objets en tous genres, morceaux de murs, de bois, traversent la salle. L’un d’eux l’atteint à la tête, et il tombe assommé derrière le bar.



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MessageSujet: Re: « i can't believe the news today » — Lekný [TERMINE]   Jeu 30 Oct - 6:30



Non, ça ne suffisait pas. Ça ne suffisait pas. L'eau, la glace, la vapeur... quoique, à la limite la vapeur fonctionnait mieux. Mais le reste, cela ne servait strictement à rien. D'ailleurs, qui l'avait fait naître avec des pouvoirs aquatiques? Le feu aurait très certainement pu être utile dans ce genre de situation. Pour l'heure, l'utilisation de tes dernières réserves d'énergie était la seule chose qui pouvait t'être utile d'une façon ou d'une autre. Gagner un peu de temps pour permettre au soleil d'arriver, à l'aube de s'installer. Aux gens de fuir. Pour ceux qui tentaient d'ouvrir les fenêtres et les portes en entendant la cohue, tu les bloquas à l'intérieur de leur maison, en espérant qu'ils ne veuillent pas en sortir plus que cela.
Les goules n'étaient pas nombreuses à l'origine. Elles avaient juste eu le temps de mordre deux ou trois autres personnes qui avaient fait de même. Alors, il te fut plus simple de tuer ceux-là avant de commencer à chercher les goules d'origine. Pourquoi étaient-elles venues en ville? Elles ne s'aventuraient jamais dans les villes elles-mêmes s'il n'y avait pas de quête précise pour leur survie. D'autant plus que les villes étaient illuminées, la plupart du temps. Il n'y avait qu'une réponse à tout ça : quelqu'un s'était amusé à attirer les goules ici.
Tu plissas les yeux. Ton corps était déjà écorché par tout ce combat, et tu fis une énième vérification pour être sûre de ne pas avoir été touchée. Nidhögg semblait s'être amusé, voilà quelques cadavres envenimés qui gisaient sur le sol, atteints par ses crocs. Mine de rien, il était utile d'avoir ce type de reptile comme ami.
Tu décidas d'aller parcourir les rues, pour pouvoir étouffer le mal dans l'oeuf, mais lorsque tu fis les premiers pas, une explosion virulente retentit dans l'auberge. Des cris, des amas de bois tombés semblaient te donner une idée de ce qu'il s'était produit. Avec un Loki qui ne savait pas se débrouiller, d'après ses dires, tu eus un haut-le-cœur avant de retourner en sens inverse, ouvrant la porte en trombe en vérifiant qu'il n'y avait rien derrière toi, et assistant alors à un spectacle effrayant. Les quelques personnes qui n'étaient pas totalement blessées avaient pris la peine d'éloigner le corps de Loki du plafond qui menaçait de s'écrouler, essayant de se protéger grâce aux tables. L'odeur te fit comprendre qu'une goule avait eu la bonne idée d'arriver à l'intérieur. Mais ce n'était plus un endroit sécurisé... ce n'était qu'un lieu pour attirer de plus en plus d'autres créatures.
Tu te précipitas sur les hommes, sortant ton attirail comme tu le pouvais.

-Tout va bien?

-À part celui-ci, tout le monde est juste blessé! Je crois qu'il a été assommé...

Tu réprimas une grimace, et analysa les blessures de tout un chacun. La pièce n'était pas adéquate à ce genre de consultation.

-Sortons, ici c'est beaucoup trop dangereux!

Vous vous mîtes à évacuer les lieux, essayant de trouver un abris modeste sous un arbre, dans un coin voisin. La plupart des maisons semblaient vivantes, mais dans une panique qui s'entendait bien. Les gens commençaient à se réveiller de ce vacarme incessant, et tentaient de sortir malgré ta magie. Tu essayais de les contenir. Après tout, cela évitait d'expliquer à tout le monde la situation. Ce n'était pas ton rôle.
En soignant quelques blessés et en bandant la tête du jeune homme, tu entendis les sabots d'une quantité impressionnante de chevaux arriver. Te retournant pour constater la situation, tu vis apparaître une cavalerie incroyable, éclairée par les simples torches que brandissaient certains soldats. Tu plissas les yeux. Puis un des hommes de la taverne chuchota, impressionné.

-C'est la garde royale!...

La garde royale? Que faisaient-ils en des lieux pareils? En analysant leurs actions, tu remarquas qu'ils avaient vite fait de faire l'état des lieux en déambulant dans les ruelles, par groupes armés, anéantissant sans plus tarder les goules qui restaient à rôder dans les petits soubassements de la ville, brûlant tout à l'aide de torches spécialement prévues à cet effet. Tu soupiras. Forcément, c'était plus facile! Tu recouvris Loki de ta cape, histoire qu'il ne prenne pas froid, lorsqu'un soldat posa pied à terre près de vous.

-Vous n'avez rien?

Tu fis non de la tête, mais son regard croisa la figure de Loki. Il y eut un silence avant qu'il ne se retourne.

-Prenez la rue en contresens, nous nous occupons du reste.

Tu penchas la tête. De l'autre côté? En gros, ils venaient finir le travail? Tu soupiras à nouveau. Tu espérais ne pas te retrouver devant d'autres surprises. Calmement, tu portas Loki avec d'autres camarades sur un cheval affrété, avant de le conduire plus loin, tout le monde prenant le même chemin. En marchant, tu entendais les hommes crier aux gens de ne pas sortir, ou de sortir, selon. Tu entendais aussi les goules brûler, et parfois tu avais cette vague sensation de sentir cette odeur de cramé. Plus loin, un soldat vous prit en charge dans une autre taverne, et tu le laissas reposer le jeune homme sur une banquette. Toi, tu refusas tout traitement inutile. Tu n'avais été que légèrement blessée, tu avais l'habitude des combats. Mais qui avait pu introduire les goules sans que personne ne s'en rende compte? Au final, la capitale elle-même ne semblait pas si sûre.
Caressant la tête de ton compagnon, tu pensais encore à ce voyage qui n'était à l'origine qu'un recrutement de personnel. Comment avait-il pu finir ainsi? Regardant le visage de Loki, tu te souvins de la réaction du soldat. Puis tu regardas par la fenêtre de la pièce. À l'horizon, tu entrevoyais la teinte bleuté du ciel.






In this beautiful world that is smeared with lies, i'm looking at the moon.
Lekný Jarvinen


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